Violences contre les enseignants : mettre fin à l’inacceptable!

Le gouvernement n’a pas de chance avec la violence. Prôner la détente carcérale ne semble pas profiter à l’Etat, et Mme Taubira doit en faire l’amer constat, après une rentrée « douloureuse »:

  • Une douzaine de militaires pris à partie dans un bar, qui perdent la bagarre et l’un d’entre eux perdra un oeil.
  • Des policiers agressés à foison…
  • et maintenant deux professeurs agressés en plein exercice de leurs fonctions, dans la région de Bordeaux, qui par un élève, et qui par un parent d’élève.

Ces deux agressions – et celles qui ont précédé à l’encontre des militaires ou des policiers – nous interpellent tous, car il s’agit bien d’un comportement de mépris de l’autorité qui s’installe progressivement en France.

Dans quel autre pays au monde pourrait-on voir un individu s’en prendre ouvertement à un policier, prendre le dessus et s’en sortir indemne?  Dans quel autre pays au moinde pourrait-on voir un individu s’en prendre ouvertement à un militaire – parachutiste qui plus est – prendre le dessus, et s’en sortir indemne?

Lorsque j’étais jeune, ma mère m’expliquait qu’on ne contredit pas un agent de la force publique. Le respect de l’uniforme et de la fonction était de règle.
Lorsque j’étais jeune, on m’expliquait qu’on n’agresse pas un professeur. Le respect de la fonction était de règle. A cette époque, d’aileurs, les professeurs avaient encore le droit de donner des gifles ou des coups de pied bien placés. Il s’agissait d’une violence légère légitime pour rectifier le comportement d’un élève insolent.

Depuis que ces violences légères sont prohibées – au nom d’une hypothétique protection de l’enfant – les professeurs n’ont plus que leurs notes et leurs annotations pour corriger les comportements glissants des élèves.

C’est ce qu’a fait un professeur, qui a eu le malheur d’écrire un mot sur le cahier de liaison à destination de la famille, laquelle, ne comprenant visiblement pas le traitre mot des notions d’exemple et d’éducation, s’en pris incontinent au professeur, d’une gifle et d’un coup de pied au ventre, s’étant introduite en fraude dans l’établissement.

Un tel comportement doit être sanctionné par la plus ferme des réactions judiciaires. En effet, le parent qui a commis ce délit irraisonné n’a pas seulement violenté un professeur. IL a également porté atteinte à l’institution scolaire en général, en donnant l’exemple d’une violence banale, presque légitime, susceptible de provenir des familles des élèves. Mais il a également montré à son enfant un exemple de comportement insoutenable pour la société française : un comportement où la violence prime sur la raison!

On peut d’ailleurs s’interroger sur le devenir de cet enfant, et sur la qualité de l’éducation qu’il reçoit de tels parents. Un suivi socio-éducatif de la famille mériterait d’être mis en place. Espérons que le Lycée procèdera au signalement qui convient.

Très différent est le cas de cet élève qui a frappé son professeur ainsi qu’une conseillère d’éducation de gifles et de coups, après avoir détruit une partie du mobilier de la classe… Car le prétexte n’est pas le contrôle de la sanction du professeur par les parents, mais la remise en cause pure et simple du rôle éducatif du professeur. L’incident étant né à l’issue d’un cours sur les systèmes politiques, dont celui du Maroc, l’élève (majeur de 18 ans) n’ayant pas accepté que le professeur ne souhaite pas plus détailler le système politique du Maroc, que l’élève décrivait comme étant « son » pays. Il s’agit là encore d’un mépris évident pour l’autorité représentée par le professeur. Le fait de ne pas accepter la limite fixée et de ne pas supporter la contrainte morale de cette limite est dramatique pour l’avenir de ces personnes, qui seront incapables de se projeter normalement dans la vie de la cité!

Il est urgent que la justice revienne à l’idée d’une « tolérance zéro » en matière de violence, surtout s’agissant de situations de violence « gratuites », « a-conscientes », (comprendre irréfléchie bien que consciente).

Il est urgent qu’on revienne aux fondamentaux en matière d’éducation et qu’on replace les représentants de l’autorité, qu’ils soient professeurs ou policiers, en haut de la hiérarchie, protégés de toute contestation possible.

A défaut, c’est notre société elle-même qui risque de partir en lambeaux, au profit d’une toute autre civilisation, où le respect irra à la force et non à la fonction!

