Y a t’il eu une « pax islamica » pendant l’Euro ?

Qui a payé la "Pax islamica"?

Qui a payé la « Pax islamica »?

Y a t’il eu une « pax islamica » pendant l’Euro ?

Nous vivons depuis septembre 2001 dans un monde dominé par le terrorisme islamique. Ce sont les nébuleuses islamiques qui décident de la paix et de la tranquilité des citoyens de tous les pays du monde. Moyen poli de dire que l’Islam est responsable de l’ensemble des conflits rencontrés dans le Monde, à l’exception de deux zones conflictuelles : la Corse et l’Irlande…

Tous concernés. Ce monde de conflits touche tous les recoins du monde, populations occidentales, musulmanes, africaines ou asiatiques. Il vise tous les régimes politiques, qu’ils soient des démocraties occidentales, des monarchies constitutionnelles, des monarchies islamiques ou des républiques populaires…

Il touche les pays « Soumis » à l’Islam sunnite, comme les pays « mécréants ».

Accélération de l’horreur islamique – Dans ce monde hétérogène, la logique de la terreur a changé de profil. D’une logique d’organisation tentaculaire mais hiérarchisée façon AlQuaida ou HAMAS, elle est devenue un système de foisonnement et de concurrence pour les financements versés très largement par les « monarchies » islamiques que sont l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. C’est l’avènement des petits chefs de clans terroristes, qui se veulent aussi gros qu’un Etat. C’est les Frères Musulmans qui mettent la Syrie à feu et à sang; C’est DAESH qui menace la stabilité géopolitique de la moitié du monde; Cette concurrence politique et financière s’accompagne d’une concurrence du spectaculaire de l’horreur des exactions terroristes.

Inertie coupable des civilisations musulmanes « modérées » – Si les populations soumises à la dictature théocratique islamique fondée sur l’application irraisonnée de la #chariah (Iran des Mollahs, Pakistan des Talibans, Lybie, Syrie, mais aussi Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Turquie des Frères Islamiques) ne parviennent plus à se révolter contre leurs tyrans compte tenu de l’affaiblissement intellectuel engendré par 2 générations de crétinisation des esprits, il faut tout de même avoir à l’esprit que l’Iran des années 60 était un pays où les femmes circulaient librement et avaient accès aux études et aux métiers les plus enviés de l’époque. Que la Turquie de Kamal Ataturk permettait aux femmes de circuler et de « rire » en public. Que la vaccination est une invention d’une femme turque! Que la Lybie avait accordé aux femmes le droit de divorcer. Que la Tunisie était une démocratie où les femmes étaient libres…
Ce silence des populations musulmanes est un silence incontestablement coupable. Se taire, c’est adhérer. Où sont les résistants musulmans contre l’opression islamique?

Inertie ou soumission inconsciente des civilisations non-musulmanes – Fâce à cette menace de panislamisme hégémonique qui met en péril toutes les autres civilisations et toutes les autres cultures qui ne partagent pas la même vision délétère et obsolète de la religion, on aurait dû s’attendre à une réaction violente des populations occidentales, asiatiques ou américaines, des civilisations chrétiennes, des civilisations boudhistes ou des civilisations animistes. En fait de réaction, ce fut le silence profond. Pire! CE fut un silence d’acceptation et de soumission, avec un fond de justification par sentiment de culpabilité!

Comment expliquer le silence des autorités chrétiennes face aux massacres quotidiens des populations chrétiennes en terre d’orient? Qui se souvient des Yazedis? Qui se souvient des jeunes filles africaines chrétiennes capturées et vendues comme esclaves sexuelles? Qui se souvient des massacres des étudiants chrétiens à l’université du Kenya?

Comment expliquer le silence des autorités politiques européennes face aux violations constantes des Droits de l’Homme de leurs partenaires économiques des pays du Golfe au nom d’une loi religieuse abominable qui autorise les châtiments corporels disproportionnés? Est-ce que l’Esprit de Munich soufflerait encore sur nos édiles? Est-ce qu’un homme politique pense encore pouvoir acheter la paix au prix de sa conscience ou de son âme?

Une Pax Islamica? Sommes nous tombés dans un monde gouverné par l’Islam, dans lequel les gouvernements occidentaux se soumettent à des souhaits indécents? Il suffit pourtant de dire « NON » aux exigences politiques, et de se limiter aux seules négociations commerciales! Car nul doute que ces pays, producteurs de matières premières, ont un intérêt essentiel à conserver leurs débouchés en Occident!

Sur ces considération, le Monde conservait un semblant d’équilibre. D’un côté les islamiques, qui cherchaient à coloniser la planête avec des moyens économiques. De l’autre les occidentaux qui cherchaient à conserver leurs prés carrés.

Accélération du monde – Mais le monde s’est accéléré avec les « printemps arabes » qui ont, pour l’essentiel, germés dans un hiver théologique et intellectuel au détriment des libertés, et au seul profit de la théologie malfaisante des Frères Musulmans. C’est dans ce monde que s’est créé DAESH, et ses secteus soeures d’horreur. Des sectes qui se revendiquent d’une idéologie millénariste, et qui cherchent à accélérer l’advenue de la fin du monde, à la sauce islamique : les sectes fondamentalistes islamiques. Les sectes salafistes.

Depuis les 5 dernières années, les attentats religieux islamiques se sont multipliés, mais les occidentaux ne parviennent pas à en prendre conscience. Depuis Mohammed MERRAH en 2008 à Toulouse, jusqu’à ce prêtre égorgé aujourd’hui 26 juillet 2016 dans l’église de Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, les alertes n’ont pas manqué. Mais initialement, les attaques se concentraient sur les Juifs, ces maudits de l’Occident. Ceux qui n’ont qu’un seul tort : avoir raison trop tôt. Ceux qui sont, comme les Truites dans les rivières, les premiers témoins de la pollution raciste locale…  Il a fallu que les victimes soient « vraiement innocentes« , (comprendre non spécifiquement juives ou policières ou dessinateurs humoristiques) pour qu’enfin le monde comprenne que le colonialisme islamique menace le monde entier, c’est à dire l’homme ou la femme de la rue… (même moi, c’est vous dire!).

La liste des attentats commis depuis 2008 dans le monde tourne un peu la tête…Je vous renvoie à mon article du 2 décembre 2015 :

Une longue histoire d’attentats: En définitive, il me semble important de s’interroger sur la question de savoir pourquoi la France ne s’est pas préparée à ce risque, qui n’est pourtant pas inédit dans le monde. Celà fait 3 ans que Mohammed MERAH a initié le terrorisme islamique. François Hollande a été élu dans les remulgues de l’enquête judiciaire consécutives à l’affaire MERAH. Et les exemples récents d’attentats commis par des groupes islamiques depuis le 11 septembre 2001, est élloquent: Madrid le 11 mars 2004, Londres les 7 et 22 juillet 2005, Oslo le 22 juillet 2011, Paris le 2 novembre 2011 (incendie de Charlie Hebdo), Toulouse/Montauban le 11 mars 2012, Algérie le 17 janvier 2013, Boston le 15 avril 2013, Kenya le 22 septembre 2013 (centre commercial), Bruxelles le 24 mai 2014, Paris les 7/9 janvier 2015, Kenya le 2 avril 2015 (université), sans parler des attentats récurents dans les pays islamiques, montraient bien que la mouvance du terrorisme islamique avait changé de méthode, et affichait clairement une volonté de destruction religieuse et suicidaire. Que l’Etat français ne s’y soit pas sensibilisé alors même que nous subissons des attentats depuis plus de 35 ans: attentats de la Rue Copernic (3/10/1980), de la Rue Marbeuf (magazine El Watan) (22 avril 1982), de la Rue des Rosiers (9/08/1982), du lycée Carnot (17/09/1982), d’Orly (15 juillet 1983), Au Palais des Congrès de Marseilles (30/09/1983), Aux Champs Elysées, galerie du Claridge (3/02/1986), et Galerie POint Show (20/03/1986), Poste de l’Hotel de Ville, (8/09/1986), au Pub Renault (14/09/1986), à la Préfecture de POlice, (15/09/1986), Rue de Rennes (17/09/1986), puis 8 attentats à Paris de juillet à octobre 1995, Station RER B St Michel (25/7/1995), Place Charles de Gaulle (17/08), Ligne TGV (26/08), marché parisien (3/09), Ecole juive de Villeurbanne (7/09), Avenue d’Italie (6/10) et RER C (17/10), RER Port Royal (3/12/1996), soit plus de 20 attentats commis sur le territoire français revendiqués par des groupes islamistes.

Réponse tardive des gouvernements : Il a fallu attendre le 13 novembre 2015 et l’attaque du Bataclan, du Stade de France et des terrasses de café parisiennes pour que le Gouvernement français commence à évoquer des mesures spécifiques. Il a fallu attendre l’attentat du 22 mars 2016 à Bruxelles pour comprendre que certains pays occidentaux (comme la Belgique) favorisent l’installation de foyers islamiques fondamentalistes comme à Mollenbeck. Il a fallu attendre l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 pour comprendre que les victimes sont frappées au hasard par des fous a-conscients manipulés par des lâches inomables.

