Pourquoi certains jeunes n’ont plus peur de la Police? Quand l’Etat renonce à sa mission régalienne essentielle!

Source Le Parisien

Voitures de police volontairement incendiées à Viry-Châtillon (c) LeParisien

Pour quelle raison une certaine frange de la population n’a t’elle plus peur de la Police?
Probablement lorsque l’État renonce à sa mission régalienne essentielle!

Violences contre la Police : pas besoin de terroristes!

Renoncement : Une longue succession de signaux de renoncements de l’État à faire appliquer la loi, l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire français a abouti à une situation telle que les policiers ne sont plus craints dans la rue, et sont même devenus les cibles des émeutiers ou, des voyous ou des malfrats. Avant même d’être la cible des terroristes, dont nous n’avons nul besoin en France pour intégrer le sentiment d’insécurité!

La dernière des violences à dénoncer, le dernier signal d’absence totale de crainte et de respect envers l’autorité, vient d’être donnée de manière exemplaire à Viry-Châtillon ce samedi 8 octobre 2016.

8 octobre 2016, Viry-Châtillon : Dans cette petite ville de région la première ceinture de la banlieue parisienne, deux patrouilles de police (Deux voitures, un Gardien de la Paix et un Adjoint de Sécurité dans chaque véhicule) surveillent et garantissent la sécurité d’une caméra de vidéo-surveillance installée sur un carrefour meurtrier. Une bande de jeunes délinquants armés de battes de base-ball et de pierres agresse les équipages et les contraint à se réfugier dans leurs véhicules. Puis ces véhicules sont incendiés par des cocktails Molotov (de vrai bombes incendiaires artisanales). 3 policiers seront grièvement blessés! Le drame mortel a été évité par miracle. Un policier est placé en coma artificiel compte tenu de la gravité de ses brûlures!

Comment a-t’on pu en arriver à une telle situation? Un retour en arrière s’impose!

Les policiers agressés surveillent et sécurisent une caméra de vidéo-surveillance qui est régulièrement cassée par les malfrats locaux. La Mairie a remplacé cette caméra à de multiples reprises. Montée en haut d’un mât elle a été régulièrement mise à terre par heurt volontaire d’un véhicule bélier, au point que des plots en béton ont été rajoutés pour protéger le mât!

Il faut donc installer une équipe de 4 policiers pour surveiller une caméra de vidéo-surveillance précisément supposée faire le travail de plusieurs policiers! J’y vois là une situation passablement incongrue!

Plus encore le fait que les policiers, s’ils savaient qu’une action pouvait être menée, n’étaient pas équipés pour une opération de maintien de l’ordre, mais uniquement pour une opération de patrouille.

Plus encore, le fait que ces deux patrouilles ne semblent pas avoir été protégés eux mêmes. Ni même équipés de protections ignifugées. Or, l’attaque intervient moins de 5 mois après l’agression d’une patrouille de à proximité de la place de la République, en marge de la manifestation contre la loi El-Khomery, le 18 mai 2016!

Pire encore, ces faits interviennent alors que l’ensemble des forces de l’ordre sont en état d’alerte en raison du risque d’attentats!

18 mai 2016, Paris : Le 18 mai 2016, une agression similaire intervient. Une bande de 15 agresseurs incendie volontairement une voiture de police qui circule dans les embouteillages à quelques rues de la Place de la Bastille, pendant une des 11 manifestations qui ont permis à la CGT de faire la démonstration de son incapacité à filtrer ses manifestants ou à maîtriser les débordements violents. La voiture est incendiée. Deux policiers ont manqué de périr brûlés. Un policier a hésité à sortir son arme.

Ce précédant qui avait pourtant très fortement choqué la France en mai dernier n’a semble-t’il pas été compris par la hiérarchie, qui n’a pas doté ses équipes de matériel adéquat et qui n’a pas donné des instructions d’usage de leurs armes plus claires.

Et pourtant ce n’est pas la première fois que les policiers sont victimes directes d’agressions. Ainsi en avril 2011, un policier se fait tirer dessus par un malfrat qui s’est emparé de son arme!

16 avril 2011, Train SNCF Gare du Nord : Le 16 Avril 2011, un événement est passé presque inaperçu, dans le tumulte de la campagne présidentielle commençante : l’agression à arme à feu d’un Policier par un malfrat qui lui a volé son arme. Les faits se déroulent dans un train de banlieue Gare du Nord, ou un Gardien de la Paix en civil intervient pour porter secours à un passager de 16 ans agressé et molesté par un groupe de trois individus mineurs armés d’un couteau.

Le Gardien de la Paix a fait usage de son arme à deux reprises en état de légitime défense : un coup de semonce, puis un coup portant qui blesse un des trois agresseurs à l’abdomen. Malgré l’usage de son arme, les agresseurs ne sont pas intimidés. En attendant les renforts, le policier se fait prendre son arme par l’un des deux agresseurs restant, qui lui tire dessus dans le dos! Les renforts arrivent dans les secondes suivantes et arrêtent tout le monde. Ils sont passés en jugement le 23 juin 2015. Jugés devant la Cour d’Assises des Mineurs de Paris, l’agresseur qui a tiré sur le policier comparaissait libre! Est-ce sérieusement acceptable qu’une personne poursuivie pour tentative de meurtre sur un policier puisse comparaître libre?

