Plaidoyer pour la France et mes ancêtres gaulois

Plaidoyer pour la France et mes ancêtres gaulois.

Gravure de Pérot - Vercingétorix à Alésia

Vercingétorix à Alésia

Être français, même quand on est juif d’Europe de l’Est ou d’Afrique du Nord, musulman sénégalais, harki algérien… c’est avant tout endosser l’histoire particulière de la France. Se sentir solidaire des Gaulois contre les Romains.
Mes ancêtres familiaux différent de mes ancêtres politiques. L’affirmation « nos ancêtres les Gaulois » renvoi à cette leçon d’histoire apprise à tous les Français. L’accepter c’est revendiquer la spécificité de l’esprit français.

Les Gaulois, anciennes tribus celtes installées sur le territoire depuis 500 AC, ond développé une civilisation qui a marqué le fond culturel commun français. Et pas uniquement pour le gaulois futé de Gosciny et Uderzo…

Des Gaulois découlent les premières règles d’élection du chef, puis la fameuse loi Salique qui nous sépare de l’Angleterre et de l’Italie dans la dévolution des titres nobiliaires. (en fait la loi Salique provient des Francs Saliques, peuplade qui occupait aussi la Gaule à la même époque). Ainsi que la relation des Français a leurs chefs. Le chef gaulois n’est pas issu de la cuisse de Jupiter. Il a été élu par ses paires.
L’esprit gaulois c’est s’autoriser à le contester en permanence. On aime ou pas. Mais ça nous distingue du Romain qui accepte le principe du Dictateur nécessaire, ou du Goth… Même maintenant!

Des gaulois découlent les premières institutions scolaires du continent européen, avec un répartition en degrés (primaire, secondaire, supérieur). Jusqu’à ce que Rome envahisse le territoire et impose la civilisation méditerranéenne.

Se revendiquer gaulois, ce n’est pas invoquer le dieu LUG. C’est surtout revendiquer l’héritage composite de la nation française: Un peuplement gaulois envahi par les Vikings, les Romains, les Bretons, les Catalans, les juifs et les Sarrasins…

Se revendiquer Gaulois par opposition aux Mèdes, Carthaginois, Grecs, Romains, Barbaresques ou Maures, c’est accepter un rapport irrévérencieux à la hiérarchie à l’origine de l’exception culturelle française. C’est ne pas effacer l’histoire à chaque invasion culturelle.

Bref, qu’importe si mes gènes ne comportent pas une goutte de sang gaulois. Je me revendique de cet héritage culture et politique exceptionnel qui a forgé la France depuis 2500 ans. Et en outre j’ai mon héritage culturel familial et religieux, qui me donne une vision décalée en plus.

Sans Gaulois, pas de Vercingétorix rendant les armes à César. Pas de Soisson, pas non plus de dynasties royales successives. Pas de mérovingiens. Pas de reprise par la France de la succession de l’empire romain par Charlemagne. Pas de Carolingiens. Pas de Bourbons. Pas de croisades, pas de fille aînée de l’église, de Juifs du Pape. Pas de Louis XII mort à Carthage, Pas d’Henri IV, d’Anne de Bretagne, de Louis XIII, de Richelieu, de Colbert, de Louis XIV, de Napoléon, … Pas d’annexion de l’Algérie, de décret Crémieux, de nationalité pour les juifs de France… (précisons qu’avant le décret Crémieux, avait été voté le Sénatus-consulte du 14 juillet 1865 attribuant la nationalité française aux musulmans d’Algérie, s’ils en faisaient la demande, statut qui a été massivement rejeté par la communauté musulmane car elle supposait qu’ils renonçassent à l’un des traits les plus saillants de leur mode de vie : la polygamie!)

Bref sans les Gaulois pas de France comme je la connais et je l’aime.
Pas de Rabelais. De Ronsart, Corneille, Molière, Lully, Lamartine, Hugo, Zola..
Pas de Rousseau, de Sartre, de Cohen (Albert)…
Pas de Rachi, d’Averoes, de Pasteur, …

J’aime la France. Et mes ancêtres politiques sont gaulois, d’où qu’ils viennent. Nécessairement. Ontologiquement. Comme un américain doit se revendiquer héritier des pionniers du May-FLower…

Ariel Dahan

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière
Réflexions juridiques sur l’ubérisation de l’économie dans les métiers réglementés.

Il est devenu convenu, dans les milieux économiques, de s’extasier face aux miracles de l’ubérisation de l’économie, au regard de la création de revenus complémentaires que ces entreprises génèrent, au nom de la fameuse « destruction créatrice » d’emploi…

Pour autant, est-il permis de trouver cette évolution très dangereuse pour l’économie des pays développés, lorsque cette évolution se fait à contre-courant de l’histoire, en profitant d’une libéralisation sauvage de tout un pan des métiers : les métiers relevant d’une protection à l’entrée en raison d’une règlementation de protection des consommateurs ou usagers. Autrement appelés métiers ou professions règlementés.

3 grands secteurs pionniers: A ce jour, ce sont essentiellement trois secteurs qui sont concernés par l’économie participative :
– En premier, et bien avant Uber, le secteur de l’information a très vite compris l’intérêt de faire participer ses lecteurs à la création du contenu. Fédérer et regrouper les « news », même sans les vérifier, cela fait toujours de l’information. Et certains médias se sont fait une spécialisation dans la retransmission d’informations provenant de blogs, et autres comptes tweeter…
– Le deuxième secteur à avoir adopté la mode participative avant la lettre, c’est le secteur du conseil aux individus. Conseils juridiques, conseils médicaux, conseils en tout genre, tout est bon pour faire participer l’usager à la création de son propre service. Avec une nuance de taille toutefois : ces « participateurs » là ne participent généralement que pour la gloire, à des conseils gratuits donnés en ligne.
– Le troisième secteur est évidemment celui des Transports, que ce soit le transport des personnes, mis à l’honneur notamment par Über, mais également et depuis peu, le transport de paquets en mode collaboratif incitatif.

Mais ce sont également les services financiers, plateformes de financement participatif…, qui viennent concurrencer les professionnels de la levée de fond et de l’investissement côté, et les services de crédit, microcrédit ou autre, qui remplacent les établissements de crédit…

Et très prochainement, pourquoi pas, des prestations de massage participatifs ? Des soins cardio-pulmonaires en mode participatif ? Une défense juridique en mode participatif ? Notons que le conseil juridique en mode participatif est déjà acquis par les forums juridiques…

Avancée ou régression? Est-ce une avancée de notre société, ou au contraire une régression sans précédents ?

