A propos Ariel DAHAN

Avocat au barreau de Paris, j'ai longtemps regardé le monde bouger en pestant contre les décisions forcément mauvaises des élus. Aujourd'hui je souhaite prendre part aux prises de décision.

Sommes nous encore gouvernés? COP21 et transports parisiens

GrenouilleSommes nous encore gouvernés?


On pourrait en douter au regard des prises de position contradictoires que nous ont donnés nos édiles en ce qui concerne la circulation en Île de France pendant la « COP21 ».

Gouverner c’est prévoir disait Emile de Girardin
En matière de prévision, celà fait quelques mois que le parisien moyen, qui prends son véhicule le matin pour travailler, s’interroge sur le dispositif sécuritaire pendant le temps de la COP21. Car nul ne doutait sérieusement que Paris serait soumis à un blocage anthologique, tant des axes routiers que des transports en commun.

Mais lorsque le dispositif a été rendu public, dans l’immédiateté de l’après 13 novembre 2015, il n’a pas tenu compte du risque accru d’attentats. Or, il paraissait évident à quiconque s’intéresse un peu à la sécurité que Paris serait en situation d’alerte sécuritaire maximale. La France est en effet sous plan Vigipirate le plus élevé depuis plusieurs années. Renforcé encore depuis les attentats du 11 janvier 2015. Et Paris n’échappe pas à la règle, puisqu’elle concentre les cibles politiques et civiles potentielles des terroristes du monde entier.
Qu’il me soit donc permis de m’interoger sur la pertinence de tenir la 21ème Conférence des Parties, fameuse « COP 21 » à Paris, zone surchargée, qui concentre les plus grandes difficultés de transport de France, voire d’Europe, et qui représente la zone économique et la zone d’emploi la plus grande d’Europe!

Il est évident que tenir une telle conférence en Île de France expose les organisateurs à un cauchemard sécuritaire, ainsi qu’à un cauchemard pour les usagers des transports. D’autant que Anne Hidalgo, notre Maire de Paris, s’ingénue à rendre la circulation routière encore plus improbable, afin de complaire à l’idéologie dominante des privilégiés écolo-gauchistes boboïdeux qui habitent en centre ville et occupent des postes de fonction publique en col blanc! (comprenez des parasites inutiles).

Aussi, tenir la COP21 au Bourget est peut-être une jolie idée politique, mais elle relève d’une absence définitive de vision pragmatique. Il aurait bien mieux vallu tenir la COP21 dans une ville de province bien desservie en autoroutes, aéroports et centres de congrès. Deauville eut été une très donne solution, qui aurait permis de loger les délégations, et de les recevoir sans mettre en péril la zone économique la plus dynamique d’europe!

Effet des attentats:
Cette situation de blocage géographique, déjà connue avant le 13 novembre, est encore plus prégnante dans la logique sécuritaire d’un pays en état de crise, qui a voté les pouvoirs à l’exécutif pour répondre à un danger terroriste prévu et prévisible mais que ce gouvernement avait décidé de négliger depuis 2008 et les ignobles assasinats commis par Mohammed MERAH. François Hollande a hérité d’une situation nouvelle, bien documentée par les services de renseignement, contre laquelle il n’a pas exprimé la moindre volonté de lutte. Jusqu’à ce qu’il y soit contraint le 13 novembre, lorsque les terroristes se sont fait exploser au Stade de France, à proximité relative de sa triste personne. Juste retour de manivelle et enseignement majeur pour quiquonque déciderait encore d’ignorer les menaces sécuritaires.

Gouverner, c’est choisir, selon Duc Gaston de Lévis.
Le plan de crise tel qu’il a été rendu public par le MInistre de l’Intérieur et le Ministre de l’Ecologie et des Transports, co-organisatrice joyeuse de la COP21, est-il extraordinaire d’ingénuité et de fatuité! Ce plan de crise consiste à ne rien changer du plan initial prévu, mais d’imposer deux journées « sans voiture » dans toute l’Ile de France, en gelant les voies d’accès au centre de Paris depuis l’A1, l’A13 et l’A14, ainsi qu’en gelant les voies sur berges, dernière voie rapide accessible aux secours!

Leur logique est donc d’imposer aux convois diplomatiques et à leurs escortes un long parcours routier dans les rues parisiennes, soit jusqu’à l’Helliport pour les délégations les plus nanties, soit jusqu’aux autoroutes amenant au Bourget. Avec l’intervention de 9000 policiers et militaires venus bloquer les intersections tous les 100 mètres!

Alors qu’il eut été certainement plus facile d’imposer à toutes les délégations un transport héliporté depuis le centre de Paris, en transformant l’esplanade des Invalides en héliport temporaire, ce qui aurait eu des conséquences bien moindres sur la circulation en Ile de France.

Ce d’autant plus que nos ministres ont eu la merveilleuse idée de décréter Dimanche et Lundi journée de gratuité des transports en commun, pour inciter les franciliens à abandonner leurs véhicules! Quelle riche idée, lorsqu’on sait que:
– Les réseaux de transport public sont saturés en temps ordinaire
– Les réseaux de transport public sont une cible naturelle évidente pour les terroristes, et n’ont aucun moyen de sécurisation de leurs accès.

Il y a pourtant des évidences qui crèves les yeux!

L’art de gouverner n’a produit que des monstres. Saint-Just.
Le paroxisme de l’inconséquence a été atteint lorsque le Préfet de Police de Paris a réagit, très naturellement, aux affirmations abérantes des ministres, en demandant aux franciliens de s’abstenir de prendre les transports en commun!
Officiellement pour éviter de les saturer sous l’afflux d’un volume anormal de passagers.
Officieusement parce qu’il a rapidement pris conscience du risque terroriste, alors même que nous sommes toujours en état d’alerte maximale et que l’essentiel des forces de police seront affectés à la décoration des carrefours pour regarder paser les délégations!