La vidéo de surveillance intégrée à la rame du train et rediffusée par BFM-TV est éloquente dans sa violence! Elle ne laisse aucune place au doute quand à l’intention de tuer!

Les agresseurs ont été condamnés à :
pour violence aggravée et tentative d’extorsion commise avec une arme.

  • le premier mineur, (16 ans au moment des faits):quatre ans de prison dont dix mois ferme,
  • le majeur (18 ans au moment des faits) : cinq ans de prison dont trois avec sursis.

pour tentative de meurtre sur un policier

  • le dernier, mineur de 16 ans à l’époque, a été condamné à une peine de réclusion criminelle de dix ans pour tentative de meurtre sur le policier.

s Comment peut-on accepter que des mineurs soient à ce point dépourvus de respect de la Police qu’ils n’éprouvent plus aucune peur pour la fonction, ni même de peur face à un policier armé? Comment ce fait-il que ce procès n’ait pas été plus médiatisé? Que la hiérarchie policière ne se soit pas alertée de la multiplication des comportements anormaux des délinquants face aux policiers?

Pas un acte terroriste : Car il ne s’agit pas d’un assassinat terroriste à la Merah ou de ce couple de policiers de Magnanville assassinés le 13 juin dernier. Situations volontaires, politiques, préméditées et imparables. Il ne s’agit pas non-plus de l’agression par un déséquilibré notoire qui retourne l’arme de service d’une gendarme à Cannes. Il s’agit au contraire de réactions spontanées de personnes interpellées par les services de police. Et qui adoptent un comportement totalement anormal eut égard aux circonstances.

Comment accepter que la hiérachie, fonctionnelle ou de tutelle, n’ait pas pris des mesures pour répondre à l’augmentation de la violence subie par les Policiers lors de leurs interventions? Cette violence est pourtant dénoncée par tous les professionnels! Et elle impose dans certains quartiers que l’on procède aux arrestations de jeunes délinquants en mobilisant un nombre anormalement important de policiers en renfort. Dans ces quartiers, une arrestation n’est jamais un acte anodin!

D’où vient l’absence de crainte naturelle des jeunes délinquants face aux Policiers? Tout individu sensé craint naturellement le policier en uniforme, porteur de son arme de service! Il n’y avait, dans un passé proche, que le grand banditisme qui ne craignait pas les policiers. Et encore, y avait-il encore du respect. Mais à présent, plus aucun respect non-plus qu’aucune crainte. Est-ce lié à la formation des policiers? Ont-il perdu leur capacité à se faire respecter? Ou est-ce plutôt lié à l’idée globale de la Police dans la société? Et à l’information développée ad-nauseam par la gauche (et Taubira en fût le plus bel exemple) selon laquelle le délinquant est avant tout un sauvageon qu’on doit sauver de lui-même, plutôt qu’une menace pour la société.

Ces épisodes et ceux que j’ai oublié de citer nous renvoient tous à la question qui doit à présent se poser du périmètre du droit pour un policier de faire usage de son arme. Compte tenu de l’évolution dramatique et galopante des agressions sur policiers, il est urgent qu’on redéfinisse de nouvelles règles d’usage de leurs armes.

 

Ariel DAHAN

Pour 2kismokton.

Art – quand la commande publique cherche la controverse

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

La politique publique en matière d’art contemporain joue régulièrement avec la controverse scatologique. Un observateur extérieur pourrait croire que le critère essentiel de la commande publique d’art contemporain est devenu sa capacité de subversivité – subversivité sexuelle, scatologique, mémorielle – tout est bon pour bousculer le bourgeois, du moment que la subversivité vient du côté gauche de l’échiquier. Car n’en doutez pas, une commande publique de droite qui présenterait un caractère subversif pro bon-ton serait très certainement plus honnie que ne l’est aujourd’hui la commande publique subversive de gauche.

Le « Green Tree » de Paul McCarthy en est un exemple très actuel, et la polémique qui s’en est suivie, (coups donnés à l’artiste, dégonflage de son oeuvre) symptomatique d’une société déchirée.

A l’occasion de la FIAC et concomittament aux travaux d’embellissement de Paris pour les décorations de Noël, la Ville de Paris a autorisé l’installation sur la Place Vendôme, à un artiste connu pour sa philosophie subversive sexuelle et scatologique, d’un « sapin de noël » revisité.

Le projet s’appelle « Green Tree », arbre vert.

Il consiste en une bâche vert-sapin glonflée, qui prends une forme tronconique, pointue, qui pourrait faire penser à un Sapin de Noël dessiné par un ivrogne au gros marqueur vert. On n’est pas dans la finesse du trait. On est très loin aussi du « Tannenbaum »…

Une commande publique immonde de plus me dirriez-vous, tant nous sommes habitués au gachis de la commande publique en matière artistique. Mais précisément, depuis Jack Lang, plus l’art est laid, et plus il est artistique. Il faut l’accepter. La FIAC fait son beurre sur cette ambiguïté visuelle qui consiste à tordre le nez du bourgeois pour lui faire acheter ce qu’il trouve le plus immonde. Effort commercial remarquable.

Mais en matière de commande publique, depuis les Colonnes de Burren, on ne peut plus s’étonner de rien… Alors un Sapin Glonflable… Pourquoi pas? On a vu plus con!