Je répondrai à cette question au travers de l’exemple du marché des transports. Il faut remonter très antérieurement à la Venise de Marco Polo et de Shylock pour retrouver un mode moins régulé que l’univers des transports.
De tous temps, le marché des transports a été un marché capitalistique. Il fallait bien que le transporteur « arme » ses moyens de transport, caravanes de chameaux, navires,… Ce marché capitalistique avait des règles, pour garantir la prise de risques entre l’armateur, l’affréteur et le capitaine. On appelait cela (on l’appelle toujours) « l’expédition maritime ». L’aventure et le risque transpirent largement de cette expression !

Prétendre aujourd’hui que M. Lambert ou Mme Michu peuvent s’improviser transporteurs, fût-ce en mode participatif, est une escroquerie mentale ! Et une concurrence déloyale toxique, voire « mortifère » létale pour tout le secteur des transports. En effet, M. Lambert ou Mme Michu n’investissent rien dans l’opération de transport qu’ils effectuent. Ils ne voient cette intervention participative que comme un moyen de diminuer le coût de leur propre transport. Qu’ils transportent un passager dans leur voiture, ou un colis dans leur coffre, ils n’ont pas affecté de biens à cette activité. Ils n’ont pas engagé un patrimoine. Ils cherchent simplement à optimiser un coût d’exploitation de leur moyen de transport personnel.
Ils ne souscrivent à aucune des obligations du transporteur. Et s’ils en supportent les risques juridiques, ils n’en comprennent très certainement pas l’étendue.

Allons un peu plus loin : qu’en serait-il pour certaines activités qui sont nécessairement associées, pour la rumeur publique, à des organisations réglementées :
– Ainsi d’un casino uber-like : Depuis que les salles de jeu d’argent ont été règlementées, les tripots sont devenus clandestins, et il est interdit, dans l’ensemble des pays industrialisés, de miser des sommes sur des jeux de hasard, sans passer par une installation agréée. Comment appellerait-on le service de bookmaker tenu de manière participative par votre gardienne ou le fils de votre coiffeur pendant qu’il revient du lycée ou que vous faites vos courses ?
Dans un élan mercatique digne des meilleurs créateurs, on pourrait certainement appeler ce service participatif « TreePot ». Mais au-delà de l’évocation du merveilleux monde numérique, il n’en reste pas moins que le bookmaker occasionnel contreviendrait aussi certainement à la législation sur les établissements et cercles de jeux de hasard, que ne le ferait le bookmaker illégal du réverbère de l’angle de la 19ème rue à Brooklyn !
– Que dire de l’édition de films pornographiques, ou il y a fort à parier que les pornographes « participatifs » du samedi soir, qui ne voient dans cette opération qu’un moyen de rentabiliser l’équipement vidéo familial et de participer à un moment de stupre bien compris, risqueraient de se faire considérer – au mieux comme des proxénètes, au pire comme des violeurs…
– Que dire du pharmacien participatif occasionnel, qui distribuerait à la demande en mode participatif ses antidépresseurs, stimulants, et autres opiacés, à l’occasion d’une virée en boite de nuit ? L’uberisation du monde moderne permettrait-elle d’éviter la qualification de trafic de stupéfiants ? Permettrait-elle de se passer des pharmaciens comme le souhaite si vivement la grande distribution ?

Service Public? Voyons au-delà : Peut-on envisager un service public ubérisé ?
– Des policiers participatifs (lorsqu’ils ne sont pas bookmakers occasionnels) ?
– Des U-Do-It-pompiers ? Après tout, une simple formation de 15 jours pourrait suffire pour claquer un PV sur un pare-brise, ou percuter un extincteur !!!

Fantasme anarchique ultime! Dans la même logique, pourra-t’on un jour (fantasme ultime de l’anarchiste qui se respecte) se passer d’élections et évoluer vers un gouvernement über ? Je pourrais être un très bon maire participatif, les quelques jours où j’aurais envie de m’y coller. Et je suis certainement un meilleur ministre de la défense, les jours où je discute avec mes potes au bistrot ou au kiosque en bas de mon bureau…

Le raisonnement par l’absurde a ceci de bien qu’il montre vite les limites inacceptables d’une fausse bonne idée.

Faut-il pour autant rejeter l’idée des activités participatives avec l’eau d’über ? Certainement pas, mais il faut préciser le concept. Les professions artisanales, commerciales ou industrielles ont une raison d’être, et leur régime relativement rigoureux afin de garantir la sécurité des transactions.

L’idée d’une économie participative n’est pas mauvaise en soi. Mais il faut s’entendre sur la définition des personnes susceptibles d’y participer : On ne peut pas demander à des opérateurs spécialisés de rester en concurrence frontale avec des prestataires occasionnels qui ne subissent pas les contraintes légales quotidiennes de l’activité. En revanche, une bonne économie participative serait une économie où les opérateurs économiques professionnels pourraient participer à moindre coût à une bourse de prestations et services mondialisée.

C’est déjà un peu le cas : Certains électriciens placent des contrats Poweo ou Direct Energie. Certains plombiers placent des contrats de gaz… Et certaines régions ont mutualisé les prises d’ordre dans le domaine des transports, permettant à un transporteur de ne pas revenir à vide ! Il faudrait pouvoir organiser les activités participatives au travers d’une offre quasi-publique de prestations.

Mais la limite doit être posée. Toutes les professions ne peuvent pas être ouvertes à l’action participative.
Faut-il aussi permettre au plombier de transporter un passager ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre au taxi de faire également de l’installation électrique ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre à l’Avocat ou au Notaire d’accorder des crédits à ses clients ou de placer l’argent de ses clients ? L’expérience a montré qu’il ne le fallait pas.
La limite de l’action participative doit dont être pensée en fonction des intérêts et des obligations de chaque secteur. Et non en fonction du seul caractère innovateur de l’activité nouvelle. Ou de l’opportunité occasionnelle. En l’occurrence, l’occasion ne doit pas faire le larron (participatif).

Ariel DAHAN
Avocat

Pour 2kismokton

La parole et le délit : Penses, Charlie!