Que de temps perdu pour constater l’évidence : l’Islamisme fondamentaliste est une secte meurtrière qu’il faut combattre de toutes ses forces! L’Islamisme fondamentaliste est à l’Islam ce que les sectes étaient au christianisme. Ils s’appuient sur une idéologie native, pour imposer des idées totalement dévoyées, liberticides et « mortifères ».

Cette faillite des gouvernements Hollande/Ayrault puis Hollande/Valls à constater la réalité et à la combatre rappelle l’aveuglement idéologique de Jospin face à la monté de la violence antisémite en 1992. La seule différence, c’est que la faillite concerne à présent l’ensemble de la population française, et que le « pacte républicain » menace d’exploser. L’extrême-droite s’arme en secret et attend la provocation de trop des milieux islamiques pour donner libre court à sa haîne raciale. Sur ce point, l’extrême droite européenne peut remercie Angéla MERKEL qui a commis l’invraisemblable ; l’ouverture de ses frontières et donc des frontières européennes à tous les candidats à l’immigration, sans contrôle préalable ni fixation de quotas. Et les premiers dividendes se sont touchés cette semaine, avec deux attentats islamiques commis en Allemagne par des faux réfugiés syriens…

Pax islamica? Comment ne pas voir dans l’extraordinaire accalmie de l’Euro2016 une situation de paix achetée? Il est essentiel que les gouvernements exposent la réalité des opérations mises en oeuvre pour assurer la sécurité de la France pendant l’Euro2016 de football. Comment croire ou penser que, pendant cette période particulièrement exposée, entrecoupée de grèves et de manifestations, aucun attentat n’ait été commis, et que les attentats « lowcost » ne soient intervenus que deux jours après la fin de l’Euro? Faut-il penser que les terroristes respectent le foot? Ou faut-il penser qu’un gouvernement ou un intérêt financier a empêché les attentats pendant cette période? Et quel intérêt? Français? A quel prix? Etranger? Lequel?

Je posais ces questions au lendemant de l’attentat de Nice du 14 juillet. Je me pose toujours cette question. As-ton acheté la « Pax Islamica »? L’expression « Pax Islamica » est certainement malheureuse, tant elle renvoie à une période appaisée, dite de l’äge d’or de l’Islam. (âge d’or intellectuel, mais dans le même temps période de colonisation musulmane de l’ensemble du monde non chrétien).

Risque de dérapage : Le péril est grand. Le spectre de la Guerre de religion est chaque jour plus proche de nous rattraper.

  • Qui se rappelle que le très catholique peuple espagnol a rejeté toute sa population juive en 1492, non sans en passer une bonne quantité par les bûchers de l’inquisition… il y a 5 siècles…
  • Qui se rappelle que le bon peuple de France a tué sans hésiter des milliers de « huguenots » en 1572? Il y a 4 siècles…
  • Qui se rappelle de l’expansion brutale de la réforme en Suisse au 17ème siècle? Il y a 3 siècles
  • Qui se rappelle que les Espagnols ont massacré les protestants d’Ouderwater (Hollande) pendant la Guerre de 80 ans? (fin en 1648, il y a 3 siècles)
  • Qui se rappelle de la Guerre des Cévennes, entraînant la perte de plus de 3000 protestants à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes, se terminant en 1711, il y a 3 siècles?
  • Qui se rappelle de la guerre menée par la Russie des Tzars aux Frères musulmans (déjà) dès 1800, et dont le point d’orgue fut l’attentat de Sarajevo et le début de la 1ère guerre mondiale en 1914! Il y a tout juste un siècle
  • Qui se rappelle de la facilité avec laquelle l’idéologie nazie s’est imposée en Europe et même au-delà (facination des japonais, appui marqué de la Turquie ottomane et du Moufti de Jerusalem) il y a à peine 70 ans de 1936 à 1946?

L’Histoire est têtue – Au vu de cette liste de faits historiques, de preuves accablantes pour l’occident, il serait fou de penser qu’une guerre de religions ne pourrait plus éclater en Europe. Précisément, si l’Europe a su appaiser ses conflits théologiques grâce à un énorme et remarquable effort oeucuménique du clergé catholique à partir de Jean Paul II, et si l’Europe peut revendiquer une unité de culture judéo-chrétienne forte de 2000 ans de vie commune, la confrontation avec l’Islam ne s’est toujours pas appaisée. Les protagonistes en sont restés à Charles Martel, aux Croisades, au colonialisme missionaire français (conquète de l’Algérie) et au colonialisme cynique anglais (utilisation des populations musulmanes pour affaiblir les pays ne faisant pas partie du Common-Wealth), pour ce qui concerne les occidentaux. Et à la volonté colonialiste hégémonique mondiale affirmée par Mahomet, pour les musulmans.

Ne pas en tenir compte est tout simplement suicidaire. Car si vous vous promenez dans les campagnes profondes vous observerez les fusils et les carabines, qui ne sont plus cachés sous les lits, mais accrochés au clou du mur! Prêts à partir!

Le 21ème siècle sera positivement spirituel. Mais celà ne nous fera pas rire!

Ariel DAHAN, pour 2kismokton

Pour partager :

L’attentat de Nice du 14 juillet et l’Euro 2016

Solidaires avec les Niçois - 14 juillet 2016

Solidaires avec les Niçois – 14 juillet 2016

L’attentat de Nice du 14 juillet et l’Euro 2016

Réflexion simplifiée sur cet attentat qui frappe la France après une trève inespérée pendant l’Euro 2016. Lorsqu’on prends en considération le rapport entre les conséquences du dernier attentat (plus de 80 morts, pluisieures centaines de blessés) et ce qui aurait pu se passer si ce camion s’était aventuré à la sortie d’un match, je me dis que les terroristes avaient un intérêt très particulier à ne pas agir pendant le Mondial, et je me demande s’il faut m’en féliciter…
Fans de foot?
Car soit les terroristes sont des fans de foot, incapables d’agir tant que le sifflet final n’a pas retenti, ce qui est après tout toujours possible, mais peu crédible par rapport à l’intérêt supérieur qu’ils revendiquent et pour lequel ils sont prêt à mourir!
Instructions ou rémunération?
Soit les terroristes ont reçu des instructions précises pour ne pas nuire à la compétition de football. Et là, celà pose de nouvelles questions:
-> Auraient-ils pu être payés pour accorder cette trêve inespérée? Et par qui? (l’UEFA?la France?)
-> Auraient-ils pu être dissuadés d’agir par les pays qui les financent et qui sont par ailleurs des investisseurs importants dans de nombreux clubs de football européens? Ce qui poserait de nouvelles questions, d’ordre plus politique…
Enquête?
Aucune des deux solutions n’étant satisfaisantes, j’attends avec impatiente les conclusions de la commission d’enquête parlementaire qui ne manquera pas de se constituer sur les variations de la politique anti-terroriste française. En toute hypothèse, je ne peux pas m’empêcher de penser aux conséquences désastreuses de la rupture de cette trêve si elle était intervenue pendant cette période ahurissante qu’a constitué la période mai/juin/juillet, qui a cumulé les violations de tous les interdits de l’Etat d’Urgence:
– occupation quotidienne de la Place de la Bastille par les gauchistes de « Nuit Debout »
– occupation quotidienne de la ZAD de Notre Dame des Landes
– Manifestations bi-hebdomadaires contre la loi « Travail »
– émeutes de supporters
Etat d’Urgence inutile!
Fort heureusement, les terroristes ont été sympas. Ils ont évité de prendre leur avantage au moment le pire pour la France. Faudrat-il en plus les en remercier?
J’ai parfois du mal à me suivre moi-même. Là, je pense qu’on a dépassé le seuil d’incompétence de notre Gouvernement, qui est manifestement incapable de nous protéger. Qu’il ne vienne pas s’enorgueillir du calme anormal des épreuves de l’Euro 2016. Ce n’est visiblement pas de son fait! On est probablement passé à moins d’une calendre de camion de la catastrophe maximale.
2Kismokton? Poser la question c’est toujours y répondre!
Ariel DAHAN

Remaniement ministériel de février : une farce à la Hollande?

Remaniement ministériel de février : une farce à la Hollande?

Après le psychodrame Taubira, qui a duré 4 ans, et qui s’est terminé en apothéose par un bras d’honneur du Garde des Sceaux à la règle républicaine, et au devoir de réserve (elle a tout de même rédigé, sur son temps de service entre novembre et décembre/janvier un opuscule destiné à être publié au lendemain de sa démission, date qu’elle a programmée de longue date pour pourrir la démarche du Gouvernement), le Peuple de France serait bien-fondé à s’interroger sur la représentation technique et politique de ce remaniement ministériel qui représente le cas d’école typique de ce qu’il ne faut jamais faire dans un gouvernement de la République française!