Regard subversif : Mais c’est que précisément, un regard un peu plus instruit sur l’objet éclaire d’un jour nouveau la réalité subversive de ce projet. Loin d’être un Sapin de Noël, dont il n’a aucune des proportions aletières, il ressemble à s’y méprendre à un objet que seuls certains d’entre nous connaissent ; le « plug annal », sex-toy d’auto-satisfaction annale, qu’on peut trouver dans tous les bons sites de vente de produits du même genre.

La comparaison des photographies est édifiante… Mêmes proportions, même forme symbolique dédiée à l’élargissement progressif…

PlugAnnalSexToy

Faut-il vraiment accepter du denier public qu’il joue avec les nerfs du public? Certes non. Je n’aurais rien eu à dire si nous avions eu affaire à une commande privée. Mais la FIAC est une Foire Internationale, qui conserve une part importante d’aspect public. Et surtout, l’« oeuvre » était exposée sur la Place Vendôme. Symbole de notre Justice et de notre Luxe. Un beau bras d’honneur à nos symboles en réalité… !

Entendons nous bien:

Sex-Toys: Je n’ai rien contre les sextoys. Certains de mes amis en vendent. D’autres y ont recours. C’est très bien. Et je n’ai rien de public contre Mc Carthy. Certains de mes amis adorrent. D’autres détestent et c’est aussi bien. Mais je refuse qu’on m’impose une oeuvre d’art volontairement subversive, en dévoyant la symbolique familliale du Sapin de Noël.

Violence sur artistes: Je condamne également les violences faites sur l’artiste, qui n’est que dans son rôle d’artiste. Le responsable de cette oeuvre n’est pas tant l’artiste lui-même que son commanditaire, commande publique, la FIAC, ou la Ville de Paris, qui a autorisé son installation en place publique!

Destruction d’oeuvres : Je condamne tout autant les autodafés imposés, et les destructions d’oeuvres d’art (encore qu’en l’occurence, c’est plus un sabotage du système de gonflage que la destruction de l’oeuvre en elle-même). La liberté de parole passe par la liberté d’expression artistique. Il ne faut pas confondre « commande publique » avec « art public ».

La commande publique, il y a encore un siècle, était une commande inspirée, qui élevait le spectateur. Elle visait à démontrer un but politique. Elle appuyait le pouvoir dominant par l’idée qu’elle en donnait (faste, vertu, force… selon les époques). Des fresques monumentales agiographiques aux pièces de théatre, la commande publique a créé la France glorieuse de Louis XIV. Elle a assis la France révolutionnaire, tout comme la France impériale. On peut considérer la commande publique comme « pompeuse », convenue ou « officielle ». C’est précisément son rôle : elle stimule la concurrence et permet à des auteurs de présenter des chefs d’oeuvre qui n’auraient pas eu leur chance s’il ne s’était agit que de la commande privée.  Ergo – la commande publique doit suivre la logique de sa politique gouvernementale.

Quelle logique politique s’induit d’un plug annal? La dilatation annale, avec ou sans joie solitaire, et rien d’autre. Volonté inconsciente de nos ministres de nous montrer jusqu’à quelles extrémités fiscales nous devons nous préparer?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Enfin, dans notre malheur, nous avons évité le pire : le tas de merde signé du même Mc Carthy…

Alors ! Heureuse ?

La connerie de nos ministres est sans borne. La capacité subversive des artistes également.

 

Ariel DAHAN,

2kismokton

Violences contre les enseignants : mettre fin à l’inacceptable!

Le gouvernement n’a pas de chance avec la violence. Prôner la détente carcérale ne semble pas profiter à l’Etat, et Mme Taubira doit en faire l’amer constat, après une rentrée « douloureuse »:

  • Une douzaine de militaires pris à partie dans un bar, qui perdent la bagarre et l’un d’entre eux perdra un oeil.
  • Des policiers agressés à foison…
  • et maintenant deux professeurs agressés en plein exercice de leurs fonctions, dans la région de Bordeaux, qui par un élève, et qui par un parent d’élève.

Ces deux agressions – et celles qui ont précédé à l’encontre des militaires ou des policiers – nous interpellent tous, car il s’agit bien d’un comportement de mépris de l’autorité qui s’installe progressivement en France.

Dans quel autre pays au monde pourrait-on voir un individu s’en prendre ouvertement à un policier, prendre le dessus et s’en sortir indemne?  Dans quel autre pays au moinde pourrait-on voir un individu s’en prendre ouvertement à un militaire – parachutiste qui plus est – prendre le dessus, et s’en sortir indemne?

Lorsque j’étais jeune, ma mère m’expliquait qu’on ne contredit pas un agent de la force publique. Le respect de l’uniforme et de la fonction était de règle.
Lorsque j’étais jeune, on m’expliquait qu’on n’agresse pas un professeur. Le respect de la fonction était de règle. A cette époque, d’aileurs, les professeurs avaient encore le droit de donner des gifles ou des coups de pied bien placés. Il s’agissait d’une violence légère légitime pour rectifier le comportement d’un élève insolent.

Depuis que ces violences légères sont prohibées – au nom d’une hypothétique protection de l’enfant – les professeurs n’ont plus que leurs notes et leurs annotations pour corriger les comportements glissants des élèves.