LA PAROLE ET LES DELITS : « PENSES, CHARLIE ! »charia-hebdo-bruit-faire-raisonner-caisse-L-aFtHEf

Les attentats de janvier 2015 à Paris ont créé un choc identitaire dans le monde entier, autour de ce qui a été faussement considéré comme la « liberté d’expression », alors qu’il ne s’agissait en réalité que de la liberté de caricaturer. Ce qui est étonnant dans ce concert de bons sentiments, c’est que personne n’a osé émettre l’opinion que le caricaturiste n’est pas forcément un « journaliste », un « héro » de l’information, ou n’émet pas nécessairement une « opinion », mais n’est qu’ un « amuseur », qui force jusqu’à l’outrage un trait attribué à tort ou à raison à un individu ou à un groupe.

Mais la France a une longue histoire de confrontation avec la caricature, où in fine, les caricaturistes ont su créer un droit factuel d’acceptation jurisprudentielle autour de lois qui ont été émasculées à coup de plume et de crayon. Et si le caricaturiste est aujourd’hui encore plus libre que le journaliste de la presse écrite, en excipant de la licence artistique lorsqu’il ne peut revendiquer la liberté de la presse, il bénéficie pourtant du régime ultra-protecteur des lois sur la presse : régime spécifique en matière d’injure et de diffamation, prescription ultra-courte et jurisprudence correctionnelle très compréhensive.

Au point que le caricaturiste a fait des émules dans son ancien peuplement : le comique, le bateleur. Ainsi de l’ex-humoriste Dieudonné qui est devenu un individu scandant des messages politiques haineux sous la protection de l’humour et de la liberté d’expression. On sait qu’en définitive c’est l’outrance de son propos et l’atteinte à l’ordre public qui eurent raison de lui. Les grands malfaisants tombent toujours par excès de confiance confinant à la folie !

Pour en revenir à la France et à son droit en matière de caricature et d’humour outrageant, elle s’est progressivement dépouillée de ses armes à l’encontre de l’outrage, public ou privé, fait aux individus ou aux groupes, pour ne plus conserver que l’injure et la diffamation.

Or, lorsque le caricaturiste sévit, s’il s’amuse beaucoup lui-même, premier spectateur de son bon trait, comme le ferait le one-man-show de ses mots, il sait qu’il va blesser et plaire. Blesser la victime de son attaque, plus ou moins cruellement selon l’outrage du trait, et plaire aux ennemis de la victime. Il le fait avec un sentiment d’impunité inouï et inconnu ailleurs dans aucun autre domaine. Qui oserait traiter un homme politique de « sodomite passif » ? Et pourtant le caricaturiste n’hésitera jamais à positionner un avatar vaguement reconnaissable de ce dernier en situation d’humiliation sexuelle. Qui oserait injurier une femme politique (hormis le camarade Mélenchon, face à Angela Merkel) ? Et pourtant le caricaturiste n’hésitera jamais à représenter celle-ci en situation dégradante.

Wolinsky, Charb, Tignous et dans une moindre partie Cabu ne s’en sont jamais privés, non plus que Reiser, ou autres dessinateurs humoristiques reconnus pour leurs caricatures. De même que les comiques de Canal Plus qui, tels Antoine DeCaunes à ses débuts, Nicolas Bedos à présent… se sont grimés en situation de représenter l’homme ou la femme publique du moment, politicien, sportif ou artiste, en caricature outrancière, voire insultante, sous la bannière de la franche rigolade. Sur l’air de « je peux t’insulter, c’est juste pour faire de l’audience et rigoler un maximum, mais en réalité je n’en pense rien, donc ce n’est pas grave… ».

Situation intolérable lorsque le même humour franchit la barrière du professionnel de la gaudriole pour se retrouver chez le politique. Ainsi Le Pen s’essayant à un trait d’humour se mutile lui-même avec son « Durafour-crématoire » ! Et c’est tant mieux ! L’homme politique doit conserver un niveau d’honorabilité que l’humoriste, bouffon autoproclamé et accepté, a perdu de manière ontologique. Tel le bouffon du Roi, il n’a plus de respect. Ce qui lui donne ce statut exceptionnel d’être le seul à pouvoir insulter le Roi. A condition qu’il le fasse sous l’aspect de la bouffonnerie. 

Exception culturelle française remarquable, qui en dit plus long sur la culture française que tous les discours philosophiques sur la liberté d’expression : Le bouffon est libre de parler, parce qu’il ne représente précisément pas une fonction politique ou publique. C’est un amuseur. Certainement pas un journaliste. S’il est libre de s’exprimer c’est qu’il passe pour fou. Si ses propos éclairent le Roi, ils ne sont pas protégés par un statut quelconque, mais uniquement par leur caractère apparemment incohérent, et l’effet réflexe qu’il produit sur les zygomatiques ! 

De toute évidence, le journaliste n’a jamais eu ce statut. Il s’est toujours pensé comme étant un être supérieur, qui éclaire la société par son analyse ou son rapport sur les faits. Et c’est pour cela que le journaliste est protégé : pour lui permettre d’apporter à la société des informations ou des idées qui n’auraient pas forcément cours autrement. Qu’elles soient en faveur de la liberté comme c’est le plus souvent le cas, ou en faveur de l’ostracisme. Il existe une presse des extrêmes, la gauche touchant souvent la droite à leurs extrêmes. 

Mais le caricaturiste, s’il a vite été protégé par les lois sur la liberté d’expression, n’a pas toujours été préservé de la vindicte de la victime : Ainsi au 19ème siècle, les duels n’étaient pas rares, pour un « bon mot » de trop ou un croquis déplacé. C’est aussi au 19ème siècle que la caricature française a pris ses lettres de noblesse.

 Cette situation interpelle aujourd’hui à l’aune d’autres droits, d’autres règles, venant d’autres cultures qui ont avec le mot, la parole, un rapport très différent de celui de l’occident. C’est que dans ces cultures, le mot prépare l’action. Pour eux, Dire, c’est être et dire, c’est faire ! C’est pourquoi l’injure est plus grave que le coup. 

Pour prendre la Thora comme exemple que je connais mieux, les délits liés à la parole sont au nombre de trois, et sévèrement réprimés tous les trois.

  • Le mensonge – crime capital !

Ce premier délit est le plus connu : Il est directement issu du 8ème Commandement : Tu ne mentiras pas !