Les ministres partants

Décryptons ensemble l’information publique affichée sur le site internet service-public.fr ainsi que le décret du 11 février 2016:

Art. 1er. – Il est mis fin aux fonctions de :
M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international ;
Mme Sylvia Pinel, ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité ;
Mme Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique ;
Mme Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication.

Ok pour Laurent Fabius, qui, prudent, souhaite s’assurer 5 ans de fauteil prestigieux à présider le Conseil Constitutionnel avant la chute programmée de la gauche (bien qu’il ne connaisse pas la moindre notion de droit!). Il est volontaire. On sait qu’il allait partir. Il n’a pas vraiment brillé pas par son courage. D’autant plus qu’il se conserve d’autorité la présidence de la COP21. On peut d’ailleurs se demander si ce cumul de mandats est compatible avec sa nouvelle fonciton de magistrat. Mais pour ce « responsable mais pas coupable », après tout, on n’est plus à une erreur près!

Pourquoi diable se séparer de Sylvia Pinel, qui a été le meilleur ministre du Logement que Hollande ait sû nous donner? (Ok, il faut dire qu’après avoir choisi le pire de tous, en nommant une écolo qui a pourri le marché immobilier pour au moins 5 ans…, Pinel faisait office de génie). Grande question : était-elle informée? Mystère.

Pourquoi diable se séparer de Marylise Lebranchu, qui était considérée comme un (presque) bon ministre de la fonction publique?

Mais surtout: Pourquoi avoir annoncé le départ de Fleur Pellerin aussi tard! Et pour quelle raison? Elle n’avait pourtant pas démérité, et même si elle a commis des bourdes, ce fût probablement la moins cruche du gouvernement!  (Avec le recul je me demande si cette phrase est un compliment… dans le doute, je la conserve).

Pire qu’un limogeage, cette méthode propre à Hollande est symptomatique du mépris qu’il peut avoir pour autrui : à dégager avec préavis SMS… Le genre de cuistre à quitter une femme sur un post-it…

Les ministres (et secrétaires d’état) entrants

  • Jean-Marc AYRAULT – Affaires étrangères et développement international
  • Jean-Jacques URVOAS – Garde des Sceaux
  • Audrey AZOULAY – Culture et communication
  • Jean-MIchel BAYLET – Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales
  • Emmanuelle COSSE – Logement et habitat durable
  • Harlem DESIR – sde Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères
  • Jean-Vincent PLACE – sde Réforme de l’État et simplification, auprès du Premier ministre
  • Barbara POMPILI – sde Chargée de la Biodiversité, auprès de la ministre de l’Environnement
  • Ericka BAREIGTS – sde Égalité réelle, auprès du Premier ministre

C’est là qu’on se marre…!

Rappeler J-Marc AYRAULT après l’avoir dégagé avec fracas au profit de Valls, c’est déjà cocasse en soit.

Faire entrer Emmanuelle COSSE, J-Vincent PLACE, J-Michel BAYLET et Barbara POMPILI au gouvernement alors qu’ils revendiquent une orthodoxie environnementale anti-gouvernementaliste, tient de la grande farce politique.

Rappeler Harlem DESIR, à qui Hollande a remis le hochet de président du Parti Socialiste, pour lui confier les Affaires Européennes aurait pu être intéressant si ce n’était un « secrétariat d’état » inféodé à JM Ayrault, preuve que le Gvt Hollande a du mal à comprendre l’importance et l’unicité de la diplomatie européenne face à la diplomatie internationale…

Le choix des fonctions

  • Affaires étrangères et développement international : Jean-Marc Ayrault ;
  • Environnement, énergie et mer, chargée des relations internationales sur le climat : Ségolène Royal ;

Stop ! Avez-vous bien compris? Ayrault est donc Ministre des Affaires Etrangères. (Et responsable aussi des Affaires Européennes, contrôlant Harlem DESIR).
Mais il ne pourra pas intervenir sur les relations internationales sur le climat, attribuées d’autorité à Ségolène Royal! Non plus que la COP21, dont Fabius se conserve d’autorité la présidence… (vous avez dit cumul des mandats?) Très pratique pour négocier les futurs traités. Un MAE amoindri… dans un concert de nations où la diplomtie nécessite la confiance. Autant envoyer un bouffon négocier les traités dans ce cas!

  • Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche : Najat Vallaud-Belkacem ;  Rien de positif à dire.
  • Finances et comptes publics : Michel Sapin ;
  • Affaires sociales et santé : Marisol Touraine ;
  • Défense : Jean-Yves Le Drian ;

Stop ! Avez-vous bien suivi les élections régionales? Le même J-Yves Le Drian élu président de la Région Bretagne, et qui s’est auto-autorisé le cumul de mandats. Sous prétexte qu’il se sentait indispensable… Soyons clairs, les cimetières sont remplis de gens indispensables!

  • Garde des sceaux, ministre de la justice : Jean-Jacques Urvoas ; Te Deum Taubira!
  • Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social : Myriam El Khomri ;

Stop : Savez-vous bien que Mme El Khomri veut interdire aux fonctionnaires travaillant à temps plein (35 heures) d’avoir une autre activité? Au prétexte que si le fonctionnaire exerce une seconde activité c’est qu’il n’est pas assez épuisé par sa fonction? Une vision tellement archaÏque du travail (non, le travaille n’épuise plus. Mais le manque d’argent oblige à travailler et à cumuler les postes!)

  • Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales : Jean-Michel Baylet ;
  • Intérieur : Bernard Cazeneuve ;
  • Agriculture, agroalimentaire et forêt, porte-parole du gouvernement : Stéphane Le Foll ;
  • Logement et habitat durable : Emmanuelle Cosse ;

Stop : Avez-vous bien suivi? Hollande a d’abord offert à la France un ministre écolo qui a détruit le marché du logement en France. Puis un ministre plus réactif qui a redonné un peu de confiance au marché (c’est tout de même une socialiste dure). Mais voilà qu’il reprend une écolo pure et dure, qui nous garantie le retour à la chandelle! Bien joué Hollande, pour restaurer l’économie et l’emploi!

  • Économie, industrie et numérique : Emmanuel Macron ;

Stop ! Avez-vous compris que Macron a été sanctionné? Il passe de Ministre d’Etat en deuxième rang protocolaire, au 13ème rang protocolaire! Savez-vous pourquoi? Moi non-plus. Peut-être la peur du succès? C’est vrai que ce serait dommage que la France avance…

  • Culture et communication : Audrey Azoulay ; No conosco la chica!
  • Famille, enfance et droits des femmes : Laurence Rossignol ;

Stop ! c’est quoi ce ministère de l’enfance?

  • Fonction publique : Annick Girardin ;
  • Ville, jeunesse et sports : Patrick Kanner ;
  • Outre-mer : George Pau-Langevin.

Les secrétaires d’État

  • Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre : Jean-Marie Le Guen ;
  • Égalité réelle, auprès du Premier ministre : Ericka Bareigts ;

Stop! Vous avez compris le terme? On est en pleine NovLangue là. Ministère de la Vérité… MInistère de l’Egalité « Réelle ». Car évidemment il existe une égalité « virtuelle » dans laquelle nous vivons tous. Et Hollande est le messie appelé pour nous faire sortir de la Matrice? Surréaliste! Du vrai Dali!

  • Réforme de l’État et simplification, auprès du Premier ministre : Jean-Vincent Placé ;

Stop! Avez-vous déjà écouté un discours de JVP? L’avez-vous compris? Pas moi! De là à s’inquiéter quand à la réforme de l’Etat et à sa simplification!!!

  • Aide aux victimes, auprès du Premier ministre : Juliette Méadel ;
  • Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères : Harlem Désir ;

Stop! Avez-vous remarqué que les Affaires européennes ne sont plus une préoccupation de la France? Rappelez-moi dans quel continent se situe la France? Après être devenu la risée de l’Angleterre, et s’être fâché avec Merkel, puis Poutine, il veut sans-doute se fâcher avec l’Europe?

  • Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères : Matthias Fekl ;

Stop! Avez-vous suivi le rattachement de tuelle? Le Commerce extérieur est devenu une annexe du MAE, alors qu’il était jadis une composante essentielle du Ministère de l’Industrie. Au fait, Avons-nous encore un ministère du Commerce et de l’Industrie? Perdu! Juste un secrétariat d’état au Commerce et à l’Artisanat et à l’économie solidaire… Voilà ce qu’est devenue la France… Ne vous étonnez pas si l’on perd des emplois et qu’on gagne du chômage!