Un impôt d’un nouveau genre:
Que faut-il comprendre de ces affirmations contradictoires? Venir travailler? Ne pas travailler? Perdre une ou deux journées de travail? Des « congés forcés ». Autrement dit un nouvel impôt. Une mesure d’effet équivalent à un impôt sur le revenu, puisque ne pas venir travailler revient à perdre 1/21ème de sa rémunération mensuelle. Cette journée se compensera pour la plupart des salariés en RTT ou en heures de récupérations. Ou en perte de journée de travail.

2kismokton?
Qui pourrait en douter? Le dindon, c’est toujours nous. Vous, électeurs, à la veille des élections régionales. Moi. Nous tous. Si la gauche avait décidé de favoriser la monté du Front National, elle n’aurait pas mieux fait!

Si vous partagez mon analyse et mon exaspération, faites passer…

Ariel DAHAN

Pour partager :

Amateurisme du gouvernement en matière de sécurité

Hollande, Cazeneuve, Valls (et Taubira cachée) se pressent pour communiquer sur le lieux de l'attentat au Bataclan
Hollande, Cazeneuve, Valls (et Taubira cachée) se pressent pour communiquer sur le lieux de l’attentat au Bataclan. Source Le Monde

 

Inquiétude: J’écrivais ailleurs sur Facebook mon inquiétude de voir que notre gouvernement, dans ses composantes les plus importantes (Président, 1er Ministre, Ministre de l’Intérieur, Garde des Sceaux) s’étaient exposés dangereusement sur le site du Bataclan le soir de l’attentat, vers 1h du matin, pour tenir une conférence de presse, au lieu de tenir cette conférence de presse depuis un lieu sécurisé de l’Elysée, de Matignon ou de la Place Beauvau.

VIP En effet, la présence de ces « VIP » sur les lieux d’un attentat, en pleine opération de police, et alors même que les secours sont en train d’intervenir et de procurer leurs soins aux victimes a évidemment compliqué la tache des services d’urgence, secours aux victimes et police judiciaire ou antiterrorisme.
Ainsi, sur le site du Bataclan, au moins 5 convois sécurisés sont arrivés. Rappelons qu’une escorte minimale pour un VIP comporte 3 véhicules et deux motards. Soit, en considérant que F. Hollande se soit contenté d’une escorte simple, 15 voitures et 10 motos, dans une rue encombrée de victimes, de véhicules d’intervention, de presse, et de badauds.

Brouillard de Guerre: Autant dire que la présence de ces politiques sur le terrain, dans le temps incertain de la « brume de guerre », a considérablement retardé à la fois les secours aux victimes, et les investigations, pour permettre une sécurisation suffisante des lieux à fin de médiatisation politicienne.
D’autant plus que François Hollande venait d’échapper par erreur à l’attentat du Stade de France, où il est loisible de considérer qu’il était potentiellement visé. Si les terroristes avaient voulu atteindre le Président au Stade de France, il semble que le niveau de sécurité mis en place ne l’aurait pas empêché.

Informations tirés de l’attaque de Saint Denis: La réalité présentée par F.Moulins, procureur de Paris, est encore très différente. On apprends en effet hier, après lecture des informations de gélocalisation des téléphones des terroriste, que le dernier d’entre eux, tué à Saint Denis, était revenu sur les lieux de l’attentat du Bataclan, jusqu’à minuit 1/2 le soir même.

Risque de sur-attentat: Il aurait tout aussi bien pu commettre un sur-attentat, une réplique, au pire moment, lorsque le gouvernement en son entier se trouvait présent sur place! Il s’en est fallu de l’épaisseur d’un mystère pour que ce scénario d’horreur institutionnelle intervienne.

Logique sécuritaire : La logique sécuritaire aurait voulu que le Président et le Gouvernement se mette à l’abri, pour ne laisser que le Préfet de Police et le Procureur en communication sur le terrain.
Ce retrait s’imposait sur le plan de la sécurité.
Il aurait été logique sur le plan de l’organisation des secours.

Amateurisme gouvernemental : De toute évidence, notre gouvernement n’était pas prêt à gouverner, ce jour là. De toute évidence, comme le soutiens N.Dupont-Aignant, la France n’était pas gouvernée.
Nous jouons avec un gouvernement qui pratique l’amateurisme, dans un combat de professionnels. Il est étonnant que la France ne subisse pas plus de casse!

2kismokton? Mon avis est clair. C’est du peuple que ce gouvernement se joue!

Vendredi 13 novembre, 160 morts, 200 blessés et des questions.

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Vendredi 13 novembre 2015, une vague d’attentats frappe Paris la nuit. 7 lieux touchés. Au moins 3 équipes engagées. Je vous partage mon analyse personnelle de cette information en attendant mieux.

1ère équipe : Des bombes humaines au Stade de France pendant le match France/Allemagne Une faille de sécurité hallucinante!

A 21h30, deux ou trois terroristes-suicide (que D… efface leur nom) font exploser leurs ceintures d’explosifs, pour gagner leurs 70 vierges (espérons qu’elles sont bien vérolées) à proximité du Stade de France,ignorent-ils que le Président de la République himself assiste au match. Que se serait-il passé s’ils avaient pu entrer dans l’enceinte du stade? S’ils avaient pu positionner une bombe sur l’un des chemins de sortie de sécurité? Combien de morts? Vous n’avez qu’à aller voir les zones de déflagration…

Je trouve extraordinaire qu’il soit aussi facile d’approcher le Président de la République française, au point que les abords du Stade de France n’aient pas été sécurisés. Bravo les services secrets. Même si la sécurité du Président n’a peut-être pas été mise en cause, c’est faire très peu de cas de la sécurité des Français. Car ne doutons pas que les premières victimes de l’attentat sont d’abord les vulgus pecum qui ne disposent pas d’un loge sécurisée, d’une voiture blindée et d’une escorte… Notre président trop normal ferait bien de comprendre l’étendue de sa fonction. Il Nous représente. Nous sommes plus importants que lui. A lui de ne pas Nous mettre en danger!