Ce commandement est très gravement considéré par les rabbins et la jurisprudence rabbinique. Mais également par l’église et la jurisprudence canonique. Le mensonge est considéré comme le point d’entrée du Diable sur terre. C’est un des péchés mortels de la chrétienté. Par le mensonge on détruit aussi sûrement un être humain que par le glaive.

Le mensonge correspond à tout ce que le mot peut comporter de mauvais, et d’outrance. Ainsi, la calomnie, la diffamation, sont visées dans le mensonge. Du faux témoignage aux poids et mesures tronqués, le mensonge est partout dans la vie de l’Homme, et celui-ci doit s’en prémunir en toute circonstance pour rétablir la vérité (des prix, des mesures, de l’information, …).

  • Le Lashon Hara : לשון הרע ou médisance gratuite, plus grave que le mensonge car invérifiable et incontrôlable  

L’origine de l’interdiction du Lashon Hara se trouve dans le Lévitique et non dans les 10 commandements initiaux. « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple ». (Lev.19.6)

Ce délit est différent du mensonge. Il ne s’agit plus ici de atteinte à la vérité, mais au contraire d’exprimer la vérité, mais avec l’intention de nuire. Ainsi, dire de quelqu’un qu’il est riche peut être la vérité. Mais cela l’expose au regard d’envie d’autrui. La « mauvaise langue », « langage du mal » est considéré comme plus grave que le mensonge, et plus grave que les péchés capitaux, en raison de ce que le mensonge peut être rectifié, alors que la médisance calomnieuse ne sera jamais corrigée, puisqu’elle montre un fait réel, un caractère avéré d’une personne, mais que ce regard porté sur elle n’est fait que dans l’intention de nuire. Lorsque le mal est porté, il n’y a même plus de possibilité d’en demander pardon. Il se répand tout seul et échappe à son auteur.

Un propos est considéré comme lashon hara lorsqu’il reporte un fait vrai. Son caractère public ou privé reste débattu, car la calomnie se répand aussi dans le secret des conversations privées. Son contenu n’est pas nécessairement négatif intrinsèquement. C’est le regard global porté par la rumeur publique sur la globalité de l’information qui crée le préjudice.

Si l’origine de ce délit se retrouve directement dans la Thorah, (Livre Levitique, 19-6), c’est la jurisprudence rabbinique qui a fait évoluer la notion, jusqu’à la notion que connaissent tous les peuples méditerranéens : le « mauvais œil ». Notion dans laquelle même l’éloge peut être néfaste, et qui exige de se prémunir des situations douteuses.

  • L’injure : interdiction de faire honte à autrui – et le droit à réparation lié au tort subi

Le Talmud de Jérusalem introduisait l’incrimination pénale d’injure aux professeurs, rabbins et anciens. (B K 6c) « Celui qui apporte la honte à un ancien lui payera le prix de sa honte. »

La jurisprudence rabbinique de l’époque du Royaume de Judée, reprise dans le Talmud de Jérusalem, relate l’affaire « Meshullam vs/ R. Judah Ben Hanina » dans laquelle la dispute entre les deux est parvenue à R. Simeon Ben Lakish, qui officiait en qualité de juge, et qui a condamné Meshullam à une amende d’un « Litra d’or ». Ce précédent jurisprudentiel a été repris dans la loi juive, Halakah, et a été appliqué régulièrement par l’ensemble des autorités religieuses. Ce précédent a été étendu à tous les élèves (protection du professeur, étendue à la protection de l’étudiant par l’interdiction de lui faire honte).

Ce précédent a été codifié par Maïmonide, « Yad, Hobel, iii.5 » où l’amende a été fixée à 35 Dinard d’or, soit le poids de 8 3/4 de shekels d’or de l’époque.

Ce privilège ne protégeait initialement que les étudiants. Les non-étudiants n’avaient pas d’action civile pour les cas d’insulte ou d’injure. Toutefois le fait de « faire blanchir le visage d’un homme en public » (expression de sa honte) ou « d’attacher un surnom moqueur à un voisin » a été très vite considéré comme un péché impardonnable qui serait sanctionné dans l’au-delà. Cette règle a été étendue en Espagne à presque tous les étudiants talmudistes (le talmud n’étant pas du droit positif hors du Royaume de Judée).

D’ailleurs il est très intéressant de constater que le terme applicable « Ona’ah », qui concernait initialement les fausses mesures, la tromperie, la fraude, a été progressivement étendu à l’oppression, à la maltraitance, à la vexation… ! De même, il a été jugé (Ket. 46a) que le fait de « faire un rapport vicieux ou pernicieux” (calomnie) est reconnu comme un péché, bien qu’il n’y eut pas encore de sanction civile possible. « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple ». (Lev. xix. 16);

Le rapport avec Charlie ? Tout simplement que l’on doit douter de l’intérêt public du droit d’injurier une personne, de lui faire honte, de lui nuire par volonté de faire un jeu de mot, par simple volonté d’audience, de publication, de lucre !

Le caricaturiste ne devrait plus être protégé par les lois sur la presse. Ce n’est qu’un artiste, un simple artiste, et non un journaliste comme on cherche à le prétendre. Au même titre que l’humoriste.

Cela n’autorise évidemment pas à tuer les caricaturistes. Le duel d’honneur a été interdit en France par Louis XIII. Et les duels du 19ème siècle renvoient à une période et à des mœurs qui n’existent plus. Mais le caricaturiste devrait d’abord penser aux conséquences de ses dessins. L’altruisme, le principe « ne pas nuire à autrui », devraient être des principes inscrits aux fronts de toute personne s’exprimant dans la sphère publique et bénéficiant de ce privilège exceptionnel de pouvoir exprimer pour les autres ses idées. Nous touchons là au corolaire nécessaire de la liberté d’expression.

Si « Sans liberté de blâmer il n’existe pas d’hommage sincère », (Beaumarchais), il est possible de dire « Sans limitations à la liberté d’expression, il n’existe pas de libertés individuelles ». Car la liberté s’arrête là où commencent les droits des tiers.