  • Développement et francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères : André Vallini ;
  • Transports, mer et pêche, auprès de la ministre de l’Environnement : Alain Vidalies ;

Stop! Personne ne s’étonne de la tutelle des Transports, de la Mer et de la Pêche au Ministère de l’Environement (Ségo)? Et pourtant! Ne voir les Transports et la Pêche que sous l’aspect nuisance environnementale, c’est un crime économique! La France est une plaque tournante du transport international; Sans politique audacieuse du transport et de la mer, nous resterons un simple carrefour, où les navires et les camions se contentent de passer sans s’arrêter. A endommager nos infrastructures sans créer de richesses. Dommage! Encore raté, tout ça pour plaire à la Première Kadine!

  • Biodiversité, auprès de la ministre de l’Environnement : Barbara Pompili ;
  • Enseignement supérieur et recherche, auprès de la ministre de l’Éducation : Thierry Mandon ;
  • Budget, auprès du ministre des finances : Christian Eckert ;
  • Personnes handicapées et lutte contre l’exclusion, auprès de la ministre des Affaires sociales : Ségolène Neuville ;
  • Personnes âgées et autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales : Pascale Boistard ;

Stop! Vous n’avez pas l’mpression de la redondance? De qui dépendra la personne handicapée sans emploi, agée et ayant perdue toute autonomie? y a t’il autant de divergence entre les problématiques de l’un et de l’autre pour en faire deux ministres différents? En cette période d’économie, un secrétaire d’état en moins, c’est toujours ça de gagné…

  • Anciens combattants et mémoire, auprès du ministre de la Défense : Jean-Marc Todeschini ;
  • Formation professionnelle et apprentissage, auprès de la ministre du Travail : Clotilde Valter ;

Stop! Avez-vous suivi l’évolution de la formation professionnelle? La destruction en règle des outils de la formation profesionnelle depuis 4 ans? Moi oui!

  • Collectivités territoriales, auprès du ministre de l’aménagement du territoire : Estelle Grelier ;
  • Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire, auprès du ministre de l’Économie : Martine Pinville ;

Voilà! Le Ministère du Commerce et de l’industrie est devenu le Secrétariat d’Etat au Commerce, à l’Artisanat, à la consommation et à l’économie solidaire… Grandiose! On, sent le « grand projet » pour la France.

  • Numérique, auprès du ministre de l’Économie : Axelle Lemaire ;
  • Ville, auprès du ministre de la Ville : Hélène Geoffroy ;

Stop ! Avez-vous trouvé la différence entre le Sec. d’Etat à la Ville et celui aux Collectivités Teritoriales?

  • Sports, auprès du ministre de la Ville : Thierry Braillard.

Une gigantesque farce? Tous les commentateurs de ce remaniement considèrent que Hollande a « fait du Hollande »: Donner l’impression à son extrême gauche qu’il leur redonne la parole, tout en conservant ses choix incertains pour se préserver l’avenir. On sait tous commence celà va finir! en une faillite monumentale. D’autant plus cataclysmique qu’il y met l’essentiel de son temps de cerveau!

C’est à se demander s’il ne faut pas considérer son comportement comme de la trahison économique. Un geste de terrorisme intellectuel qui tue la France aussi sûrement que ne l’ont fait les terroristes armés. Et s’il ne conviendrait pas d’appliquer la déchéance de nationalité à ce président par défaut qui a été élu par la grâce de la trahison des centristes… Et si l’on étendait la déchéance de nationalité à François Bayrou? Les deux François au pilori, tomatés en place publique!

2Kismokton? Comme toujours, de vous, de moi, de la France.

Réflexions sur la constitutionnalisation de l’Etat d’Urgence

GyrophareRéflexions sur la constitutionnalisation de l’Etat d’Urgence

Fog of War : Dans le brouillard des attentats du 13 novembre 2015, j’ai soulevé des questions sur la politique de sécurité de la France. Après avoir conspué le Gouvernement sur son amateurisme affiché en matière de sécurité, m’être interrogé sur la question de savoir si nous étions encore gouvernés, J’écrivais en Décembre mon inquiétude mais ma certitude face à la nécessité de décréter l’Etat d’Urgence (Etat d’Urgence ou Abus de Droit).

Depuis cet article, je n’ai pas eu le temps de revenir sur la situation, qui a évolué à une vitesse exceptionnelle. Ainsi, l’Etat d’Urgence s’est-il installé de manière évidente, le législateur l’ayant renouvelé pour 3 mois et manifestant clairement son intention de le maintenir.

Institutionalisation de l’Etat d’Urgence : A présent, l’Etat d’Urgence est en voie de s’institutionnaliser et de se constitutionnaliser. La proposition de loi du Gouvernement Valls sur l’Etat d’Urgence (loi dite de Protection de la Nation), qui a forcé le départ de Mme Taubira, est symptomatique de cette situation où les partis réputés démocratiques ont du mal à comprendre les enjeux réels qui se posent à la France.

En effet, le projet de Loi adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale à l’issue d’un vote où les deux-tiers des députés ont préféré s’abstenir, est symptomatique du conflit entre la nécessité de défendre les libertés publiques et celle tout aussi forte de protéger la population civile et de donner au Gouvernement des moyens de lutte rapides et efficaces (perquisitions administratives, assignation à résidence…).

Pourtant il est envigeageable que ce projet de réforme constitutionnelle ne soit en définitive jamais adopté, tant la méthode employée par Hollande et son gouvernement est inadaptée.

Explication:

Un débat parlementaire tronqué: Le version finale du texte adopté, à 1h du matin, sur l’Etat d’Urgence, l’a été sans débats suffisants, sur la base d’un amendement gouvernemental rajouté après cloture du vote du texte de l’article 1, alors que la majorité des intervenants reconnaissait que cette nouvelle version imposée par le Gouvernement était déplorable en termes de préservation des droits et des libertés publiques.

Affaiblissement du contrôle parlementaire : Ainsi, alors qu’il est prévu que le Parlement se réunisse de plein droit et qu’il ait un contrôle permanent sur l’Etat d’Urgence, il lui a été retiré la possibilité de voter la censure du gouvernement, alors même que le gouvernement conserve le pouvoir dissoudre le parlement!

Cette situation est ubuesque et abérrante. Et l’on tremble à l’idée d’envisager l’usage que pourrait faire un gouvernement non-républicain, ayant des idées liberticides, d’un tel pouvoir. Décrêter l’Etat d’Urgence et ne jamais pouvoir être censuré par l’Assemblée Nationale. Autrement dit, ne plus avoir de comptes à rendre, tout en conservant l’apparence de la constitutionalité et donc du respect de la loi!

LE texte adopté en première lecture est donc celui-ci:

Après l’article 36 de la Constitution, il est inséré un article 36-1 ainsi rédigé :

« Art. 36-1. – L’état d’urgence est décrété en Conseil des ministres, sur tout ou partie du territoire de la République, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique.

« La loi fixe les mesures de police administrative que les autorités civiles peuvent prendre pour prévenir ce péril ou faire face à ces événements.

« Pendant toute la durée de l’état d’urgence, le Parlement se réunit de plein droit.

« L’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement pendant l’état d’urgence. Ils peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. Les règlements des assemblées prévoient les conditions dans lesquelles le Parlement contrôle la mise en œuvre de l’état d’urgence.

« La prorogation de l’état d’urgence au delà de douze jours ne peut être autorisée que par la loi. Celle-ci en fixe la durée, qui ne peut excéder quatre mois. Cette prorogation peut être renouvelée dans les mêmes conditions. »

 

Un droit « Flou » : Autre critique de cette constitutionalisation de l’Etat d’Urgence: les conditions de déclenchement sont floues: un « Péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public », ou un « événement entraînant une calamité publique ».

En effet, le péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public n’est pas défini ni codifié dans la loi constitutionnelle. Or, l’Etat d’Urgence n’est pas déclenché par un « vote », ni par une constatation objective, mais par une décision gouvernementale décidée en Conseil des Ministres. Le seul contrôle possible serait, en référé, celui de la suspension-annulation du décret instaurant l’Etat d’Urgence, devant le Conseil d’Etat.

Mais quel serait le critère de contrôle du Conseil d’Etat?

La loi constitutionnelle attribuerait en effet un pouvoir discrétionnaire au Gouvernement pour décréter ou ne pas décréter l’Etat d’Urgence. Le seul contrôle serait celui du déclencheur, la situation du péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, ou de la calamité publique.

Que serait un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public »? Ce critère n’est pas défini. Il est soumis à la sensibilité du Gouvernement, qui pourra y voir, au choix:

  • une situation de guerilla terroriste armée dans Paris,
  • une manifestation violente,
  • une situation insurrectionnelle contre l’ouverture d’un aéroport régional,
  • une situation de multiplication de fusillades dans la ville de Marseille,
  • le blocage d’infrastructures portuaires ou ferroviaires par des grévistes (Marseille) ou des étrangers en situation irrégulière (Calais),

Comme on le voit, la faiblesse de la définition permet de passer de la défense contre le terrorisme (armée ennemie de l’intérieur) à des situations de crime organisé, ou plus simplement à des revendications catégorielles.