2ème équipe : Mitraillages en voiture, De la Rue Bichat à la rue de Charonne. Retard à l’allumage!

Le premier mitraillage se tient rue de Bichat et 20 rue Allibert, restaurant « Le petit Cambodge« .

Puis la voiture des tueurs continue sa route vers la Rue de Charonne et la Rue Gaston Cavaillac. Emplacement réputé pour concentrer 6 restaurants branchés!

Enfin, elle remonte vers la rue Beaumarchais pour s’arrêter au 50 Bd Voltaire, au Bataclan, où les terroristes s’enferment dans une prise d’otage aux conséquences qu’on connaît.

Les terroristes ont fait le choix d’une terrasse tranquille avant de partir, dans le flot de circulation, commettre d’autres tueries.

Combien d’équipes? Une reconstitution de l’itinéraire par MAPPY donne un périple supérieur à 1h30! Avec une quasi logique dans le cheminement. Mais une interrogation sur le déroulement réel : Y avait-il une seule équipe mobile, ou deux équipees mobiles? Il faut s’interroger sur la chronologie exacte des faits. Et attendre les résultats de l’enquête. Notamment l’interrogation des caméras de vidéosurveillances.

Reste à s’interroger sur la rapidité de la réaction des services de police!

Les attentats du vendredi 13 novembre

Carte des attentats commis le vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Source TF1

Rapidité de l’intervention policière? Je ne pense pas que cette question soit illégitime. Compte tenu du périple et du temps de circulation entre les différents points visés, il faut s’interroger sur la capacité de nos forces de police à se mobiliser et à intervenir en protection des citoyens, dans un délai compatible avec le besoin d’urgence.

Des témoins font état d’un délai de 15 minutes avant que les premiers véhicules de police interviennent sur le lieu de la fusillade du restaurant rue de Charonne, à 5 minutes à pied du commissariat central du 11ème! Pourquoi ce délai?

Moyens d’appréhension des suspects : De quels moyens de poursuite et d’arrestation disposent les services de police pour appréhender une voiture armée Paris? Des hellicoptères peuvent-ils suivre cette voiture, aidés par la vidéosurveillance? Des véhicules d’intervention sont-il disponbles pour organiser des barrages?Nos policiers sont-ils armés? Si la seule réponse au terrorisme consiste à doter les agents verbalisateurs de gilets pare-balle, et de multiplier les caméras de vidéo-verbalisation, nous sommes foutus!

2kismokton?
Encore une fois, du citoyen. Et encore une fois, c’est le citoyen qui saigne et qui pleure! Il faut que celà cesse!

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière

Ubérisation de l’économie : un grand pas en arrière
Réflexions juridiques sur l’ubérisation de l’économie dans les métiers réglementés.

Il est devenu convenu, dans les milieux économiques, de s’extasier face aux miracles de l’ubérisation de l’économie, au regard de la création de revenus complémentaires que ces entreprises génèrent, au nom de la fameuse « destruction créatrice » d’emploi…

Pour autant, est-il permis de trouver cette évolution très dangereuse pour l’économie des pays développés, lorsque cette évolution se fait à contre-courant de l’histoire, en profitant d’une libéralisation sauvage de tout un pan des métiers : les métiers relevant d’une protection à l’entrée en raison d’une règlementation de protection des consommateurs ou usagers. Autrement appelés métiers ou professions règlementés.

3 grands secteurs pionniers: A ce jour, ce sont essentiellement trois secteurs qui sont concernés par l’économie participative :
– En premier, et bien avant Uber, le secteur de l’information a très vite compris l’intérêt de faire participer ses lecteurs à la création du contenu. Fédérer et regrouper les « news », même sans les vérifier, cela fait toujours de l’information. Et certains médias se sont fait une spécialisation dans la retransmission d’informations provenant de blogs, et autres comptes tweeter…
– Le deuxième secteur à avoir adopté la mode participative avant la lettre, c’est le secteur du conseil aux individus. Conseils juridiques, conseils médicaux, conseils en tout genre, tout est bon pour faire participer l’usager à la création de son propre service. Avec une nuance de taille toutefois : ces « participateurs » là ne participent généralement que pour la gloire, à des conseils gratuits donnés en ligne.
– Le troisième secteur est évidemment celui des Transports, que ce soit le transport des personnes, mis à l’honneur notamment par Über, mais également et depuis peu, le transport de paquets en mode collaboratif incitatif.

Mais ce sont également les services financiers, plateformes de financement participatif…, qui viennent concurrencer les professionnels de la levée de fond et de l’investissement côté, et les services de crédit, microcrédit ou autre, qui remplacent les établissements de crédit…

Et très prochainement, pourquoi pas, des prestations de massage participatifs ? Des soins cardio-pulmonaires en mode participatif ? Une défense juridique en mode participatif ? Notons que le conseil juridique en mode participatif est déjà acquis par les forums juridiques…

Avancée ou régression? Est-ce une avancée de notre société, ou au contraire une régression sans précédents ?

Je répondrai à cette question au travers de l’exemple du marché des transports. Il faut remonter très antérieurement à la Venise de Marco Polo et de Shylock pour retrouver un mode moins régulé que l’univers des transports.
De tous temps, le marché des transports a été un marché capitalistique. Il fallait bien que le transporteur « arme » ses moyens de transport, caravanes de chameaux, navires,… Ce marché capitalistique avait des règles, pour garantir la prise de risques entre l’armateur, l’affréteur et le capitaine. On appelait cela (on l’appelle toujours) « l’expédition maritime ». L’aventure et le risque transpirent largement de cette expression !