C’est ce qu’a fait un professeur, qui a eu le malheur d’écrire un mot sur le cahier de liaison à destination de la famille, laquelle, ne comprenant visiblement pas le traitre mot des notions d’exemple et d’éducation, s’en pris incontinent au professeur, d’une gifle et d’un coup de pied au ventre, s’étant introduite en fraude dans l’établissement.

Un tel comportement doit être sanctionné par la plus ferme des réactions judiciaires. En effet, le parent qui a commis ce délit irraisonné n’a pas seulement violenté un professeur. IL a également porté atteinte à l’institution scolaire en général, en donnant l’exemple d’une violence banale, presque légitime, susceptible de provenir des familles des élèves. Mais il a également montré à son enfant un exemple de comportement insoutenable pour la société française : un comportement où la violence prime sur la raison!

On peut d’ailleurs s’interroger sur le devenir de cet enfant, et sur la qualité de l’éducation qu’il reçoit de tels parents. Un suivi socio-éducatif de la famille mériterait d’être mis en place. Espérons que le Lycée procèdera au signalement qui convient.

Très différent est le cas de cet élève qui a frappé son professeur ainsi qu’une conseillère d’éducation de gifles et de coups, après avoir détruit une partie du mobilier de la classe… Car le prétexte n’est pas le contrôle de la sanction du professeur par les parents, mais la remise en cause pure et simple du rôle éducatif du professeur. L’incident étant né à l’issue d’un cours sur les systèmes politiques, dont celui du Maroc, l’élève (majeur de 18 ans) n’ayant pas accepté que le professeur ne souhaite pas plus détailler le système politique du Maroc, que l’élève décrivait comme étant « son » pays. Il s’agit là encore d’un mépris évident pour l’autorité représentée par le professeur. Le fait de ne pas accepter la limite fixée et de ne pas supporter la contrainte morale de cette limite est dramatique pour l’avenir de ces personnes, qui seront incapables de se projeter normalement dans la vie de la cité!

Il est urgent que la justice revienne à l’idée d’une « tolérance zéro » en matière de violence, surtout s’agissant de situations de violence « gratuites », « a-conscientes », (comprendre irréfléchie bien que consciente).

Il est urgent qu’on revienne aux fondamentaux en matière d’éducation et qu’on replace les représentants de l’autorité, qu’ils soient professeurs ou policiers, en haut de la hiérarchie, protégés de toute contestation possible.

A défaut, c’est notre société elle-même qui risque de partir en lambeaux, au profit d’une toute autre civilisation, où le respect irra à la force et non à la fonction!

2kismokton!

Bataille rangée à Castres ce week-end entre des parachutistes et des jeunes

Une bagarre de bar a eu la nuit de vendredi à samedi ce week-end à Castres. Elle opposait des jeunes « connus des services de police » conformément à l’expression consacrée, à un certain nombre de militaires du 8ème RPIMA. Des militaires habitués au combat…

Le prétexte (il y en a toujours un) : une jeune fille se fait agresser verbalement et plus ou moins physiquement par le groupe de « jeunes ». Les militaires prennent sa défense. S’en suit des insultes dirigées contre l’armée, la France et les militaires en général. Du grand classique de la dispute de bar.

La dispute tourne très vite au combat de rue, sans qu’à ce moment on ne sache réellement qui a frappé le premier.

Bilan : deux jeunes interpellés, et un militaire blessé à vie, ayant perdu un oeil d’un coup de tesson de bouteille.

C’est un fait.

Un autre fait est la violence faite aux femmes, contre laquelle les militaires présent se sont insurgés avec justesse. Et ce dont il faut les remercier.

Mais pourquoi céder à la provocation verbale? Les insultes et autres injures de bar ne devraient jamais sortir du bar. Car lorsqu’on sort du bar pour frapper, il faut avoir à l’esprit qu’un des protagonistes restera plus ou moins définitivement sur le carreau.

Aussi, il faut beaucoup de courage pour éviter l’affrontement, et subir l’injure sans se battre.

Y avait-il péril pour leur vie ou celle d’autrui qu’il ait fallu qu’ils se défendent? L’enquête le dira.

Pour l’instant, je fait le constat qu’un groupe important de militaires entraînés provenant d’une unité habituée aux combats n’a pas nécessairement eu le dessus sur une bande de jeunes désoeuvrés. C’est un constat cruel!

Plus cruelle encore l’image que ce constat donne aux mêmes jeunes qui voudront très certainement y remettre une couche. Hélas!

Les faits sont gravissimes : le combat engagé était certainement épique.
Selon les journalistes, plus de 30 combattants de chaque camp. Des barres de fer côté jeunes, des poings nus côté RPIMA.

Arrestations : Deux membres du groupe des jeunes ont été interpellés, les auteurs des coups sur la victime.

Sort disciplinaire des militaire ? L’histoire ne dit pas encore quel est le sort qui sera réservé aux militaires du 8ème RPIMA, pour avoir participé à cette bataille rangée, alors même qu’à 30 militaires, ils pouvaient très largement quitter les lieux sans être inquiétés… ou tout simplement … appeler la police ! Il me semble important qu’un rappel officiel soit fait aux militaires en permission quand à leur comportement à l’égar des civils : Un militaire ne doit jamais répondre à la provocation agressive d’un civil, quand bien même il serait soumis à une injure répréhensible pénalement. Et confronté à une situation de « légitime défense », il doit opter pour la fuite en priorité.