Rappelons que des manifestations ont déjà été interdites à Paris pour des raisons d’ordre public. Notamment parce que la sécurité des manifestants n’était pas garantie. Quel sera désormais le droit opposable garanti aux opposants politiques ou aux revendications catégorielles légitimes? Il est légitime de craindre qu’un mauvais gouvernement, soucieux d’imposer ses vues par la force, fasse interdire toute expression dissidente. Laquelle expression dissidente sera, de fait, un trouble à l’ordre public. Mais la résistance à l’opression est, par définition, un trouble à l’ordre public. Ainsi, le seul critère du trouble à l’ordre public est-il insuffisant pour valider le recours à l’Etat d’urgence. Toute expression publique porte en elle une capacité de trouble à l’ordre public. Il faut impérativement que la loi constitutionnelle règle le curseur de la gravité de l’atteinte à l’ordre public.

Quand à l’imminense du péril, là encore, le critère reste flou, et permet de nombreuses interprétations extensives. Le péril imminent resulte-t’il d’une déclaration d’un opposant ou d’un acte concret constaté? La simple existence d’ennemis radicaux qui manifestent leur volonté de détruire la France suffit-elle à justifier la notion de péril imminent? On est frappé de voir à quel point ce rédactionnel est différent de celui utilisé pour la légitime défense (péril actuel). L’imminence du péril s’oppose à son caractère actuel.

Deuxième critère alternatif, l’événement créant une calamité publique. Là on approche d’une situation objective. Si ce n’est que la calamité publique peut être ressentie de plusieurs manières selon les gouvernements:

  • l’afflux massif d’immigrés
  • un accident ferroviaire ou aérien important
  • une catastrophe naturelle, touchant une population importante,
  • une vague d’attentats

La calamité publique n’étant pas définie, elle peut être de nature « sanglante », (mort d’hommes), ou économique. (crise de la vache folle, fermeture des centres d’approvisionnement en pétrole, …).

Faut-il vraiment donner les pleins pouvoirs à un gouvernement mal intentionné, sur la base de critères aussi flous? Je ne le pense pas. Je pense au rebours que le droit actuel peut suffir, sous réserve de légères améliorations pour assurer une effectivité des pouvoirs de police administrative ou judiciaire. Je pense qu’il est possible d’attribuer au Gouvernement des moyens d’action renforcés, sans pour autant tomber dans le risque de l’Etat d’Urgence. Mon article suivant l’explique.

Je pense surtout qu’il ne faut pas constitutionnaliser des droits ambigües et floues, qui pourraient être dévoyés à la première occasion par un gouvernement pétri de mauvaises intentions.

Mais en définitive, s’il faut vraiment constitutionnaliser ces droits, alors il est indispensable d’adopter une rédaction très stricte, éliminant toute ambiguïté, et prévoyant avec une précision milimétrée le périmètre d’intervention de l’Etat d’Urgence.

Afin que jamais plus l’Etat ne puisse se moquer de nos droits. De nous.

Ariel DAHAN
Pour 2Kismokton

Marisole Tourraine censurée par le Conseil Constitutionnel. Encore un effort!

Conseil ConstitutionnelLa Loi dite « de modernisation de notre système de santé » a été censurée par le Conseil Constitutionnel, Décision n° 2015-727 DC du 21 janvier 2016. La censure porte sur certains de ses éléments les plus emblématiques. Cependant le Conseil valide d’autres éléments plus nocifs… simplement parce qu’ils ne sont pas contraires à la constitution…

Explication!

Le Conseil Constitutionnel censure quatre dispositions majeures: l’interdiction du tabac aromatisé, et l’extension du 1/3 payant obligatoire aux remboursements effectués par les mutuelles et assurances complémentaires au régime obligatoire de sécurité sociale.

Il a cependant validé les salles de Shoot et l’IVG sans délai de réflexion…

Le tabac aromatisé : Le retour de la primauté du droit européen (article 22 §2 de la loi)

Première disposition de la loi contrôlée par le Conseil Constitutionnel, l’interdiction de commercialiser, distribuer, offrir ou promouvoir le tabac aromatisé. Le motif retenu par le Conseil Constitutionnel est que la Loi transpose la directive 2014/40/UE qui impose l’interdiction du tabac aromatisé à partir du 20 mai 2020. Le Conseil Constitutionnel censure le fait que la loi anticipe l’interdiction de 5 ans, en mettant l’interdiction en vigueur à partir du 20 mai 2016. Il s’agit ainsi d’une pure violation du droit européen, lequel s’impose au législateur et a une portée supérieure au droit constitutionnel.

En revanche, le paquet de cigarette neutre est validé. Le Conseil Constitutionnel n’y trouve aucune atteinte aux droits des débitants de tabac.

Salles de Shoot : Le Conseil constitutionnel valide tout le dispositif (mais toujours pas de salles de baise!) – art. 43 et s. de la loi

La censure était demandée à l’encontre de l’ensemble du dispositif. Le Conseil Constitutionnel considère qu’il n’y a pas de rupture de l’égalité des droits au regard de l’interdiction de fournir des produits stupéfiants, et la non-soumission de ces salles aux dispositions des établissements sociaux ou médico-sociaux du Code de l’action sociale et des familles.

Le Conseil constitutionnel considère que le législateur peut autoriser des expérimentations dérogeant, pour un objet et une durée limités, au principe d’égalité devant la loi pourvu que l’objet de l’expérimentation et ses conditions soient suffisamment précises. En l’occurence, la loi a limité l’expérimentation à six ans à compter de la date d’ouverture de la première « salle de consommation à moindre risque » au sein d’un des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques et des dommages pour usagers de drogues. Cette limitation est donc la condition nécessaire et suffisante pour valider l’expérimentation.

De même, l’immunité pénale créée pour les usagers/consommateurs des salles de shoot et des soignants/aidants n’a pas été jugée contraire à la constitution, en raison de la définition limitative des situations d’immunités accordées, de sorte que la loi ne porte atteinte ni au principe d’égalité devant la loi pénale ni au principe de légalité des délits et des peines ;

IVG : Disparition du délai de réflexion (mais maintien du délai de rétractation pour le droit de la consommation! Va comprendre) – Art. 82 de la loi

Le Conseil constitutionnel valide la disparition du délai de réflexion en matière d’IVG, simplement parce qu’il n’existe pas de principe de délai de réflexion dans la constitution!!! Il observe toutefois, pour se « disculper », conscient de la faiblesse de sa motivation, que la candidate à l’IVG a déjà manifesté son intention à deux reprises, dès lors que l’article L. 2212-5 du code de la santé publique modifié par l’article 82 contesté fait obstacle à ce que la demande d’interruption de grossesse et sa confirmation écrite interviennent au cours d’une seule et même consultation;

Il faudra donc être vigilant quand à la modification future de cet article… dernier rempart de réflexion en la matière.

Tiers Payant Généralisé : Censure partielle – art.83 de la loi

Le Conseil Constitutionnel juge que l’extension du régime de tiers payant généralisé aux remboursements des assurances et mutuelles complémentaires n’apporte pas les garanties équivalentes à celles posées pour le régime obligatoire de la sécurité sociale. Notamment, en ce que l’obligation de remboursement imposée à ces entreprises privées ne comporte pas de garanties de délais et de paiement.

En revanche, le principe du libre choix du praticien et du moyen de paiement n’ont pas été jugés critiquables…

Voilà! Voilà!
Comment dire… Cette décision me laisse un arrière-goût amère. Ainsi, on peut donc se shooter et fûmer du tabac arômatisé. Mais toujours pas de salle de baise, alors que la prostitution n’est pas illégale en soi.
Et on peut avorter sans délai de réflexion alors qu’on ne peut pas souscrire un crédit sans attendre un délai de 8 jours!!!
Qui peut comprendre ça?

2kismokton!

Ariel DAHAN

 

 

Voir aussi mon analyse sur les salles de shoot lors de l’adoption de la loi:

Etat d’urgence ou abus de droit?

Etat d'UrgenceEtat d’urgence ou abus de droit?

Le gouvernement a déclaré l’Etat d’Urgence. Les parlementaires ont voté une période d’Etat d’Urgence de 3 mois. Des pouvoirs exceptionnels ont été donné aux services de police et à l’administration pour augmenter le niveau de sécurité face aux risques d’attentats.

Déviance autoritaire? Depuis 15 jours, la plupart des interventions politiques insiste sur le risque de déviance autoritaire, lié par l’Etat d’urgence. Faut-il avoir peur de ce risque de déviance autoritaire?

Un outil indispensable: Il ne faut aucun doute que le recours à l’Etat d’urgence a été un outil indispensable pour réagir à une vague d’attentats d’une violence et d’un caractère nettement inédits en France.