Il est aujourd’hui urgent de redéfinir les limites du droit de caricature, et de requalifier l’humoriste et le caricaturiste, qui ne devraient pas bénéficier des lois protectrice de la presse. Non pas pour interdire Charlie Hebdo de publier ses caricatures, mais pour signifier à l’amuseur public que ses actes ne peuvent pas être dépourvus de responsabilité. Si des groupes qui s’estiment atteints dans leur dignité ou leur honneur peuvent poursuivre l’auteur ou l’éditeur d’un écrit en responsabilité, la capacité du recours juridictionnel délégitime automatiquement le recours à la violence. L’action légitime désarme l’action illégitime.

Est-ce suffisant pour éviter le terrorisme ? Bien évidemment non. Personne ne peut sérieusement considérer que le terrorisme peut avoir un prétexte légitime. Mais le fait de canaliser l’émotion des personnes qui peuvent se sentir blessées par des propos ou des écrits peut être utile et nécessaire.

Car parfois, le ridicule tue !

2kismokton

Ariel DAHAN

 

Terrorisme low-cost : le déni inouï des médias

Terrorisme low-cost : le déni inouï des médias

Le Monde inaugure depuis 15 jours ce phénomène nouveau du terrorisme low-cost jusqu’alors réservé – oh! privilège! – aux seuls israéliens : le terrorisme « voiture bellier ». Cette méthode de terrorisme a été mise en place sur l’instigation immédiate des groupes terroristes affiliés au « DAECH » – ce non-état terroriste qui veut être calife à la place du calife entre la Syrie et l’Iran.

Ce terrorisme « low-cost » a le seul mérite de l’écologie : il n’implique pas de bombes, au champ de dangerosité alléatoire. Mais une voiture tue ou mutille tout aussi sûrement qu’une bombe.

Les médias pourraient présenter l’information avec objectivité, sans emphase ni superlatifs, en disant clairement ce qu’il en est – une vague d’actes terroristes initiée par des personnes d’obédience musulmane, ayant fait le choix de l’extrémisme djihadique et de lutte contre l’occident. C’est le cas en toute objectivité, sans aucune animosité contre la majorité des autres personnes d’obédience musulmane qui ont fait le choix de la « vie » et du respect des règles de leur pays de résidence ou de nationalité.

Autisme médiatique : Au lieu de celà, les médias, et les politiques avec eux, ont décidé de s’enmurer dans un autisme dangereux, et de ne pas voir ni décrire la réalité au peuple français. Pour ces gens là, ces attaques ne sont que des « actes isolés », et leurs auteurs ne sont pas des terroristes, mais des « personnes déséquilibrées ».

Coïncidence? Faut-il leur rappeler qu’une coïncidence qui se répète, celà devient un système?

Aveuglement? Faut-il lui rappeler, à cette gauche archipeureuse, comment l’aveuglement de Lionel Jospin à ne pas voir l’augmentation de la délinquance antisémite a contribué à faire voter JM.LePen?

Faut-il rappeler à nos médias et à nos édiles le nombre d’actes de terreur qui sont intervenus en France depuis un an?

  • Les attaques à l’arme à feu des centres communautaires juifs ou des musées juifs?
  • Les incendies de commerces et lieux de culte juifs?
  • Les aggressions criminelles contre des personnes reconnues comme juives?

 

Des victimes ciblées : Peut-être que la judaïté des victimes est, par elle-même trop discréditante pour que les médias et les politiciens s’en inquiètent. Après-tout le Juif n’est-il pas violenté depuis des millénaires? L’habitude a bon dos… Mais les médias et les politiciens ne voient-ils donc pas que la haîne change de cible? Après avoir ciblé les juifs, elle s’en prends également à la société traditionnelle française!

  1. 16-12-2014 à Sidney : Prise d’otage meurtrière par un repris de justice qui revendique son appartenance à DAECH au point de réclamer leur drapeau! Un déséquilibré incontestablement. Mais un terroriste!
  2. 20-12-2014 à New-York : Meurtre de deux policiers new-yorkais par Ismaaiyl Brinsley, multirécidiviste des crimes avec violence, sous fond de vengeance des victimes de la police. Incontestablement, le délinquant est dérangé. Mais il est également adepte de DAECH et d’autres mouvements islamiques, et il a rempli ses comptes internet de versets du Coran justifiant le recours au meurtre. Incontestablement estampillé terroriste.
  3. 20-12-2014 à Joué-les-Tours : Attaque au couteau de policiers à Joué-Les-Tours, par un islamique criant Allah Ouakbar! Bien sûr qu’il est déséquilibré pour faire le choix du Djihad! Mais celà n’en fait pas moins un terroriste islamique. Qui reprends l’un des mots d’ordre du Daech (attaquer à la voiture ou au couteau)
  4. 21-12-2014 à Dijon : Attaque du marché de Noël de Dijon à la voiture bellier, au même cri de Allah Ouakbar, et motivé par la volonté de « vengeance des enfants palestiniens« . Certainement un déséquilibré, mais incontestablement une action terroriste islamique. Qui reprends le mot d’ordre et le modus opérandi recommandé par DAECH, et déjà bien rôdé en Israël.
  5. 22-12-2014 à Nantes : Attaque du marché de Noël de Nantes à la camionnette, avec le même cri d’Allah Ouakbar! Tout aussi déséquilibré au sens du DSM5. Mais celà ne lui enlève pas son qualificatif de terroriste. Et le choix du marché de Noël est clairement une volonté d’atteinte à la croyance majoritaire de la France, en cette période d’avant-Noël…
  6. 22-12-2014 à Paris 19ème : Attaque à l’arme à feu d’une synagogue dans le 19ème Arrondissement de Paris : Les impacts de balle sur la vitre sécurisée montrent clairement la volonté de tuer le rabbin qui se trouvait derrière la vitre. Faut-il une revendication officielle de cette attaque pour la qualifier de terrorisme musulman?
  7. Et avant décembre, en octobre, à Ottawa, l’attaque du parlement canadien par un terroriste islamique avéré.
  8. Et avant, en septembre, le « coupeur de têtes » d’Oklahoma, reconnu comme fréquentant mosquées;

Sans compter les nombreux attentats à la voiture explosive dans les différents épisodes des différentes villes d’Afghanistan…

Des agressions ethniques: La systématisation de la logique d’agression ethnique crève les yeux à tous les observateurs. Sauf aux médias qui recrachent sans même le digérer le discours lénifiant des politiques en charge de notre sécurité :

  • Ces actes sont le fait d’individus déséquilibrés.
  • ls ne sont pas liés entre eux.
  • Il s’agit d’actes isolés.
  • Il n’y a aucune volonté de porter atteinte à la sécurité de notre société.