Réseaux sociaux en fièvre: Depuis, les réseaux sociaux d’extrême-droite encensent les militaires ou les honnissent de n’avoir pas obtenu plus de blessés dans les rangs des « jeunes ». Ils y voient une revanche de la France menacée par l’anti-france. Réaction très dangereuse qui ne peut qu’entrainer une montée en puissance de la violence.

Monopole de la force publique : Faut-il rappeler que la France qu’ils invoque est un Etat de Droit dans lequel la vengeance est prohibée, et dans lequel le recours à la force publique est confiée au monopole d’Etat que constitue la Police Nationale dans les zones urbaines et la Gendarmerie dans les zones rurales?

Mais le danger est bien ailleurs. Je suis stupéfait qu’il soit possible de s’en prendre à un groupe de 30 militaires sans penser une seule seconde aux conséquences de ses actes. Et je suis également stupéfait qu’un groupe de 30 militaires compétents puisse prendre la décision collégiale de se lancer dans la baston! Ce sont pourtant des professionnels de la violence maîtrisée.

2kismokton?

Perte inacceptable : Ne nous y trompons pas. Mon propos n’est pas de villipender les militaires agressés et qui se sont défendus. Mon propos est de leur rappeler qu’il faut toujours opter pour la réflexion plutôt que pour le combat. Le combat ne peut être considéré qu’en dernier ressort. Pour l’avoir oublié, un des militaires a perdu un oeil. C’est une perte inadmissible en temps de paix, pour un militaire au repos!

 

 

Pourquoi la crise syrienne échappe à la compréhension occidentale

Pourquoi la crise syrienne échappe à la compréhension occidentale

  La guerre civile syrienne n’est pas une guerre de « révolution » des masses opprimées. Ce n’est pas une « marche » vers la liberté, ni un « printemps arabe ». C’est une guerre de religions. Et l’Occident d’avant 45 y a sa part de responsabilité – comme partout au Proche-Orient.

 Origine du conflit : un conflit ethnique et de religion

La guerre civile n’oppose pas « le peuple » d’un côté contre l’armée fidèle à Bachar el Assad de l’autre. On aimerait le croire. Ce serait plus simple, sur le même modèle que la Lybie ou l’Egypte. Mais ce n’est pas le cas.

La Syrie est un pays multiconfessionnel, composé de Chiites, de Sunnites (60%), de Druzes, et d’Alaouites, outre des Chrétiens et des Juifs oubliés. Or la guerre civile oppose les partisans des « frères musulmans » d’obédience sunnite aux Alaouites. Elle a commencé en février 1982 à Hama, par la tentative des Frères Musulmans de prendre le pouvoir par la violence armée – tentative réprimée avec le tact et la délicatesse que l’on connaît dans la région : Hafez el Assad envoie la troupe qui pilonne la ville de Hama pendant 20 jours. Les combats génèreront 20.000 morts dans la population civile, et plus de 3.000 militaires tués et 5.000 blessés. Preuve de la violence du combat des deux côtés. Une partie des victimes civiles sont probablement des victimes collatérales d’une guérilla urbaine mise en place par les Frères Musulmans qui se fondent dans la population civile pour avoir des boucliers humains. Le journaliste britannique Patrick Seale, seul observateur à être entré dans Hama pendant les combats, témoigne pour « The Observer » et analyse les massacres ainsi :

« Dans les combats de Hama, la volonté des Frères musulmans de combattre jusqu’à la mort a rencontré la même volonté de la part des défenseurs du régime. » (The Observer 7 mai 1982) http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Hama

La Syrie publie un communiqué international, reproduit dans Le Monde du 25 février 1982, en ces termes :

« La ville a été réveillée en sursaut le 3 février, à 1h du matin, par le bruit de fusillades des Frères musulmans contre des mosquées, des maisons et des passants. Les Frères musulmans ont décimé des familles entières, hommes, femmes et enfants, abattant brutalement tous les citoyens de Hama qui refusaient de leur ouvrir la porte pour leur offrir l’asile. Ils ont attaqué nos camarades alors qu’ils dormaient paisiblement dans leurs lits, tuant, autant qu’ils ont pu, leurs femmes et leurs enfants, puis comme des enragés, ils ont mutilé les corps des martyrs dans la rue »

Communiqué publié le 24 février, reproduit dans « La Syrie reconnaît pour la première fois la gravité des affrontements à Hama », Le Monde, 25 février 1982. (http://www.laviedesidees.fr/Trente-ans-apres-retour-sur-la.html#nb3)

La « guerre sainte » a été déclarée dans Hama, et les partisans alaouites ont très rapidement été exécutés. Plus d’une centaine d’exécutions sommaires ont eu lieu dans la ville le premier jour.

Cette explication a été contestée à l’époque. Le fait est que la violence inouïe des Frères Musulmans dans d’autres situations et dans d’autres lieux – notamment à Gaza à l’occasion de la prise de pouvoir du Hamas contre l’Autorité palestinienne – a été constatée de manière strictement identique, rendant très plausible la violence initiale affirmée par la Syrie ;

 

Hafez el-Assad ayant « pacifié » son pays avec la même délicatesse que le roi Hussein de Jordanie, la communauté internationale n’intervint pas. Les frères musulmans furent exilés dans les pays qui les acceptèrent. Dont l’Iran, le Liban…

Le conflit renaît à partir d’une initiative politique des Frères Musulmans le 1er décembre 2007 avec la « Déclaration de Damas pour le changement national démocratique ». Cette démarche politique, qui fera choux blanc en Syrie, sera reprise dans l’ensemble des pays arabes à partir de 2009. Elle mènera au changement démocratique de gouvernement en Turquie, à la révolution de Jasmin en Tunisie, à la chute de Moubarak en Égypte, à libération de la Lybie, aux tentatives de déstabilisation du Maroc, et in-fine à la guerre civile en Syrie.