Plus de 2000 perquisitions ont été accomplies en 15 jours, essentiellement auprès des personnes fichées « S ». Un nombre phénoménal d’armes a été découvert pendant ces perquisitions. Plus de 200 assignations à résidence ont été ordonnées. Plus de 20 gardes à vues ont été prolongées en détention provisoire. C’est bien la preuve que les services d’enquête avaient bien accès à un niveau d’information donné, qui leur a permis de lancer les perquisitions, dès qu’ils ont été placés hors contrôle judiciaire.

Moyens compatibles avec l’Etat de Droit? La vrai question qu’il reste à poser, et qui n’est pas assumée par la classe politique, est de savoir si les moyens donnés aux services d’enquête aujourd’hui ne peuvent pas être compatibles avec un état de droit normal. Autrement dit s’il est bien nécessaire de rester dans un régime d’Etat d’Urgence, dans une situation pré-électorale où l’inquiétude est de laisser les clefs d’un régime potentiellement autoritaire à un groupe politique qui ne brille pas par son appétance démocratique. Car si l’Etat d’Urgence sous contrôle socialiste ou républicain n’inquiète pas spécifiquement les juristes, un Etat d’Urgence sous contrôle Front National inquiète fortement, pour des raisons historiques.

Aussi il paraît légitime d’envisager une modification durable du droit commun, pour retourner rapidement au droit commun.

Une longue histoire d’attentats: En définitive, il me semble important de s’interroger sur la question de savoir pourquoi la France ne s’est pas préparée à ce risque, qui n’est pourtant pas inédit dans le monde. Celà fait 3 ans que Mohammed MERAH a initié le terrorisme islamique. François Hollande a été élu dans les remulgues de l’enquête judiciaire consécutives à l’affaire MERAH. Et les exemples récents d’attentats commis par des groupes islamiques depuis le 11 septembre 2001, est élloquent: Madrid le 11 mars 2004, Londres les 7 et 22 juillet 2005, Oslo le 22 juillet 2011, Paris le 2 novembre 2011 (incendie de Charlie Hebdo), Toulouse/Montauban le 11 mars 2012, Algérie le 17 janvier 2013, Boston le 15 avril 2013, Kenya le 22 septembre 2013 (centre commercial), Bruxelles le 24 mai 2014, Paris les 7/9 janvier 2015, Kenya le 2 avril 2015 (université), sans parler des attentats récurents dans les pays islamiques, montraient bien que la mouvance du terrorisme islamique avait changé de méthode, et affichait clairement une volonté de destruction religieuse et suicidaire. Que l’Etat français ne s’y soit pas sensibilisé alors même que nous subissons des attentats depuis plus de 35 ans: attentats de la Rue Copernic (3/10/1980), de la Rue Marbeuf (magazine El Watan) (22 avril 1982), de la Rue des Rosiers (9/08/1982), du lycée Carnot (17/09/1982), d’Orly (15 juillet 1983), Au Palais des Congrès de Marseilles (30/09/1983), Aux Champs Elysées, galerie du Claridge (3/02/1986), et Galerie POint Show (20/03/1986), Poste de l’Hotel de Ville, (8/09/1986), au Pub Renault (14/09/1986), à la Préfecture de POlice, (15/09/1986), Rue de Rennes (17/09/1986), puis 8 attentats à Paris de juillet à octobre 1995, Station RER B St Michel (25/7/1995), Place Charles de Gaulle (17/08), Ligne TGV (26/08), marché parisien (3/09), Ecole juive de Villeurbanne (7/09), Avenue d’Italie (6/10) et RER C (17/10), RER Port Royal (3/12/1996), soit plus de 20 attentats commis sur le territoire français revendiqués par des groupes islamistes.

Mémoire: Que notre pays, population et gouvernements, ait perdu la mémoire des faits est dramatique!

 

Influence des échéances électorales : M’est avis que le premier tour des élections régionales, ce dimanche 6 décembre, va très fortement changer la compréhension politique de la situation. Et que la perspective des présidentielles de mai 2017 va fortement influencer le débat.

Car un Etat d’Urgence mal utilisé permet au gouvernement de jouer de l’abus de droit et du détournement de procédure en permanence.

Et là, on ne se moque plus!

Sommes nous encore gouvernés? COP21 et transports parisiens

GrenouilleSommes nous encore gouvernés?


On pourrait en douter au regard des prises de position contradictoires que nous ont donnés nos édiles en ce qui concerne la circulation en Île de France pendant la « COP21 ».

Gouverner c’est prévoir disait Emile de Girardin
En matière de prévision, celà fait quelques mois que le parisien moyen, qui prends son véhicule le matin pour travailler, s’interroge sur le dispositif sécuritaire pendant le temps de la COP21. Car nul ne doutait sérieusement que Paris serait soumis à un blocage anthologique, tant des axes routiers que des transports en commun.

Mais lorsque le dispositif a été rendu public, dans l’immédiateté de l’après 13 novembre 2015, il n’a pas tenu compte du risque accru d’attentats. Or, il paraissait évident à quiconque s’intéresse un peu à la sécurité que Paris serait en situation d’alerte sécuritaire maximale. La France est en effet sous plan Vigipirate le plus élevé depuis plusieurs années. Renforcé encore depuis les attentats du 11 janvier 2015. Et Paris n’échappe pas à la règle, puisqu’elle concentre les cibles politiques et civiles potentielles des terroristes du monde entier.
Qu’il me soit donc permis de m’interoger sur la pertinence de tenir la 21ème Conférence des Parties, fameuse « COP 21 » à Paris, zone surchargée, qui concentre les plus grandes difficultés de transport de France, voire d’Europe, et qui représente la zone économique et la zone d’emploi la plus grande d’Europe!

Il est évident que tenir une telle conférence en Île de France expose les organisateurs à un cauchemard sécuritaire, ainsi qu’à un cauchemard pour les usagers des transports. D’autant que Anne Hidalgo, notre Maire de Paris, s’ingénue à rendre la circulation routière encore plus improbable, afin de complaire à l’idéologie dominante des privilégiés écolo-gauchistes boboïdeux qui habitent en centre ville et occupent des postes de fonction publique en col blanc! (comprenez des parasites inutiles).

Aussi, tenir la COP21 au Bourget est peut-être une jolie idée politique, mais elle relève d’une absence définitive de vision pragmatique. Il aurait bien mieux vallu tenir la COP21 dans une ville de province bien desservie en autoroutes, aéroports et centres de congrès. Deauville eut été une très donne solution, qui aurait permis de loger les délégations, et de les recevoir sans mettre en péril la zone économique la plus dynamique d’europe!

Effet des attentats:
Cette situation de blocage géographique, déjà connue avant le 13 novembre, est encore plus prégnante dans la logique sécuritaire d’un pays en état de crise, qui a voté les pouvoirs à l’exécutif pour répondre à un danger terroriste prévu et prévisible mais que ce gouvernement avait décidé de négliger depuis 2008 et les ignobles assasinats commis par Mohammed MERAH. François Hollande a hérité d’une situation nouvelle, bien documentée par les services de renseignement, contre laquelle il n’a pas exprimé la moindre volonté de lutte. Jusqu’à ce qu’il y soit contraint le 13 novembre, lorsque les terroristes se sont fait exploser au Stade de France, à proximité relative de sa triste personne. Juste retour de manivelle et enseignement majeur pour quiquonque déciderait encore d’ignorer les menaces sécuritaires.

Gouverner, c’est choisir, selon Duc Gaston de Lévis.
Le plan de crise tel qu’il a été rendu public par le MInistre de l’Intérieur et le Ministre de l’Ecologie et des Transports, co-organisatrice joyeuse de la COP21, est-il extraordinaire d’ingénuité et de fatuité! Ce plan de crise consiste à ne rien changer du plan initial prévu, mais d’imposer deux journées « sans voiture » dans toute l’Ile de France, en gelant les voies d’accès au centre de Paris depuis l’A1, l’A13 et l’A14, ainsi qu’en gelant les voies sur berges, dernière voie rapide accessible aux secours!

Leur logique est donc d’imposer aux convois diplomatiques et à leurs escortes un long parcours routier dans les rues parisiennes, soit jusqu’à l’Helliport pour les délégations les plus nanties, soit jusqu’aux autoroutes amenant au Bourget. Avec l’intervention de 9000 policiers et militaires venus bloquer les intersections tous les 100 mètres!

Alors qu’il eut été certainement plus facile d’imposer à toutes les délégations un transport héliporté depuis le centre de Paris, en transformant l’esplanade des Invalides en héliport temporaire, ce qui aurait eu des conséquences bien moindres sur la circulation en Ile de France.