Prétendre aujourd’hui que M. Lambert ou Mme Michu peuvent s’improviser transporteurs, fût-ce en mode participatif, est une escroquerie mentale ! Et une concurrence déloyale toxique, voire « mortifère » létale pour tout le secteur des transports. En effet, M. Lambert ou Mme Michu n’investissent rien dans l’opération de transport qu’ils effectuent. Ils ne voient cette intervention participative que comme un moyen de diminuer le coût de leur propre transport. Qu’ils transportent un passager dans leur voiture, ou un colis dans leur coffre, ils n’ont pas affecté de biens à cette activité. Ils n’ont pas engagé un patrimoine. Ils cherchent simplement à optimiser un coût d’exploitation de leur moyen de transport personnel.
Ils ne souscrivent à aucune des obligations du transporteur. Et s’ils en supportent les risques juridiques, ils n’en comprennent très certainement pas l’étendue.

Allons un peu plus loin : qu’en serait-il pour certaines activités qui sont nécessairement associées, pour la rumeur publique, à des organisations réglementées :
– Ainsi d’un casino uber-like : Depuis que les salles de jeu d’argent ont été règlementées, les tripots sont devenus clandestins, et il est interdit, dans l’ensemble des pays industrialisés, de miser des sommes sur des jeux de hasard, sans passer par une installation agréée. Comment appellerait-on le service de bookmaker tenu de manière participative par votre gardienne ou le fils de votre coiffeur pendant qu’il revient du lycée ou que vous faites vos courses ?
Dans un élan mercatique digne des meilleurs créateurs, on pourrait certainement appeler ce service participatif « TreePot ». Mais au-delà de l’évocation du merveilleux monde numérique, il n’en reste pas moins que le bookmaker occasionnel contreviendrait aussi certainement à la législation sur les établissements et cercles de jeux de hasard, que ne le ferait le bookmaker illégal du réverbère de l’angle de la 19ème rue à Brooklyn !
– Que dire de l’édition de films pornographiques, ou il y a fort à parier que les pornographes « participatifs » du samedi soir, qui ne voient dans cette opération qu’un moyen de rentabiliser l’équipement vidéo familial et de participer à un moment de stupre bien compris, risqueraient de se faire considérer – au mieux comme des proxénètes, au pire comme des violeurs…
– Que dire du pharmacien participatif occasionnel, qui distribuerait à la demande en mode participatif ses antidépresseurs, stimulants, et autres opiacés, à l’occasion d’une virée en boite de nuit ? L’uberisation du monde moderne permettrait-elle d’éviter la qualification de trafic de stupéfiants ? Permettrait-elle de se passer des pharmaciens comme le souhaite si vivement la grande distribution ?

Service Public? Voyons au-delà : Peut-on envisager un service public ubérisé ?
– Des policiers participatifs (lorsqu’ils ne sont pas bookmakers occasionnels) ?
– Des U-Do-It-pompiers ? Après tout, une simple formation de 15 jours pourrait suffire pour claquer un PV sur un pare-brise, ou percuter un extincteur !!!

Fantasme anarchique ultime! Dans la même logique, pourra-t’on un jour (fantasme ultime de l’anarchiste qui se respecte) se passer d’élections et évoluer vers un gouvernement über ? Je pourrais être un très bon maire participatif, les quelques jours où j’aurais envie de m’y coller. Et je suis certainement un meilleur ministre de la défense, les jours où je discute avec mes potes au bistrot ou au kiosque en bas de mon bureau…

Le raisonnement par l’absurde a ceci de bien qu’il montre vite les limites inacceptables d’une fausse bonne idée.

Faut-il pour autant rejeter l’idée des activités participatives avec l’eau d’über ? Certainement pas, mais il faut préciser le concept. Les professions artisanales, commerciales ou industrielles ont une raison d’être, et leur régime relativement rigoureux afin de garantir la sécurité des transactions.

L’idée d’une économie participative n’est pas mauvaise en soi. Mais il faut s’entendre sur la définition des personnes susceptibles d’y participer : On ne peut pas demander à des opérateurs spécialisés de rester en concurrence frontale avec des prestataires occasionnels qui ne subissent pas les contraintes légales quotidiennes de l’activité. En revanche, une bonne économie participative serait une économie où les opérateurs économiques professionnels pourraient participer à moindre coût à une bourse de prestations et services mondialisée.

C’est déjà un peu le cas : Certains électriciens placent des contrats Poweo ou Direct Energie. Certains plombiers placent des contrats de gaz… Et certaines régions ont mutualisé les prises d’ordre dans le domaine des transports, permettant à un transporteur de ne pas revenir à vide ! Il faudrait pouvoir organiser les activités participatives au travers d’une offre quasi-publique de prestations.

Mais la limite doit être posée. Toutes les professions ne peuvent pas être ouvertes à l’action participative.
Faut-il aussi permettre au plombier de transporter un passager ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre au taxi de faire également de l’installation électrique ? J’en doute.
Faut-il aussi permettre à l’Avocat ou au Notaire d’accorder des crédits à ses clients ou de placer l’argent de ses clients ? L’expérience a montré qu’il ne le fallait pas.
La limite de l’action participative doit dont être pensée en fonction des intérêts et des obligations de chaque secteur. Et non en fonction du seul caractère innovateur de l’activité nouvelle. Ou de l’opportunité occasionnelle. En l’occurrence, l’occasion ne doit pas faire le larron (participatif).

Ariel DAHAN
Avocat

Pour 2kismokton

Non au désarmement verbal et moral

gilet-pare-ballesIl faut lutter contre désarmement verbal et moral de la France et de l’Europe face à la réalité qui nous entoure, et parfois nous rattrape.

8 mois depuis ma dernière chronique. Pendant lesquelles j’ai laissé au gouvernement (qui nous pousse vers une destination incertaine) faire son travail. Un pas de plus vers le ravin?

8 mois depuis le double attentat islamiste perpétré dans Paris, contre des français parceque juifs, des policiers parceque défendant des journalistes, et accessoirement une liste de carricaturistes provocateurs qui ne croyaient qu’en la liberté de penser, et qui croyaient que Dieu croyait en eux.