L’Humanité titrait le 28 mars 2011 : « La Syrie, un pays guetté par le conflit interconfessionnel » (http://www.humanite.fr/28_03_2011-%C2%AB-la-syrie-un-pays-guett%C3%A9-par-le-conflit-interconfessionnel-%C2%BB-468830)

 

Pourquoi ce conflit de religion ?

Le chiisme alaouite est très ancien. Il remonte à 859 de l’ère chrétienne, date à laquelle une nouvelle révélation est donnée à Muhammad Ibn Nusayr al-Namîri al-`Abdi. Mon propos n’est pas de détailler la différence entre les doctrines sunnite et alaouite. Il suffira de préciser que le chiisme alaouite a été combattu violemment à partir du XIIIème siècle. La minorité alaouite sera opprimée à raison de l’apostat que sa doctrine suppose. La plupart des alaouites seront réduits à l’esclavage – souvent un esclavage sexuel pour les jeune femmes, et la plupart du temps un enrôlement contraint dans les armées pour les hommes.

 Cette dhîmitude perdurera jusqu’en 1920/1930 où l’occidentalisation du pays et la création de partis politiques permettra aux alaouites de monter progressivement en puissance et d’accéder aux commandes du pays, appuyés par le parti Baas et l’armée.

 Après la chute de l’empire ottoman, la Syrie sous mandat SDN est confiée à la France, qui développe l’idée d’un « territoire des alaouites » pour contrer le nationalisme arabe sunnite. C’est naturellement vers les alaouites que les clefs du pouvoir de la Syrie vont être confiées.

 Hafez El-Assad arrive au pouvoir par un parcours élitiste, mais miséreux. Ses parents – alaouites – étaient au bas de l’échelle sociale. Il s’inscrira à l’école militaire pour avoir accès à l’université. Elève brillant, il monte très rapidement dans la hiérarchie militaire. Nommé chef d’État Major de l’Armée de l’Air en 1964 par la coalition des partis Baas & Gauche. Bien que la république syrienne soit constitutionnellement dirigée par un musulman sunnite, c’est en fait une minorité alaouite qui dirige le pays à partir de 64. Il devient Ministre de la Défense en 1966 et participe à la montée en puissance de la coalition arabe contre Israël. En 1973, après l’échec syrien de la Guerre de 6 jours, et l’échec de l’intervention syrienne dans le massacre jordanien du « septembre noir » en Jordanie, Hafez el-Assad profite des tensions idéologiques au sein du Baas pour prendre le pouvoir. Il hérite d’un régime dictatorial dont il profite amplement.

 La tentative avortée des Frères musulmans de reprendre le pouvoir en février 80 (Hama) consacre la nécessité pour Hafez el-Assad de maintenir un régime autoritaire.

 Dès 1989, les commentateurs prennent conscience de la fragilité intrinsèque du régime syrien, en raison du fait qu’il est tenu par une minorité alaouite qui se venge de siècles d’oppression sunnite. Ainsi Daniel Pipes conclut en des termes extraordinairement prémonitoire un long article sur la conquête du pouvoir par les alaouites :

« Il semble inévitable que les Alaouites – qui restent une minorité petite et méprisée, en dépit de toute leur puissance actuelle – finiront par perdre leur contrôle sur la Syrie. Lorsque cela se produira, il est probable que les conflits qui à tous les niveaux seront communautaires les abattront, avec la bataille décisive ayant lieu entre les dirigeants alaouites et la majorité sunnite. En ce sens, la chute des Alaouites- que ce soit par des assassinats de hautes personnalités, un coup d’Etat de palais, ou une révolte régionale – est susceptible de ressembler à leur ascension. » : La conquête alaouite du pouvoir en Syrie (The Alawi Capture of Power in Syria) – Middle Eastern Studies 1989 –(http://fr.danielpipes.org/9655/conquete-alaouite-syrie)

23 ans après, il semble que Daniel Pipes avait vu juste ! Les combats que nous connaissons en Syrie sont la réaction sunnite à l’exercice du pouvoir autoritaire d’une minorité alaouite qui a été contrainte de combattre les volontés politiques des « Frères Musulmans ».

 Si le conflit apparaît religieux, c’est essentiellement parce que les « Frères Musulmans » ont érigé le combat en combat religieux. Côté « Frères Musulmans », c’est une guerre sainte pour imposer leur version de la religion à la Syrie – ou aux autres pays qu’ils traversent. Mais ne nous y trompons pas, du côté de la minorité alaouite c’est un combat pour leur liberté et sur survie qui se mène actuellement en Syrie.