2kismokton!

Bataille rangée à Castres ce week-end entre des parachutistes et des jeunes

Une bagarre de bar a eu la nuit de vendredi à samedi ce week-end à Castres. Elle opposait des jeunes « connus des services de police » conformément à l’expression consacrée, à un certain nombre de militaires du 8ème RPIMA. Des militaires habitués au combat…

Le prétexte (il y en a toujours un) : une jeune fille se fait agresser verbalement et plus ou moins physiquement par le groupe de « jeunes ». Les militaires prennent sa défense. S’en suit des insultes dirigées contre l’armée, la France et les militaires en général. Du grand classique de la dispute de bar.

La dispute tourne très vite au combat de rue, sans qu’à ce moment on ne sache réellement qui a frappé le premier.

Bilan : deux jeunes interpellés, et un militaire blessé à vie, ayant perdu un oeil d’un coup de tesson de bouteille.

C’est un fait.

Un autre fait est la violence faite aux femmes, contre laquelle les militaires présent se sont insurgés avec justesse. Et ce dont il faut les remercier.

Mais pourquoi céder à la provocation verbale? Les insultes et autres injures de bar ne devraient jamais sortir du bar. Car lorsqu’on sort du bar pour frapper, il faut avoir à l’esprit qu’un des protagonistes restera plus ou moins définitivement sur le carreau.

Aussi, il faut beaucoup de courage pour éviter l’affrontement, et subir l’injure sans se battre.

Y avait-il péril pour leur vie ou celle d’autrui qu’il ait fallu qu’ils se défendent? L’enquête le dira.

Pour l’instant, je fait le constat qu’un groupe important de militaires entraînés provenant d’une unité habituée aux combats n’a pas nécessairement eu le dessus sur une bande de jeunes désoeuvrés. C’est un constat cruel!

Plus cruelle encore l’image que ce constat donne aux mêmes jeunes qui voudront très certainement y remettre une couche. Hélas!

Les faits sont gravissimes : le combat engagé était certainement épique.
Selon les journalistes, plus de 30 combattants de chaque camp. Des barres de fer côté jeunes, des poings nus côté RPIMA.

Arrestations : Deux membres du groupe des jeunes ont été interpellés, les auteurs des coups sur la victime.

Sort disciplinaire des militaire ? L’histoire ne dit pas encore quel est le sort qui sera réservé aux militaires du 8ème RPIMA, pour avoir participé à cette bataille rangée, alors même qu’à 30 militaires, ils pouvaient très largement quitter les lieux sans être inquiétés… ou tout simplement … appeler la police ! Il me semble important qu’un rappel officiel soit fait aux militaires en permission quand à leur comportement à l’égar des civils : Un militaire ne doit jamais répondre à la provocation agressive d’un civil, quand bien même il serait soumis à une injure répréhensible pénalement. Et confronté à une situation de « légitime défense », il doit opter pour la fuite en priorité.

Réseaux sociaux en fièvre: Depuis, les réseaux sociaux d’extrême-droite encensent les militaires ou les honnissent de n’avoir pas obtenu plus de blessés dans les rangs des « jeunes ». Ils y voient une revanche de la France menacée par l’anti-france. Réaction très dangereuse qui ne peut qu’entrainer une montée en puissance de la violence.

Monopole de la force publique : Faut-il rappeler que la France qu’ils invoque est un Etat de Droit dans lequel la vengeance est prohibée, et dans lequel le recours à la force publique est confiée au monopole d’Etat que constitue la Police Nationale dans les zones urbaines et la Gendarmerie dans les zones rurales?

Mais le danger est bien ailleurs. Je suis stupéfait qu’il soit possible de s’en prendre à un groupe de 30 militaires sans penser une seule seconde aux conséquences de ses actes. Et je suis également stupéfait qu’un groupe de 30 militaires compétents puisse prendre la décision collégiale de se lancer dans la baston! Ce sont pourtant des professionnels de la violence maîtrisée.

2kismokton?

Perte inacceptable : Ne nous y trompons pas. Mon propos n’est pas de villipender les militaires agressés et qui se sont défendus. Mon propos est de leur rappeler qu’il faut toujours opter pour la réflexion plutôt que pour le combat. Le combat ne peut être considéré qu’en dernier ressort. Pour l’avoir oublié, un des militaires a perdu un oeil. C’est une perte inadmissible en temps de paix, pour un militaire au repos!