Depuis ces 8 mois, on aurait pu s’attendre à un sursaut moral de notre peuple et de notre pays. Une prise de conscience de ce que signifie la terreur islamique. Un pas vers le réalisme pragmatique vécu par les pays qui y sont confrontés; Après tout, nous intervenons bien au Mali, contre la menace du terrorisme islamique…

Et Bing! Un Thalys entier échape au carnage d’un terroriste marocain armé d’un AK49, de 9 chargeurs de 30 balles (270 coups), d’un pistolet et d’un couteau… grâce à l’héroïsme de deux américains et d’un anglais. (et de Jean Luc Anglade qui a eu le courage de briser la glace du signal d’alarme, en s’entailladant la main…)!

Depuis ces 8 mois, je n’ai entendu personne défendre la notion de la France qui m’a été inculquée par l’école laÏque et républicaine des années 60 et 70. A l’exception notable de mon apprécié confrère #Gilles-William_Goldnadel, des journalistes de Causeur, et d’un ou deux éditorialistes qualifiés de « polémistes » par l’inteligentsia de la bien-pensance. #Eric_Zemmour se reconnaîtra…

Depuis ces 8 mois je regarde la France s’enfoncer. Dans le marasme économique en déit des fausses affirmations méthode-couésques du Président et de ses ministres. Ils parient sur l’autoréalisation, l’affirmation positive. Mais par manque de compétence, ils ne parviennent qu’à une contre-réalisation. Un observateur avisé peut à présent anticiper la politique du gouvernement en inversant systématiquement leurs affirmations hiératiques !

Depuis ces 8 mois, je regarde le discours politique s’étioler. Les réalités sont niées. Les terroristes sont des dérangés. Leurs mobiles ne sont apparemment pas connus. Les médias sont aux ordres. On ne peut pas appeler une personne d’origine étrangère autrement qu’un Français. Comme si l’origine de cette personne n’avait pas d’influence sur son devenir? On interdit les statistiques ethniques. On réprime le regard vrai sur la société. On appelle les jeunes désoeuvrés des banlieues à fort déséquilibrage de mixité sociale des « chances pour la France ». On appelle les terroristes arrêtés en pleine action des « Pas d’Amalgame », (autant nominaliser l’idée. Pour moi, comme les « PasnousPasnous » d’antant, j’en fais des « Pasdamalgamm »!).

On s’interdit de rêfléchir aux motivations profondes de ces tarés qui nous égogent, nous tuent, nous explosent, et pas que pour de rire! Et la gauche laisse le champ libre à Marie-Jeanne (Marine) dont on ne m’otera pas de la tête que le psychodrame du meurtre du père quasi-sophoclien est un pas de deux bien orchestré par le père et la fille pour conserver un front côté extrême.

De fait, les seuls personnes à oser considérer anormal le terrorisme, à oser s’interroger sur le taux de représentation des populations d’origine étrangère dans nos écoles et dans nos villes, à oser s’interroger sur une meilleur répartition de cette population migrante, voire à penser les quotas, … sont les représentants du Front-National. Lorsque les ex-UMP devenus Les-Républicains s’y mettent, ils sont immédiatement ostracisés par leurs paires de gauche au nom d’un libéralisme qu’ils renoment néo-fascime, et qui ne voient pourtant pas la poutre dans leur oeil. Ces néo-gauchistes d’un genre nouveau, ces « bien-penseurs » qui osent interdire de penser ceux qui ne pensent pas comme eux, méprisent les lois de l’arithémique, et font fi des statistiques dont ils ne veulent entendre parler. Ils méprisent tout autant les lois du vocabulaire et des définitions que donne le Français à certaines situations. Un chat ne sera jamais autre chose qu’un chat. Eventuellement un animal. Certainement ni un oiseau ni un chien…

Depuis plusieurs années j’assiste effrayé à la lente agonie des chrétiens d’orient. Et je me rappelle qu’Hitler a testé sa solution finale sur sa propre population très chrétienne d’aliénés mentaux, et n’a trouvé aucune opposition à son comportement, ce qui l’a encouragé à agir de même avec les Juifs, les Homosexuels et les Tziganes. Dont tout le monde se fichait. Et je me dis que l’Histoire ne nous a rien appris. Que si l’Europe Chrétienne ignore la souffrance des Chrétiens d’Orient, quasiment le berceau de leur civilisation, elle ne lèvera pas le moindre doigt pour Israël et le peuple Juif. Que s’il fallait s’indigner ce serait maintenant. Contre ces populations de Yazidis étranglées. Contre ces filles chrétiennes vendues en esclavage sexuel, pour un tarif connu et public, et dont le sort n’émeut plus personne hormis un Juif Américain qui passe une partie de sa fortune à racheter ces jeunes filles pour les libérer de leurs chaînes, les sauver de leur sort de chaîr à désirs de dégénérés islamisés, et les renvoyer à leurs familles.

Depuis presque une année, j’assiste impuissant au spectacle infâmant de nos dirigeants qui se laissent envahir par les réfugiés africains et moyen-orientaux sans anticiper la situation ni mettre en place la moindre initiative pour endiguer le flot. Or l’invasion a commencé. Non pas une invation militaire, mais un afflux massif de clandestins économiques, dont une partie peut se revendiquer du droit des réfugiés quittant les zones de conflit que l’on connaît. J’assiste à la mort de centaines de milliers de candidats à l’immigration clandestine, poussés par l’idée que le traitement qu’ils auront en Europe, même sans travail, y sera meilleur que ce qu’ils pourraient tenter dans leur pays en y travaillant de leurs mains. Et je peste contre ce mythe du pays l’étranger serait rasé gratis, nourrit et logé, et soigné aux frais de la collectivité qui ne lui doit rien. Et je me demande pourquoi les Emirats ne prennent pas leur écot de leurs frères affamés. Et je me doute de leur raisons. Emirats, riches, mais égoïstes et pas foux. Leur puissance, ils la font sur le dos de leurs esclaves, précisément.