Ce d’autant plus que nos ministres ont eu la merveilleuse idée de décréter Dimanche et Lundi journée de gratuité des transports en commun, pour inciter les franciliens à abandonner leurs véhicules! Quelle riche idée, lorsqu’on sait que:
– Les réseaux de transport public sont saturés en temps ordinaire
– Les réseaux de transport public sont une cible naturelle évidente pour les terroristes, et n’ont aucun moyen de sécurisation de leurs accès.

Il y a pourtant des évidences qui crèves les yeux!

L’art de gouverner n’a produit que des monstres. Saint-Just.
Le paroxisme de l’inconséquence a été atteint lorsque le Préfet de Police de Paris a réagit, très naturellement, aux affirmations abérantes des ministres, en demandant aux franciliens de s’abstenir de prendre les transports en commun!
Officiellement pour éviter de les saturer sous l’afflux d’un volume anormal de passagers.
Officieusement parce qu’il a rapidement pris conscience du risque terroriste, alors même que nous sommes toujours en état d’alerte maximale et que l’essentiel des forces de police seront affectés à la décoration des carrefours pour regarder paser les délégations!

Un impôt d’un nouveau genre:
Que faut-il comprendre de ces affirmations contradictoires? Venir travailler? Ne pas travailler? Perdre une ou deux journées de travail? Des « congés forcés ». Autrement dit un nouvel impôt. Une mesure d’effet équivalent à un impôt sur le revenu, puisque ne pas venir travailler revient à perdre 1/21ème de sa rémunération mensuelle. Cette journée se compensera pour la plupart des salariés en RTT ou en heures de récupérations. Ou en perte de journée de travail.

2kismokton?
Qui pourrait en douter? Le dindon, c’est toujours nous. Vous, électeurs, à la veille des élections régionales. Moi. Nous tous. Si la gauche avait décidé de favoriser la monté du Front National, elle n’aurait pas mieux fait!

Si vous partagez mon analyse et mon exaspération, faites passer…

Ariel DAHAN

Amateurisme du gouvernement en matière de sécurité

Hollande, Cazeneuve, Valls (et Taubira cachée) se pressent pour communiquer sur le lieux de l'attentat au Bataclan
Hollande, Cazeneuve, Valls (et Taubira cachée) se pressent pour communiquer sur le lieux de l’attentat au Bataclan. Source Le Monde

 

Inquiétude: J’écrivais ailleurs sur Facebook mon inquiétude de voir que notre gouvernement, dans ses composantes les plus importantes (Président, 1er Ministre, Ministre de l’Intérieur, Garde des Sceaux) s’étaient exposés dangereusement sur le site du Bataclan le soir de l’attentat, vers 1h du matin, pour tenir une conférence de presse, au lieu de tenir cette conférence de presse depuis un lieu sécurisé de l’Elysée, de Matignon ou de la Place Beauvau.

VIP En effet, la présence de ces « VIP » sur les lieux d’un attentat, en pleine opération de police, et alors même que les secours sont en train d’intervenir et de procurer leurs soins aux victimes a évidemment compliqué la tache des services d’urgence, secours aux victimes et police judiciaire ou antiterrorisme.
Ainsi, sur le site du Bataclan, au moins 5 convois sécurisés sont arrivés. Rappelons qu’une escorte minimale pour un VIP comporte 3 véhicules et deux motards. Soit, en considérant que F. Hollande se soit contenté d’une escorte simple, 15 voitures et 10 motos, dans une rue encombrée de victimes, de véhicules d’intervention, de presse, et de badauds.

Brouillard de Guerre: Autant dire que la présence de ces politiques sur le terrain, dans le temps incertain de la « brume de guerre », a considérablement retardé à la fois les secours aux victimes, et les investigations, pour permettre une sécurisation suffisante des lieux à fin de médiatisation politicienne.
D’autant plus que François Hollande venait d’échapper par erreur à l’attentat du Stade de France, où il est loisible de considérer qu’il était potentiellement visé. Si les terroristes avaient voulu atteindre le Président au Stade de France, il semble que le niveau de sécurité mis en place ne l’aurait pas empêché.

Informations tirés de l’attaque de Saint Denis: La réalité présentée par F.Moulins, procureur de Paris, est encore très différente. On apprends en effet hier, après lecture des informations de gélocalisation des téléphones des terroriste, que le dernier d’entre eux, tué à Saint Denis, était revenu sur les lieux de l’attentat du Bataclan, jusqu’à minuit 1/2 le soir même.

Risque de sur-attentat: Il aurait tout aussi bien pu commettre un sur-attentat, une réplique, au pire moment, lorsque le gouvernement en son entier se trouvait présent sur place! Il s’en est fallu de l’épaisseur d’un mystère pour que ce scénario d’horreur institutionnelle intervienne.

Logique sécuritaire : La logique sécuritaire aurait voulu que le Président et le Gouvernement se mette à l’abri, pour ne laisser que le Préfet de Police et le Procureur en communication sur le terrain.
Ce retrait s’imposait sur le plan de la sécurité.
Il aurait été logique sur le plan de l’organisation des secours.

Amateurisme gouvernemental : De toute évidence, notre gouvernement n’était pas prêt à gouverner, ce jour là. De toute évidence, comme le soutiens N.Dupont-Aignant, la France n’était pas gouvernée.
Nous jouons avec un gouvernement qui pratique l’amateurisme, dans un combat de professionnels. Il est étonnant que la France ne subisse pas plus de casse!

2kismokton? Mon avis est clair. C’est du peuple que ce gouvernement se joue!

Vendredi 13 novembre, 160 morts, 200 blessés et des questions.

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Vendredi 13 novembre 2015, une vague d’attentats frappe Paris la nuit. 7 lieux touchés. Au moins 3 équipes engagées. Je vous partage mon analyse personnelle de cette information en attendant mieux.

1ère équipe : Des bombes humaines au Stade de France pendant le match France/Allemagne Une faille de sécurité hallucinante!

A 21h30, deux ou trois terroristes-suicide (que D… efface leur nom) font exploser leurs ceintures d’explosifs, pour gagner leurs 70 vierges (espérons qu’elles sont bien vérolées) à proximité du Stade de France,ignorent-ils que le Président de la République himself assiste au match. Que se serait-il passé s’ils avaient pu entrer dans l’enceinte du stade? S’ils avaient pu positionner une bombe sur l’un des chemins de sortie de sécurité? Combien de morts? Vous n’avez qu’à aller voir les zones de déflagration…

Je trouve extraordinaire qu’il soit aussi facile d’approcher le Président de la République française, au point que les abords du Stade de France n’aient pas été sécurisés. Bravo les services secrets. Même si la sécurité du Président n’a peut-être pas été mise en cause, c’est faire très peu de cas de la sécurité des Français. Car ne doutons pas que les premières victimes de l’attentat sont d’abord les vulgus pecum qui ne disposent pas d’un loge sécurisée, d’une voiture blindée et d’une escorte… Notre président trop normal ferait bien de comprendre l’étendue de sa fonction. Il Nous représente. Nous sommes plus importants que lui. A lui de ne pas Nous mettre en danger!

2ème équipe : Mitraillages en voiture, De la Rue Bichat à la rue de Charonne. Retard à l’allumage!

Le premier mitraillage se tient rue de Bichat et 20 rue Allibert, restaurant « Le petit Cambodge« .

Puis la voiture des tueurs continue sa route vers la Rue de Charonne et la Rue Gaston Cavaillac. Emplacement réputé pour concentrer 6 restaurants branchés!

Enfin, elle remonte vers la rue Beaumarchais pour s’arrêter au 50 Bd Voltaire, au Bataclan, où les terroristes s’enferment dans une prise d’otage aux conséquences qu’on connaît.

Les terroristes ont fait le choix d’une terrasse tranquille avant de partir, dans le flot de circulation, commettre d’autres tueries.

Combien d’équipes? Une reconstitution de l’itinéraire par MAPPY donne un périple supérieur à 1h30! Avec une quasi logique dans le cheminement. Mais une interrogation sur le déroulement réel : Y avait-il une seule équipe mobile, ou deux équipees mobiles? Il faut s’interroger sur la chronologie exacte des faits. Et attendre les résultats de l’enquête. Notamment l’interrogation des caméras de vidéosurveillances.

Reste à s’interroger sur la rapidité de la réaction des services de police!

Les attentats du vendredi 13 novembre

Carte des attentats commis le vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Source TF1

Rapidité de l’intervention policière? Je ne pense pas que cette question soit illégitime. Compte tenu du périple et du temps de circulation entre les différents points visés, il faut s’interroger sur la capacité de nos forces de police à se mobiliser et à intervenir en protection des citoyens, dans un délai compatible avec le besoin d’urgence.

Des témoins font état d’un délai de 15 minutes avant que les premiers véhicules de police interviennent sur le lieu de la fusillade du restaurant rue de Charonne, à 5 minutes à pied du commissariat central du 11ème! Pourquoi ce délai?