Bien essayé. Mais la cécité comme mode de gestion des crises n’a jamais mené très loin. Demandez donc à Jospin ses impressions de sa présidentielle…

Complot terroriste: Il ne fait aucun doute pour moi qu’il existe aujourd’hui une force vive, installée en France, et qui est particulièrement désireuse de détruire l’ordre social que nous connaissons par la terreur meurtrière aveugle ou par l’acte criminel ciblé. Cette force vive a fait allégeance à une entité islamique des plus redoutables. Ses cibles sont ethno-religieuses : il s’agit des lieux de culte juifs, mais également des points d’intérêt social publics à connotation sociale ou chrétienne, d’où l’attaque du marché de Noël de Dijon, et potentiellement d’autres attaques en devenir.

Ces actions sont le fait de terroristes non-organisés, qui obéissent à des mots d’ordre donnés à l’échelle internationale par les grandes organisations terroristes islamiques. La définition qu’en donne le Code Pénal est dépourvue de toute équivoque:

Article 421-1 C.Pénal  – l’acte de Terrorisme
Constituent des actes de terrorisme, lorsqu’elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, les infractions suivantes :
1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, l’enlèvement et la séquestration ainsi que le détournement d’aéronef, de navire ou de tout autre moyen de transport, définis par le livre II du présent code ;
2° Les vols, les extorsions, les destructions, dégradations et détériorations, ainsi que les infractions en matière informatique définis par le livre III du présent code ;
3° Les infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous définies par lesarticles 431-13 à 431-17 et les infractions définies par les articles 434-6 et 441-2 à 441-5 ;
4° Les infractions en matière d’armes, de produits explosifs ou de matières nucléaires … ;
5° Le recel du produit de l’une des infractions prévues aux 1° à 4° ci-dessus ;
6° Les infractions de blanchiment prévues au chapitre IV du titre II du livre III du présent code ;
7° Les délits d’initié prévus à l’article L. 465-1 du code monétaire et financier
 
Article 421-2-6
I.-Constitue un acte de terrorisme le fait de préparer la commission d’une des infractions mentionnées au II, dès lors que la préparation de ladite infraction est intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur et qu’elle est caractérisée par :

1° Le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ;

2° Et l’un des autres faits matériels suivants :

a) Recueillir des renseignements sur des lieux ou des personnes permettant de mener une action dans ces lieux ou de porter atteinte à ces personnes ou exercer une surveillance sur ces lieux ou ces personnes ;

b) S’entraîner ou se former au maniement des armes ou à toute forme de combat, à la fabrication ou à l’utilisation de substances explosives, incendiaires, nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques ou au pilotage d’aéronefs ou à la conduite de navires ;

c) Consulter habituellement un ou plusieurs services de communication au public en ligne ou détenir des documents provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ;

d) Avoir séjourné à l’étranger sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes.

II.-Le I s’applique à la préparation de la commission des infractions suivantes :

1° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 1° de l’article 421-1 ;

2° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 2° du même article 421-1, lorsque l’acte préparé consiste en des destructions, dégradations ou détériorations par substances explosives ou incendiaires devant être réalisées dans des circonstances de temps ou de lieu susceptibles d’entraîner des atteintes à l’intégrité physique d’une ou plusieurs personnes ;

3° Soit un des actes de terrorisme mentionnés à l’article 421-2, lorsque l’acte préparé est susceptible d’entraîner des atteintes à l’intégrité physique d’une ou plusieurs personnes.

Le fait qu’il n’y ait pas de lien visible entre chacune des attaques recensées n’en fait pas des actes « isolés » d’individus « déséquilibrés ». Leur déséquilibre les a certainement poussé vers la conversion musulmane et l’endoctrinement islamique djihadiste. Cependant, celà n’excuse ni n’exonère les individus, qui doivent être traités pour ce qu’ils sont: Des terroristes au regard de la loi (et des hommes).

Et s’ils sont de nationalité française, des traitres à leur patrie.

Tous actes encourant les peines suivantes:

– Pour intelligence avec une puissance étrangère: (DAECH se donnant pour un Etat)

Article 411-4 du Code Pénal
Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.

– Pour attentat ou complot

Article 412-1 C.Pénal – L’attentat
Constitue un attentat le fait de commettre un ou plusieurs actes de violence de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national.
L’attentat est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.
Les peines sont portées à la détention criminelle à perpétuité et à 750 000 euros d’amende lorsque l’attentat est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue au présent article.
 
Article 412-2 C. Pénal – le Complot
Constitue un complot la résolution arrêtée entre plusieurs personnes de commettre un attentat lorsque cette résolution est concrétisée par un ou plusieurs actes matériels.
Le complot est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

– Pour acte de terrorisme :

Article 421-2-5 C. Pénal

Le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende
 
 Ces précisions étant rappellées, il me semble indispensable que les médias appellent un terroriste un terroriste, et non un sauvageon ou une victime du système… Et que le gouvernement prenne la mesure des risques dans laquelle notre civilisation évolue désormais.
 
Ariel DAHAN
pour 2Kismokon

Sauver le soldat Zemmour!

Source http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/12/20/01016-20141220ARTFIG00142-la-folle-semaine-qui-a-conduit-a-l-eviction-d-eric-zemmour.php

Eric Zemmour, auteur de « Le suicide français », viré de ITélé pour des mots qu’il n’a jamais prononcé ni pensé…

Il faut sauver le soldat Zemmour !

Il faut sauver le soldat Zemmour Eric pour de multiples raisons : au nom de la liberté d’expression, au nom de la liberté de penser, au nom de la pluralité de la presse, au nom de la démocratie d’opinion, mais aussi et surtout au nom de la Justice et de la Vérité. Deux notions majuscules!