Bref, depuis plus d’une année (en fait depuis près de 14 ans, depuis que ces avions sont allés percuter les tours ce 11 septembre 2001, il fera 14 ans dans 18 jours ce jour-ci) je constate le désarmement progressif de la France et de l’Europe face à tous nos périls.

Incapables de nous défendre seuls nous continuons à envoyer des troupes sur tous les conflits de la planète.

Incapables de financer nos équipements de sécurité militaire, nous ne réclamons pas des pays que nous aidons la moindre participation financière ou la moindre contrepartie économique, comme le font nos amis américains.

Incapables de contenir les populations migrantes venant chez nous, nous nous contentons de leur donner des droits sociaux. Ce qui est tout à notre honneur. Mais ce qui affaiblit d’autant la valeur de notre citoyenneté, car ces droits sont attribués sans aucune contrepartie. C’est la guerre des SOCII, à la veille de la chute de l’empire Romain…

Incapables de limiter les populations migrantes, nous en sommes à réclamer de nos voisins de l’espace Schengen qu’ils accueillent leur lot de réfugiés.

Incapable de contrôler nos populations, nous évitons les sujets qui fâchent. Impossible de parler d’Islam sans être taxé d’Islamophobie. Impossible de parler d’Israël sans être soumis au Boycott illicite du BDS. Impossible de nommer le nom des terroristes ou des délinquants, sans risquer d’être incendié pour incitation à la haine raciale, au nom du fameux « pas d’amalgame », et du non moins fameux « chances pour la france ».

Et après? Nahdin’ la France? Qui remarque qu’ils sont des millions, investisseurs, forces vives de la nation, à avoir quitté la France. Soit par peur fiscale (peur ressentie comme légitime par tous les médias, l’exil fiscal étant joli), soit par peur raciale (crainte réelle des populations juives qui ont été confrontées à 15 ans de monté brutale de l’antisémitisme, totalement déniée par les même médias, l’exil de survie n’étant acceptable que s’il s’agit de venir en France).

Et après? Le désarmement moral n’a pas de limites. La Garde des Sottes, qui n’en n’est pas à une bêtise près, appèle à plus de clémence pour le délit gravissime de conduite sans permis au tout début des chassés croisés estivaux. Résultat : augmentation de 10% des morts!
Et la Justice sous Taubira en a une incommensurable! Elle condamne à de la prison les personnes qui se sont interposées pour éviter un viol. Faisant fi du principe de légitime défense!

Et après? Il a fallu que ce soient des américains qui viennent nous sauver « notre petit cul de blanc » dans le Thalys, alors qu’une « Chance-pour-la-France » (à moins qu’il ne s’agisse d’un « Pas-d’amalgame ») s’apprêtait joyeusement à massacrer tout un traint à coups de chargeurs de kalashnikof… Et que ce soient eux qui nous donnent une leçon de civisme en direct, en nous invisant à réagir spontannément aux agressions autrement qu’en se planquant. Soyons clairs, si vous cherchez un héros, ne regardez pas de notre côté…

 

Parceque j’aime la France, je continue à me battre pour ses principes, sa culture, nos ancêtres les gaulois… Mais parceque je sais compter, et que je suis réaliste, je vais demander un port d’arme et acheter un gilet pare-balle. Celà ne coûte que 600 €…

2Kismokton?

Toujours des Français. Mais plus de moi!

Ariel DAHAN

La parole et le délit : Penses, Charlie!

LA PAROLE ET LES DELITS : « PENSES, CHARLIE ! »charia-hebdo-bruit-faire-raisonner-caisse-L-aFtHEf

Les attentats de janvier 2015 à Paris ont créé un choc identitaire dans le monde entier, autour de ce qui a été faussement considéré comme la « liberté d’expression », alors qu’il ne s’agissait en réalité que de la liberté de caricaturer. Ce qui est étonnant dans ce concert de bons sentiments, c’est que personne n’a osé émettre l’opinion que le caricaturiste n’est pas forcément un « journaliste », un « héro » de l’information, ou n’émet pas nécessairement une « opinion », mais n’est qu’ un « amuseur », qui force jusqu’à l’outrage un trait attribué à tort ou à raison à un individu ou à un groupe.

Mais la France a une longue histoire de confrontation avec la caricature, où in fine, les caricaturistes ont su créer un droit factuel d’acceptation jurisprudentielle autour de lois qui ont été émasculées à coup de plume et de crayon. Et si le caricaturiste est aujourd’hui encore plus libre que le journaliste de la presse écrite, en excipant de la licence artistique lorsqu’il ne peut revendiquer la liberté de la presse, il bénéficie pourtant du régime ultra-protecteur des lois sur la presse : régime spécifique en matière d’injure et de diffamation, prescription ultra-courte et jurisprudence correctionnelle très compréhensive.

Au point que le caricaturiste a fait des émules dans son ancien peuplement : le comique, le bateleur. Ainsi de l’ex-humoriste Dieudonné qui est devenu un individu scandant des messages politiques haineux sous la protection de l’humour et de la liberté d’expression. On sait qu’en définitive c’est l’outrance de son propos et l’atteinte à l’ordre public qui eurent raison de lui. Les grands malfaisants tombent toujours par excès de confiance confinant à la folie !

Pour en revenir à la France et à son droit en matière de caricature et d’humour outrageant, elle s’est progressivement dépouillée de ses armes à l’encontre de l’outrage, public ou privé, fait aux individus ou aux groupes, pour ne plus conserver que l’injure et la diffamation.

