Le Salaire des Professeurs: Augmenter ou pas?

Sur BFM-TV, dans l’émission Bourdin 2012, le ministre de l’enseignement national Vincent Peillon s’est fendu d’un commentaire impayable, qui devrait probablement lui coûter son poste à moyenne échéance:

J.J.Bourdin interrogeait Peillon à propos du salaire des professeurs de l’enseignement national. Il rappellait que Nicolas SARKOZY avait augmenté le salaire des enseignants.
Si Peillon reconnaît que le salaire des professeurs est bas, très bas, trop bas, inférieur de 20% à la moyenne européenne, il estime néanmoins que la priorité n’est pas à leur augmentation.

Son expression est fantastique! Il dit en substance : »il existe encore des personnes pour qui le moteur principal n’est pas l’argent ». Et de surenchérir sur le couplet du plaisir d’enseigner.

4 siècles après, on en revient au même débat qu’entre les français et les anglais :

« Vous, Français, vous vous battez pour l’argent. Tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur ! » Et Surcouf de répliquer : « Chacun se bat pour ce qui lui manque. » Robert Surcouf :

Oui, Monsieur le MInistre, on appelle celà des bénévoles! A la différence du Ministre, qui n’est pas bénévole, lui. Même en réduisant son salaire, il lui reste néanmoins un « salaire de ministre »…

Il faut donc vous rappeller, M. Peillon, que l’homme engage sa force de travail en échange d’un salaire. Que le salaire est la contrepartie de cette alliénation volontaire. Sans salaire, on appelle celà de l’esclavage!

La seule proposition que Peillon avance, face à la faiblesse maladive de leur revenu, a consisté à proposer une amélioration de la formation professionnelle ainsi que du cadre de vie. Magnifique! Quelle belle proposition.

De tels propos ont la capacité de déclencher de magnifiques revendications, de terribles mouvements sociaux dès la rentrée. Et probablement un changement de ministre d’ici à décembre.