Pourquoi sauver Eric Zemmour? Au nom de la Vérité et de la Justice

Un polémiste? La cause semble entendue: Eric Zemmour dérange la classe médiatique et politique de la pensée unique majoritaire. On ne voit plus en lui le journaliste qu’il est. On l’a déclassé, déprofessionnalisé pour en faire un « polémiste ». Le polémiste étant au journaliste ce que Dieudonné est à l’humouriste. C’est dire s’il a été déclassé. Presque déshumanisé! Au point que s’il affirme demain qu’il pleut, c’est nécessairement pour faire chier les vacanciers… Lire la suite

Art – quand la commande publique cherche la controverse

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

La politique publique en matière d’art contemporain joue régulièrement avec la controverse scatologique. Un observateur extérieur pourrait croire que le critère essentiel de la commande publique d’art contemporain est devenu sa capacité de subversivité – subversivité sexuelle, scatologique, mémorielle – tout est bon pour bousculer le bourgeois, du moment que la subversivité vient du côté gauche de l’échiquier. Car n’en doutez pas, une commande publique de droite qui présenterait un caractère subversif pro bon-ton serait très certainement plus honnie que ne l’est aujourd’hui la commande publique subversive de gauche.

Le « Green Tree » de Paul McCarthy en est un exemple très actuel, et la polémique qui s’en est suivie, (coups donnés à l’artiste, dégonflage de son oeuvre) symptomatique d’une société déchirée.

A l’occasion de la FIAC et concomittament aux travaux d’embellissement de Paris pour les décorations de Noël, la Ville de Paris a autorisé l’installation sur la Place Vendôme, à un artiste connu pour sa philosophie subversive sexuelle et scatologique, d’un « sapin de noël » revisité.

Le projet s’appelle « Green Tree », arbre vert.

Il consiste en une bâche vert-sapin glonflée, qui prends une forme tronconique, pointue, qui pourrait faire penser à un Sapin de Noël dessiné par un ivrogne au gros marqueur vert. On n’est pas dans la finesse du trait. On est très loin aussi du « Tannenbaum »…

Une commande publique immonde de plus me dirriez-vous, tant nous sommes habitués au gachis de la commande publique en matière artistique. Mais précisément, depuis Jack Lang, plus l’art est laid, et plus il est artistique. Il faut l’accepter. La FIAC fait son beurre sur cette ambiguïté visuelle qui consiste à tordre le nez du bourgeois pour lui faire acheter ce qu’il trouve le plus immonde. Effort commercial remarquable.

Mais en matière de commande publique, depuis les Colonnes de Burren, on ne peut plus s’étonner de rien… Alors un Sapin Glonflable… Pourquoi pas? On a vu plus con!

Regard subversif : Mais c’est que précisément, un regard un peu plus instruit sur l’objet éclaire d’un jour nouveau la réalité subversive de ce projet. Loin d’être un Sapin de Noël, dont il n’a aucune des proportions aletières, il ressemble à s’y méprendre à un objet que seuls certains d’entre nous connaissent ; le « plug annal », sex-toy d’auto-satisfaction annale, qu’on peut trouver dans tous les bons sites de vente de produits du même genre.

La comparaison des photographies est édifiante… Mêmes proportions, même forme symbolique dédiée à l’élargissement progressif…

PlugAnnalSexToy

Faut-il vraiment accepter du denier public qu’il joue avec les nerfs du public? Certes non. Je n’aurais rien eu à dire si nous avions eu affaire à une commande privée. Mais la FIAC est une Foire Internationale, qui conserve une part importante d’aspect public. Et surtout, l’« oeuvre » était exposée sur la Place Vendôme. Symbole de notre Justice et de notre Luxe. Un beau bras d’honneur à nos symboles en réalité… !

Entendons nous bien:

Sex-Toys: Je n’ai rien contre les sextoys. Certains de mes amis en vendent. D’autres y ont recours. C’est très bien. Et je n’ai rien de public contre Mc Carthy. Certains de mes amis adorrent. D’autres détestent et c’est aussi bien. Mais je refuse qu’on m’impose une oeuvre d’art volontairement subversive, en dévoyant la symbolique familliale du Sapin de Noël.

Violence sur artistes: Je condamne également les violences faites sur l’artiste, qui n’est que dans son rôle d’artiste. Le responsable de cette oeuvre n’est pas tant l’artiste lui-même que son commanditaire, commande publique, la FIAC, ou la Ville de Paris, qui a autorisé son installation en place publique!

Destruction d’oeuvres : Je condamne tout autant les autodafés imposés, et les destructions d’oeuvres d’art (encore qu’en l’occurence, c’est plus un sabotage du système de gonflage que la destruction de l’oeuvre en elle-même). La liberté de parole passe par la liberté d’expression artistique. Il ne faut pas confondre « commande publique » avec « art public ».

La commande publique, il y a encore un siècle, était une commande inspirée, qui élevait le spectateur. Elle visait à démontrer un but politique. Elle appuyait le pouvoir dominant par l’idée qu’elle en donnait (faste, vertu, force… selon les époques). Des fresques monumentales agiographiques aux pièces de théatre, la commande publique a créé la France glorieuse de Louis XIV. Elle a assis la France révolutionnaire, tout comme la France impériale. On peut considérer la commande publique comme « pompeuse », convenue ou « officielle ». C’est précisément son rôle : elle stimule la concurrence et permet à des auteurs de présenter des chefs d’oeuvre qui n’auraient pas eu leur chance s’il ne s’était agit que de la commande privée.  Ergo – la commande publique doit suivre la logique de sa politique gouvernementale.

Quelle logique politique s’induit d’un plug annal? La dilatation annale, avec ou sans joie solitaire, et rien d’autre. Volonté inconsciente de nos ministres de nous montrer jusqu’à quelles extrémités fiscales nous devons nous préparer?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Enfin, dans notre malheur, nous avons évité le pire : le tas de merde signé du même Mc Carthy…

Alors ! Heureuse ?

La connerie de nos ministres est sans borne. La capacité subversive des artistes également.

 

Ariel DAHAN,

2kismokton

Apologie du crime, de la violence et de la haîne raciale au « Jeu de Paume » : Intolérable bienveillance de l’Etat français!

Apologie du crime, de la violence et de la haîne raciale au « Jeu de Paume » : Intolérable bienveillance de l’Etat français!

La Galerie Nationale du Jeu de Paume héberge une exposition faisant l'appologie du crime racial et du terrorisme

La Galerie Nationale du Jeu de Paume héberge une exposition faisant l’appologie du crime racial et du terrorisme!

Liberté d’expression et licence artistique :
L’art bénéficie d’un privilège rare en ce monde : celui de la « licence artistique » qui permet à l’artiste de s’affranchir de nombre de bienséances

S’ajoute à cela la liberté de conscience et la liberté d’expression, qui autorise de soutenir à peu près toutes les idées, tous les thèmes, pourvus qu’ils ne violent pas l’ordre public français.