Or, lorsque le caricaturiste sévit, s’il s’amuse beaucoup lui-même, premier spectateur de son bon trait, comme le ferait le one-man-show de ses mots, il sait qu’il va blesser et plaire. Blesser la victime de son attaque, plus ou moins cruellement selon l’outrage du trait, et plaire aux ennemis de la victime. Il le fait avec un sentiment d’impunité inouï et inconnu ailleurs dans aucun autre domaine. Qui oserait traiter un homme politique de « sodomite passif » ? Et pourtant le caricaturiste n’hésitera jamais à positionner un avatar vaguement reconnaissable de ce dernier en situation d’humiliation sexuelle. Qui oserait injurier une femme politique (hormis le camarade Mélenchon, face à Angela Merkel) ? Et pourtant le caricaturiste n’hésitera jamais à représenter celle-ci en situation dégradante.

Wolinsky, Charb, Tignous et dans une moindre partie Cabu ne s’en sont jamais privés, non plus que Reiser, ou autres dessinateurs humoristiques reconnus pour leurs caricatures. De même que les comiques de Canal Plus qui, tels Antoine DeCaunes à ses débuts, Nicolas Bedos à présent… se sont grimés en situation de représenter l’homme ou la femme publique du moment, politicien, sportif ou artiste, en caricature outrancière, voire insultante, sous la bannière de la franche rigolade. Sur l’air de « je peux t’insulter, c’est juste pour faire de l’audience et rigoler un maximum, mais en réalité je n’en pense rien, donc ce n’est pas grave… ».

Situation intolérable lorsque le même humour franchit la barrière du professionnel de la gaudriole pour se retrouver chez le politique. Ainsi Le Pen s’essayant à un trait d’humour se mutile lui-même avec son « Durafour-crématoire » ! Et c’est tant mieux ! L’homme politique doit conserver un niveau d’honorabilité que l’humoriste, bouffon autoproclamé et accepté, a perdu de manière ontologique. Tel le bouffon du Roi, il n’a plus de respect. Ce qui lui donne ce statut exceptionnel d’être le seul à pouvoir insulter le Roi. A condition qu’il le fasse sous l’aspect de la bouffonnerie. 

Exception culturelle française remarquable, qui en dit plus long sur la culture française que tous les discours philosophiques sur la liberté d’expression : Le bouffon est libre de parler, parce qu’il ne représente précisément pas une fonction politique ou publique. C’est un amuseur. Certainement pas un journaliste. S’il est libre de s’exprimer c’est qu’il passe pour fou. Si ses propos éclairent le Roi, ils ne sont pas protégés par un statut quelconque, mais uniquement par leur caractère apparemment incohérent, et l’effet réflexe qu’il produit sur les zygomatiques ! 

De toute évidence, le journaliste n’a jamais eu ce statut. Il s’est toujours pensé comme étant un être supérieur, qui éclaire la société par son analyse ou son rapport sur les faits. Et c’est pour cela que le journaliste est protégé : pour lui permettre d’apporter à la société des informations ou des idées qui n’auraient pas forcément cours autrement. Qu’elles soient en faveur de la liberté comme c’est le plus souvent le cas, ou en faveur de l’ostracisme. Il existe une presse des extrêmes, la gauche touchant souvent la droite à leurs extrêmes. 

Mais le caricaturiste, s’il a vite été protégé par les lois sur la liberté d’expression, n’a pas toujours été préservé de la vindicte de la victime : Ainsi au 19ème siècle, les duels n’étaient pas rares, pour un « bon mot » de trop ou un croquis déplacé. C’est aussi au 19ème siècle que la caricature française a pris ses lettres de noblesse.

 Cette situation interpelle aujourd’hui à l’aune d’autres droits, d’autres règles, venant d’autres cultures qui ont avec le mot, la parole, un rapport très différent de celui de l’occident. C’est que dans ces cultures, le mot prépare l’action. Pour eux, Dire, c’est être et dire, c’est faire ! C’est pourquoi l’injure est plus grave que le coup. 

Pour prendre la Thora comme exemple que je connais mieux, les délits liés à la parole sont au nombre de trois, et sévèrement réprimés tous les trois.

  • Le mensonge – crime capital !

Ce premier délit est le plus connu : Il est directement issu du 8ème Commandement : Tu ne mentiras pas !

Ce commandement est très gravement considéré par les rabbins et la jurisprudence rabbinique. Mais également par l’église et la jurisprudence canonique. Le mensonge est considéré comme le point d’entrée du Diable sur terre. C’est un des péchés mortels de la chrétienté. Par le mensonge on détruit aussi sûrement un être humain que par le glaive.

Le mensonge correspond à tout ce que le mot peut comporter de mauvais, et d’outrance. Ainsi, la calomnie, la diffamation, sont visées dans le mensonge. Du faux témoignage aux poids et mesures tronqués, le mensonge est partout dans la vie de l’Homme, et celui-ci doit s’en prémunir en toute circonstance pour rétablir la vérité (des prix, des mesures, de l’information, …).

  • Le Lashon Hara : לשון הרע ou médisance gratuite, plus grave que le mensonge car invérifiable et incontrôlable  

L’origine de l’interdiction du Lashon Hara se trouve dans le Lévitique et non dans les 10 commandements initiaux. « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple ». (Lev.19.6)

Ce délit est différent du mensonge. Il ne s’agit plus ici de atteinte à la vérité, mais au contraire d’exprimer la vérité, mais avec l’intention de nuire. Ainsi, dire de quelqu’un qu’il est riche peut être la vérité. Mais cela l’expose au regard d’envie d’autrui. La « mauvaise langue », « langage du mal » est considéré comme plus grave que le mensonge, et plus grave que les péchés capitaux, en raison de ce que le mensonge peut être rectifié, alors que la médisance calomnieuse ne sera jamais corrigée, puisqu’elle montre un fait réel, un caractère avéré d’une personne, mais que ce regard porté sur elle n’est fait que dans l’intention de nuire. Lorsque le mal est porté, il n’y a même plus de possibilité d’en demander pardon. Il se répand tout seul et échappe à son auteur.