 Nous avons donc affaire à une double guerre civile :

  • –         Guerre politique de la minorité alaouite et du parti Baas contre la majorité sunnite pour conserver le pouvoir – et la liberté qui y est associée
  • –         Guerre de religion des « Frères musulmans »
  • –         Guerre civile subie par la population civile, prise entre le marteau gouvernemental et l’enclume des « Frères ».

 Dans l’un ou l’autre des cas, la population civile subit des exactions intolérables. Mais la vrai question est de savoir qui en est le plus responsable.

 Rappelons-nous que les alaouites ont été persécutés sans limite par les sunnites pendant 800 ans ! Ce qui explique leurs réticences à opérer une transition démocratique en faveur de la majorité sunnite, dans un climat de persécutions religieuses majeures qui frappent les minorités chrétiennes et non-sunnites partout où les « Frères musulmans » prennent le pouvoir. Voir aussi l’article de Marius Deeb, pour Global Post, traduit par JOLPress : http://www.jolpress.com/article/pas-de-printemps-arabe-en-syrie-juste-une-guerre-de-religion-alaouite-sunnite-chiite-bachar-al-assad-iran-hezbollah-israel-812524.html

 En ce sens, il s’agit d’une résistance à l’oppression des « Frères ». Une résistance « anticipée ».

 Cette « guerre par procuration » entre les grands blocs politico-religieux fait évidemment intervenir l’Iran aux premières loges, et les Frères Musulmans comme bras armé.

Elle est susceptible de s’étendre dans la région et notamment au Liban où les affrontements armés entre les populations sunnites et alaouites se font de plus en plus fréquentes et violentes.

Ainsi, les 12 et 13 mai 2012, des combats violents ont opposé alaouites et sunnites à Tripoli, au Liban, et France24 titrait « Le conflit syrien s’exporte au Liban et plonge Tripoli dans la « guérilla urbaine » » le 15 mai 2012. http://observers.france24.com/fr/content/20120515-liban-tripoli-conflit-syrien-guerilla-urbaine-alaouite-sunnite-bachar

 Ainsi, le 21 aout 2012, des hommes armés originaires du quartier sunnite de Bab al Tabbaneh et du quartier alaouite de Djebel Mosen ont échangé des coups de feu et ont lancé des grenades dans la nuit de lundi à mardi, à Tripoli, nord du Liban. Une dizaine de victimes civiles sont à déplorer. http://www.dailymotion.com/video/xsyjn6_heurts-entre-communautes-sunnite-et-alaouite-au-liban_news

 

Comment l’Occident doit comprendre ces événements ?

L’Occident, pétri des bons sentiments judéo-chrétiens qu’il développe depuis des millénaires, ne peut s’empêcher de considérer la cause du faible comme étant la cause juste.

 Or, le faible apparaît ici être la majorité sunnite, et les frères musulmans, puisqu’ils s’affrontent à l’armée gouvernementale syrienne, dans les circonstances de violence qui semblent, selon les observateurs, particulièrement asymétriques.

 La cause des loyalistes syriens apparaît donc, aux yeux de l’occident, comme fondamentalement injuste.

  • Injuste parce que le combat est asymétrique.
  • Injuste parce que les victimes sont des populations civiles.

 Mais il faut relire ce conflit en ayant à l’esprit la manipulation médiatique qu’en font les Frères Musulmans. Ceux-ci – pour information – pratiquent la guérilla urbaine, l’attentat aveugle, et se cachent derrière les populations civiles. Israël a déjà fait les frais de cette méthode. Pour atteindre les combattants armés, il faut viser des boucliers humains civils, pris en otage.

 Alors, vu à l’aune d’un conflit séculaire opposant une minorité opprimée (les alaouites) à une majorité opprimante (les sunnites), on est en droit de relire le conflit et de s’interroger sur la question de savoir quel est le camp qu’il faut soutenir ou aider.

 Bien évidemment, l’humanitaire n’a pas de camp. L’idée principale est que les combats doivent cesser, et que les populations civiles soient épargnées.

Mais répondons d’abord à la question :

  • –         Qui se cache derrière les populations civiles ?
  • –         Qui les prend en otage ?
  • –         Qui maintient un climat insurrectionnel en procédant à des attentats visant les proches du dirigeant ?

Une seule et même réponse : les Frères Musulmans.

 Sans leur imputer tous les torts dans ce conflit où l’élément commun est que la violence est exercée de part et d’autre sans discernement, force est de constater qu’ils en sont à l’origine, qu’ils le maintiennent et qu’ils le perpétuent avec un talent et une maestria inégalée.

 Il est donc urgent que l’Occident revoie ce conflit et adopte une position plus en conformité avec ses propres intérêts !

Bien évidemment, il ne faut pas que des armes circulent.
Bien évidemment, il ne faut pas qu’on impose un changement de régime!
C’est au peuple de faire sa propre révolution. Mais à condition d’assurer une transition démocratique. Or la Syrie n’en prend pas vraiment le chemin !

TF1 n’a peur de rien. Y compris de l’opprobre!

TFI a décidé – tout seul et sans débat – de diffuser des extraits des échanges entre Mohammed Merah et les négociateurs de la Police.

Fallait-il?

Etait-ce urgent?

Y avait-il nécessité à un tel événement sans préparation du public ?