 

Au nom de cet ordre public, quelques rares exceptions à la liberté de conscience et à la liberté de d’expression ont été imposées, telles que la pornographie, l’incitation à la violence, l’incitation à la pédophilie, l’incitation à la haine raciale, ou l’apologie de certains mouvements idéologiques (nazisme, terrorisme notamment).

Détournement :
Au nom de cette liberté d’expression, les journalistes réputés humoristiques, de mouvance souvent d’ultra-gauche, se complaisent à harceler les religions de tout bord. Avec les conséquences que l’on connaît lorsque, au lieu de Marx, de Moïse ou de Jésus, c’est un autre barbu du nom de Mahommet qui est pris pour cible: émeutes raciales dans les rues, incendie des locaux de Charlie-Hebdo… le tout sans aucune réaction de l’Etat, si ce n’est des borborygmes de couardise politique majeure.

2Kismokton!

Mais au nom de cette liberté d’expression, les représentants des religions catholiques qui souhaitent réagir à ce qu’ils considèrent être le viol de leur conscience religieuse lorsqu’on leur présente le Christ compissé, la Vierge prostituée ou d’autres thèmes éminément blasphématoires, se font renvoyer dans les cordes par la justice et la préfecture, qui estiment que la liberté de conscience s’impose et permet de moquer ou dénigrer un comportement religieux.

La Mémoire courte:
Et au nom de cette liberté d’expression, la Galerie du Jeu de Paume présente une exposition qui fait ouvertement l’apologie du terrorisme antisémite! Et personne n’y trouve rien à redire, hormis l’Association des Victimes du Terrorisme (la France, rappelons-le, a été durement touchée par le terrorisme islamique, sur son territoire et hors de son territoire). Attentat de la Rue des Roziers, Attentat du Lycée Carnot, Attentat du RER St Michel, Attentats divers qui ont tué, mutilé et traumatisé notre lot de ressortissants français. La France a toujours eu, concernant la défense de ses intérêts, la mémoire terriblement courte!

 Corpus Delictus : L’exposition « DEATH »
Cette exposition, présentée au Jeu de Paume depuis le 1er juillet 2013 et jusqu’au 1er  septembre 2013 (soit visible par tous les touristes venant à Paris cet été) Son pitch:

Death, dernière série en date d’Ahlam Shibli, spécialement conçue pour cette rétrospective, montre comment la société palestinienne préserve la présence des « martyrs », selon le terme employé par l’artiste. Cette série témoigne d’une vaste représentation des absents au travers de photographies, de posters, de tombes et de graffitis exhibés comme une forme de résistance.

 De quoi s’agit-il? Ni plus ni moins que de photographies prises in-situ, dans les foyers des terroristes palestiniens, après qu’ils aient réalisé leur forfait martyrisateur et accédé à la béatitude des 60 vierges par l’envol en multiples fragments de leurs corps transformés en bombe humaine, explosant au hasard dans une foule, visant spécifiquement des cibles civiles, tuant et mutilant des enfants, des femmes, des vieillards, et ne visant à aucun moment des cibles militaires!

Voici ces « martyrs » qui s’affichent aujourd’hui au Jeu de Paume! Ce ne sont pas des combattants pour leurs droits civils ou religieux. Ce sont des terroristes, au sens que retient le Droit International Public: Des combattants irréguliers, financés par des organisations terroristes, qui visent à « terroriser » des populations civiles par des attentats non-ciblés, aléatoires, rendant la vie civile impossible.

Ces terroristes, les activistes palestiniens les ont renommes « martyrs », faisant injure par la même occasion à tous les martyrs juifs et chrétiens qui ont accepté la souffrance qui leur a été imposée par l’autorité comme preuve de leur foi.

Voici le résultat de l’apologie du terrorisme : des victimes civiles, des enfants mutilés…

Or, ces terroristes (je ne peux me résoudre à les appeler « martyrs » – martyrs de quoi si ce n’est d’eux-mêmes?), alors même qu’ils devraient être conspués, pour ce qu’ils ont participé à l’agravation de la guerre entre deux peuples, pour ce qu’ils ont entraîné dans leur mort explosive des enfants innocents, des passants innocents, … ont montré qu’ils étaient plus motivés par la destruction de l’autre que par la préservation de leurs droits et de leurs intérêts.

Il est inconcevable qu’on puisse encore, en 2013, en France, faire l’appologie de tels actes, en mettant en scène des terroristes qui sont honorés dans leurs familles, dans leur société, post-mortem.

Cette mise en scène participe d’une évidente appologie de la violence, et de la haîne raciale. Car ne nous y trompons pas : les martyrs présentés ici, ce ne sont pas les moines de Tehédine, ni les nourrissons israéliens égorgés dans leurs sommeils. Non! Ce sont les auteurs de ces violences. Ces faux martyrs ne sont morts que pour tuer des juifs. Et ils n’ont visés ces juifs que pour la raison qu’ils étaient juifs. Et pour aucune autre raison. Leur combat n’est pas militaire. Ils ne se sont pas attaqués à une place militaire, ni à un objectif militaire, mais exclusivement à un objectif civil!

Pouvez-vous imaginer un jour de trouver un côté artistique à une exposition mettant en scène les bourreaux du génocide rwandais? Et pourtant c’est ce qui se fait au Musée du Jeu de Paume pour les terroristes palestiniens, bourreaux des juifs d’Israël et du monde entier.

2Kismokton!

Responsables et coupables : La conservatrice du Musée du Jeu de Paume, et les commissaires de l’exposition, MM. Carles Guerra, Marta Gili, João Fernandes et Isabel Sousa Braga, participent directement de ce délit d’incitation à la violente, d’appologie du crime de guerre, et d’incitation à la haine raciale.
Il est tant que les responsables paient. Et que justice passe;

Que cette exposition ordurière soit interdite, et leurs organisateurs condamnés dans la rigueur de la loi.

J’appelle tous les responsables politiques, tous les responsables administratifs ayant un pouvoir dans ce dossier, et tous les procureurs si prompts à s’indigner habituellement, à se saisir de cette honte pour la France qu’est devenu le Musée du Jeu de Paume, et à réclamer des sanctions, administratives, civiles et pénales contre les impétrants.

2Kismokton? pas de moi cette fois!