OGM – Une étude française met en évidence la grave génotoxicité du Monsanto NK603, et le risque agravant du Roundup

OGM – Une étude française met en évidence la grave génotoxicité du Monsanto NK603, et le risque agravant du Roundup.

Celà fait trois ans qu’on attend cette étude longitudinale effectuée sur une longue durée (plus de deux ans), selon un protocole identique à celui utilisé par Monsanto pour faire valider ses trois plants dont le Monsanto NK603. Elle paraît aujourd’hui à la revue « Food and Chemical Toxicology ».  http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=403&Itemid=129

 Cette étude est la plus inquiétante, tant au regard de ses conclusions, qui mettent en évidence une nette augmentation des effets délétères du maïs Monsanto NK603, mais également un effet agravant de son association avec l’herbicide RoundUp, herbicide sélectif avec lequel les plants NK603 sont associés.

  • – Tumeurs mammaires chez les femelles,
  • – troubles hépatiques et rénaux chez les mâles,
  • – diminution conséquente de espérance de vie sur les animaux des deux sexes…

L’étude du Pr Gilles-Eric Séralini (Biologiste, Université de Caen) paraît à partir d’aujourd’hui dans la revue internationale « Food and Chemical Toxicology« . Le Monde en a donné une large publication. Elle est accessible également sur le site de la CRIIGEN http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=403&Itemid=129 .

 Protocole expérimentale longitudinal : Cette étude a mis en place un protocole expérimental adapté à un contrôle à long terme – 2 ans, contre 80 jours pour les tests menés par Monsanto.
Cette durée a permis notamment d’atteindre la durée de vie normale des animaux, et de comparer la durée de vie des groupes témoins à celle des différents groupes testé , soit plus de 200 rats au total.

 Plusieurs groupes ont été constitués:

  • 3 premiers groupes de 20 rats recevaient trois doses différentes du maïs transgénique (11 %, 22 % et 33 %), cultivés sans herbicide.
  • 3 autres groupes de 20 rats recevaient les mêmes doses de mais Monsanto OGM, cultivés en association avec l’herbicide Roundup.
  • 3 groupes ont été testés avec des doses croissantes de « Roundup » sans être nourris avec du maïs OGM.
  • Un groupe témoin (20 rats) était nourri avec une variété de maïs naturelle non-transgénique proche de la variété OGM, sans traitement herbicide.

Les conclusions sont tranchées!

1- MORTALITÉ ACCRUE

Au bout d’un an d’étude, les anomalies métaboliques engendrées par les produts testés entraînent des décès jusqu’à 5 fois plus fréquents que pour le groupe témoin.

  • pathologies graves du foie : de 2,5 à 5,5 fois plus
  • pathologies graves des reins : de 1,3 à 2,3 fois plus
  • tumeurs mammaire : augmentation bien que jugée non significative au sens statistique
  • mortalité globale considérablement accrue:

Dans le groupe témoin, la durée de vie moyenne des males était de 624 jours et des femmelles de 701 jours.
Avant cette période, 30 % des mâles et 20 % des femelles du groupe témoin sont morts spontanément.
Dans les groupes nourris aux OGM, le taux de mortalité prématures a atteint 50 % pour les mâles et 70 % !

 2- Importance des FAIBLES DOSES

Un autre apport de l’étude est que la dose d’OGM ou d’herbicide n’est pas proportionnelle aux effets. Situation anticipée et conforme aux données actuelles de la science, en matière de substances ayant un effet sur le métabolisme et le système hormonal.

Le Round-Up apparaîtrait comme un perturbateur endocrinien. Les explications des auteurs de l’étude sont que la version OGM du plant de maïs modifie une enzyme (ESPS synthase) impliquée dans la synthèse d’acides aminés aromatiques, lesquelles acides aminés ont un effet protecteur contre le cancer. La diminution de la production de ces acides aminés pourrait être la raison de l’accroissement des pathologies observées chez les rats exposés à l’OGM seul.

 Enfin, les tumeurs mammaires ont augmenté dans tous les groupes, même si leur interprétation statistique n’a pas été considérée significative.

 Intérêt de l’étude : cette étude vient en contradiction directe avec les études lénifiantes financées par les producteurs OGM. Elle porte sur une durée plus longue qui permet de mieux mettre en évidence les risques de maladie de système et la génotoxicité des aliments testés.

 Qu’elle soit ou non invalidée dans le futur, elle marque la relance nécessaire du débat politique sur la question. Et très probablement un nouveau scandale sanitaire, avec des victimes en masse et des recours à mettre en oeuvre contre MONSANTO et contre le fabriquant de ROUNDUP.

 Au nom du principe de précaution, il est urgent de réagir et de réclamer, au nom de la population, une expertise préventive! Ce devrait être le rôle de l’Autorité de Santé. Mais il est à craindre qu’elle se complaise dans son immobilisme habituel. Les mauvaises pratiques ont la vie dure, et changer le nom n’y change rien.

http://avocats.fr/space/ariel.dahan/content/_AC505F18-F10B-42A5-8D3D-DE6749D97E81

 

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