Moyens d’appréhension des suspects : De quels moyens de poursuite et d’arrestation disposent les services de police pour appréhender une voiture armée Paris? Des hellicoptères peuvent-ils suivre cette voiture, aidés par la vidéosurveillance? Des véhicules d’intervention sont-il disponbles pour organiser des barrages?Nos policiers sont-ils armés? Si la seule réponse au terrorisme consiste à doter les agents verbalisateurs de gilets pare-balle, et de multiplier les caméras de vidéo-verbalisation, nous sommes foutus!

2kismokton?
Encore une fois, du citoyen. Et encore une fois, c’est le citoyen qui saigne et qui pleure! Il faut que celà cesse!

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière
Réflexions juridiques sur l’ubérisation de l’économie dans les métiers réglementés.

Il est devenu convenu, dans les milieux économiques, de s’extasier face aux miracles de l’ubérisation de l’économie, au regard de la création de revenus complémentaires que ces entreprises génèrent, au nom de la fameuse « destruction créatrice » d’emploi…

Pour autant, est-il permis de trouver cette évolution très dangereuse pour l’économie des pays développés, lorsque cette évolution se fait à contre-courant de l’histoire, en profitant d’une libéralisation sauvage de tout un pan des métiers : les métiers relevant d’une protection à l’entrée en raison d’une règlementation de protection des consommateurs ou usagers. Autrement appelés métiers ou professions règlementés.

3 grands secteurs pionniers: A ce jour, ce sont essentiellement trois secteurs qui sont concernés par l’économie participative :
– En premier, et bien avant Uber, le secteur de l’information a très vite compris l’intérêt de faire participer ses lecteurs à la création du contenu. Fédérer et regrouper les « news », même sans les vérifier, cela fait toujours de l’information. Et certains médias se sont fait une spécialisation dans la retransmission d’informations provenant de blogs, et autres comptes tweeter…
– Le deuxième secteur à avoir adopté la mode participative avant la lettre, c’est le secteur du conseil aux individus. Conseils juridiques, conseils médicaux, conseils en tout genre, tout est bon pour faire participer l’usager à la création de son propre service. Avec une nuance de taille toutefois : ces « participateurs » là ne participent généralement que pour la gloire, à des conseils gratuits donnés en ligne.
– Le troisième secteur est évidemment celui des Transports, que ce soit le transport des personnes, mis à l’honneur notamment par Über, mais également et depuis peu, le transport de paquets en mode collaboratif incitatif.

Mais ce sont également les services financiers, plateformes de financement participatif…, qui viennent concurrencer les professionnels de la levée de fond et de l’investissement côté, et les services de crédit, microcrédit ou autre, qui remplacent les établissements de crédit…

Et très prochainement, pourquoi pas, des prestations de massage participatifs ? Des soins cardio-pulmonaires en mode participatif ? Une défense juridique en mode participatif ? Notons que le conseil juridique en mode participatif est déjà acquis par les forums juridiques…

Avancée ou régression? Est-ce une avancée de notre société, ou au contraire une régression sans précédents ?

Je répondrai à cette question au travers de l’exemple du marché des transports. Il faut remonter très antérieurement à la Venise de Marco Polo et de Shylock pour retrouver un mode moins régulé que l’univers des transports.
De tous temps, le marché des transports a été un marché capitalistique. Il fallait bien que le transporteur « arme » ses moyens de transport, caravanes de chameaux, navires,… Ce marché capitalistique avait des règles, pour garantir la prise de risques entre l’armateur, l’affréteur et le capitaine. On appelait cela (on l’appelle toujours) « l’expédition maritime ». L’aventure et le risque transpirent largement de cette expression !

Prétendre aujourd’hui que M. Lambert ou Mme Michu peuvent s’improviser transporteurs, fût-ce en mode participatif, est une escroquerie mentale ! Et une concurrence déloyale toxique, voire « mortifère » létale pour tout le secteur des transports. En effet, M. Lambert ou Mme Michu n’investissent rien dans l’opération de transport qu’ils effectuent. Ils ne voient cette intervention participative que comme un moyen de diminuer le coût de leur propre transport. Qu’ils transportent un passager dans leur voiture, ou un colis dans leur coffre, ils n’ont pas affecté de biens à cette activité. Ils n’ont pas engagé un patrimoine. Ils cherchent simplement à optimiser un coût d’exploitation de leur moyen de transport personnel.
Ils ne souscrivent à aucune des obligations du transporteur. Et s’ils en supportent les risques juridiques, ils n’en comprennent très certainement pas l’étendue.

Allons un peu plus loin : qu’en serait-il pour certaines activités qui sont nécessairement associées, pour la rumeur publique, à des organisations réglementées :
– Ainsi d’un casino uber-like : Depuis que les salles de jeu d’argent ont été règlementées, les tripots sont devenus clandestins, et il est interdit, dans l’ensemble des pays industrialisés, de miser des sommes sur des jeux de hasard, sans passer par une installation agréée. Comment appellerait-on le service de bookmaker tenu de manière participative par votre gardienne ou le fils de votre coiffeur pendant qu’il revient du lycée ou que vous faites vos courses ?
Dans un élan mercatique digne des meilleurs créateurs, on pourrait certainement appeler ce service participatif « TreePot ». Mais au-delà de l’évocation du merveilleux monde numérique, il n’en reste pas moins que le bookmaker occasionnel contreviendrait aussi certainement à la législation sur les établissements et cercles de jeux de hasard, que ne le ferait le bookmaker illégal du réverbère de l’angle de la 19ème rue à Brooklyn !
– Que dire de l’édition de films pornographiques, ou il y a fort à parier que les pornographes « participatifs » du samedi soir, qui ne voient dans cette opération qu’un moyen de rentabiliser l’équipement vidéo familial et de participer à un moment de stupre bien compris, risqueraient de se faire considérer – au mieux comme des proxénètes, au pire comme des violeurs…
– Que dire du pharmacien participatif occasionnel, qui distribuerait à la demande en mode participatif ses antidépresseurs, stimulants, et autres opiacés, à l’occasion d’une virée en boite de nuit ? L’uberisation du monde moderne permettrait-elle d’éviter la qualification de trafic de stupéfiants ? Permettrait-elle de se passer des pharmaciens comme le souhaite si vivement la grande distribution ?

Service Public? Voyons au-delà : Peut-on envisager un service public ubérisé ?
– Des policiers participatifs (lorsqu’ils ne sont pas bookmakers occasionnels) ?
– Des U-Do-It-pompiers ? Après tout, une simple formation de 15 jours pourrait suffire pour claquer un PV sur un pare-brise, ou percuter un extincteur !!!

Fantasme anarchique ultime! Dans la même logique, pourra-t’on un jour (fantasme ultime de l’anarchiste qui se respecte) se passer d’élections et évoluer vers un gouvernement über ? Je pourrais être un très bon maire participatif, les quelques jours où j’aurais envie de m’y coller. Et je suis certainement un meilleur ministre de la défense, les jours où je discute avec mes potes au bistrot ou au kiosque en bas de mon bureau…

Le raisonnement par l’absurde a ceci de bien qu’il montre vite les limites inacceptables d’une fausse bonne idée.

Faut-il pour autant rejeter l’idée des activités participatives avec l’eau d’über ? Certainement pas, mais il faut préciser le concept. Les professions artisanales, commerciales ou industrielles ont une raison d’être, et leur régime relativement rigoureux afin de garantir la sécurité des transactions.

L’idée d’une économie participative n’est pas mauvaise en soi. Mais il faut s’entendre sur la définition des personnes susceptibles d’y participer : On ne peut pas demander à des opérateurs spécialisés de rester en concurrence frontale avec des prestataires occasionnels qui ne subissent pas les contraintes légales quotidiennes de l’activité. En revanche, une bonne économie participative serait une économie où les opérateurs économiques professionnels pourraient participer à moindre coût à une bourse de prestations et services mondialisée.

C’est déjà un peu le cas : Certains électriciens placent des contrats Poweo ou Direct Energie. Certains plombiers placent des contrats de gaz… Et certaines régions ont mutualisé les prises d’ordre dans le domaine des transports, permettant à un transporteur de ne pas revenir à vide ! Il faudrait pouvoir organiser les activités participatives au travers d’une offre quasi-publique de prestations.

Mais la limite doit être posée. Toutes les professions ne peuvent pas être ouvertes à l’action participative.
Faut-il aussi permettre au plombier de transporter un passager ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre au taxi de faire également de l’installation électrique ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre à l’Avocat ou au Notaire d’accorder des crédits à ses clients ou de placer l’argent de ses clients ? L’expérience a montré qu’il ne le fallait pas.
La limite de l’action participative doit dont être pensée en fonction des intérêts et des obligations de chaque secteur. Et non en fonction du seul caractère innovateur de l’activité nouvelle. Ou de l’opportunité occasionnelle. En l’occurrence, l’occasion ne doit pas faire le larron (participatif).

Ariel DAHAN
Avocat

Pour 2kismokton