Je pense que TF1 a eu tort. A l’heure où des centaines d’enfants ont pris pour modèle ce dangereux personnage, comme d’autres à mon âge se revendiquaient de Zorro, à l’heure où les banlieues fourmillent de haîne raciale controversée, initiée par les populations qualifiées de « minorités visibles » à l’encontre de cette majorité de plus en plus minoritaire, et à l’encontre d’une minorité éternelle parmis les minorités, à l’heure où la haîne raciale anti-occidentale et anti-juive fait florès et trouve un fonds de commerce fructifiant, tf1 aurait bien mieux fait de s’interroger sur les causes d’une telle violence, plutôt que sur les derniers propos d’un suicidaire paranoïaque.

Des Mohammed Merah, il y en aura d’autres. Il y en a déjà d’autres. Et probablement à foison. Tous ne franchissent pas le pas. Mais la plupart sont fragiles. Une émission comme celle-ci les confortent dangereusement dans leurs idées, mais ne propose aucune solution pour y remédier.

C’est en celà qu’elle était totalement inutile. Un « sept à huit » de trop!

Ce n’est pas pour rien que les pays de la culture revendiquée par Mohammed Merah ont inventé la sanction « Que son nom s’efface »! Qu’on ne parle même plus de l’anormal.

Les patrons de boites de nuit demandent à la Police d’assurer leur sécurité!

C’est le monde à l’envers chez les nyctalopes !

Depuis que certains ont pris la fâcheuse habitude de mitrailler les boites de nuit au prétexte qu’ils ont été refoulés par le videur, grosse tendance délinquante de la saison, les patrons de boites de nuit réclament une protection policière aux abords de leurs établissements.

Un peu comme aux abords des écoles, lieux de cultes et autres sites réellement sensibles.

2kismokton!

Si personne ne nie qu’il existe une augmentation des violences armées devant discothèques, ce n’est certainement pas à l’Etat d’y assurer la sécurité. Il s’agit d’organisations privées qui génèrent moulte bénéfices dont certains sont allégrement dissipés dans certains circuits financiers parallèles. Il leur appartient de faire le nécessaire pour protéger leur clientèle et leur établissement.

Les aéroports, les ambassades, les centres cultuels sensibles y parviennent. Ils engagent un personnel de sécurité un peu mieu formé qu’un simple physionomiste barraqué.

En revanche, cet appel à l’aide devrait être pris au pied de la lettre par d’autres services de l’Etat, en plaçant dans ces établissements un contrôle réel des entrées et des consommations. Histoire d’augmenter les entrées fiscales, et d’éviter les consommations illicites ou excessives.

Assassinat de deux gendarmes à Colobrières : Pourquoi? Comment?

Deux gendarmes (femmes, certes, mais gendarmes surtout, donc hommes d’armes) ont été tuées dimanche 18 juin 2012 à Colobrières (Var) après que l’individu qu’elles étaient venu interpeller à son domicile (sur les causes d’un vol de sac à main) ait pu récupérer l’arme de l’une d’elles et la tuer à bout portant, avant de tirer sur sa collègue. Le suspect aurait reconnu les faits.
 
Après l ‘émotion légitime et les condoléances aux familles des victimes, l’une des gendarmes abattues étant mère, autorisez-moi deux réflexions dont une sera grinçante:
 
1- Pourquoi?
Je suis toujours stupéfait de voir qu’il existe encore des individus qui n’ont aucun respect ni aucune crainte de la maréchaussée. C’est particulièrement inquiétant. Nous sommes loin du temps où l’apparition du « Gens d’Arme » ou du « Gardien de la Paix » suffisait à pacifier un litige, et à appaiser une rue.
Cette dérive a commencé il y a longtemps, et se perpétue aujourd’hui à tous les niveaux de la société : l’inconscience, ou plutôt une théorie nouvelle qu’il mériterait de développer par ailleurs : l »A-conscience » (le fait d’être conscient de son action, mais de n’y avoir pas réfléchi, ou de n’avoir pas les acquis suffisants pour anticiper les conséquences). Il y a urgence à re-former les individus. C’est un travail de tous les corps constitués : Enseignement National, Partenaires sociaux, Justice… Mais également hommes politiques.  L’exemple doit venir d’en haut. Le sentiment d’impunité doit disparaître, et la crainte du gendarme revenir en force!
 
‎2 – Comment?
voilà la réflexion grinçante, que j’émet avec beaucoup de réserves et d’humilité. En demandant d’avance pardon à ceux qui s’en sentiront offensés.
Comment est-il possible qu’un groupe de deux gendarmes armés et entraînés se fasse désarmer et tuer de la sorte?
Certes, les deux gendarmes étaient des femmes. Mais des femmes militaires, entraînées à de telles opérations. Et l’un des équipiers était supposé protéger l’autre.
Certes, les deux gendarmes intervenaient pour un vol de sac à l’arraché. Elles pouvaient ne pas être informé du risque réel. Mais ce qui m’interroge, c’est précisément la difficulté qu’elles ont eu de réagir face au comportement agressif du prévenu.
 
Déjà il y a 6 ans, à l’occasion du viol de deux femmes policières en pleine journée à Bobigny, la même interrogation se posait? Comment des policiers, supposés garantir la sécurité du public, peuvent se sentir à se point en danger qu’ils en deviennent des victimes?
Cette réflexion m’amène à me dire qu’il est urgent de repenser l’entraînement des forces de police et de gendarmerie ainsi que la composition des équipages.
Pas pour accuser les victimes. Au Contraire. Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.