Un propos est considéré comme lashon hara lorsqu’il reporte un fait vrai. Son caractère public ou privé reste débattu, car la calomnie se répand aussi dans le secret des conversations privées. Son contenu n’est pas nécessairement négatif intrinsèquement. C’est le regard global porté par la rumeur publique sur la globalité de l’information qui crée le préjudice.

Si l’origine de ce délit se retrouve directement dans la Thorah, (Livre Levitique, 19-6), c’est la jurisprudence rabbinique qui a fait évoluer la notion, jusqu’à la notion que connaissent tous les peuples méditerranéens : le « mauvais œil ». Notion dans laquelle même l’éloge peut être néfaste, et qui exige de se prémunir des situations douteuses.

  • L’injure : interdiction de faire honte à autrui – et le droit à réparation lié au tort subi

Le Talmud de Jérusalem introduisait l’incrimination pénale d’injure aux professeurs, rabbins et anciens. (B K 6c) « Celui qui apporte la honte à un ancien lui payera le prix de sa honte. »

La jurisprudence rabbinique de l’époque du Royaume de Judée, reprise dans le Talmud de Jérusalem, relate l’affaire « Meshullam vs/ R. Judah Ben Hanina » dans laquelle la dispute entre les deux est parvenue à R. Simeon Ben Lakish, qui officiait en qualité de juge, et qui a condamné Meshullam à une amende d’un « Litra d’or ». Ce précédent jurisprudentiel a été repris dans la loi juive, Halakah, et a été appliqué régulièrement par l’ensemble des autorités religieuses. Ce précédent a été étendu à tous les élèves (protection du professeur, étendue à la protection de l’étudiant par l’interdiction de lui faire honte).

Ce précédent a été codifié par Maïmonide, « Yad, Hobel, iii.5 » où l’amende a été fixée à 35 Dinard d’or, soit le poids de 8 3/4 de shekels d’or de l’époque.

Ce privilège ne protégeait initialement que les étudiants. Les non-étudiants n’avaient pas d’action civile pour les cas d’insulte ou d’injure. Toutefois le fait de « faire blanchir le visage d’un homme en public » (expression de sa honte) ou « d’attacher un surnom moqueur à un voisin » a été très vite considéré comme un péché impardonnable qui serait sanctionné dans l’au-delà. Cette règle a été étendue en Espagne à presque tous les étudiants talmudistes (le talmud n’étant pas du droit positif hors du Royaume de Judée).

D’ailleurs il est très intéressant de constater que le terme applicable « Ona’ah », qui concernait initialement les fausses mesures, la tromperie, la fraude, a été progressivement étendu à l’oppression, à la maltraitance, à la vexation… ! De même, il a été jugé (Ket. 46a) que le fait de « faire un rapport vicieux ou pernicieux” (calomnie) est reconnu comme un péché, bien qu’il n’y eut pas encore de sanction civile possible. « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple ». (Lev. xix. 16);

Le rapport avec Charlie ? Tout simplement que l’on doit douter de l’intérêt public du droit d’injurier une personne, de lui faire honte, de lui nuire par volonté de faire un jeu de mot, par simple volonté d’audience, de publication, de lucre !

Le caricaturiste ne devrait plus être protégé par les lois sur la presse. Ce n’est qu’un artiste, un simple artiste, et non un journaliste comme on cherche à le prétendre. Au même titre que l’humoriste.

Cela n’autorise évidemment pas à tuer les caricaturistes. Le duel d’honneur a été interdit en France par Louis XIII. Et les duels du 19ème siècle renvoient à une période et à des mœurs qui n’existent plus. Mais le caricaturiste devrait d’abord penser aux conséquences de ses dessins. L’altruisme, le principe « ne pas nuire à autrui », devraient être des principes inscrits aux fronts de toute personne s’exprimant dans la sphère publique et bénéficiant de ce privilège exceptionnel de pouvoir exprimer pour les autres ses idées. Nous touchons là au corolaire nécessaire de la liberté d’expression.

Si « Sans liberté de blâmer il n’existe pas d’hommage sincère », (Beaumarchais), il est possible de dire « Sans limitations à la liberté d’expression, il n’existe pas de libertés individuelles ». Car la liberté s’arrête là où commencent les droits des tiers.

Il est aujourd’hui urgent de redéfinir les limites du droit de caricature, et de requalifier l’humoriste et le caricaturiste, qui ne devraient pas bénéficier des lois protectrice de la presse. Non pas pour interdire Charlie Hebdo de publier ses caricatures, mais pour signifier à l’amuseur public que ses actes ne peuvent pas être dépourvus de responsabilité. Si des groupes qui s’estiment atteints dans leur dignité ou leur honneur peuvent poursuivre l’auteur ou l’éditeur d’un écrit en responsabilité, la capacité du recours juridictionnel délégitime automatiquement le recours à la violence. L’action légitime désarme l’action illégitime.

Est-ce suffisant pour éviter le terrorisme ? Bien évidemment non. Personne ne peut sérieusement considérer que le terrorisme peut avoir un prétexte légitime. Mais le fait de canaliser l’émotion des personnes qui peuvent se sentir blessées par des propos ou des écrits peut être utile et nécessaire.

Car parfois, le ridicule tue !

2kismokton

Ariel DAHAN

 

Lettre à mes « amis », musulmans, laïques ou journalistes

Lettre à mes « amis », musulmans, laïques ou journalistes

A mes « amis » musulmans qui me disent la main sur le coeur

« Ce n’est pas l’Islam! »

je vous réponds, la main sur les tripes : C’est toujours sur moi qu’on tire! Et partout dans le monde, les massacres, les guerres, l’esclavage sexuel, les mutilations… sont commis au nom de l’Islam, qu’il soit Chiite ou Sunnite. Du Nord-Ouest du Maroc au Sud-Est du Pakistan, l’Impérium musulman impose une loi d’airain qui brise les libertés individuelles. Je ne veux pas que mon pays subisse cette loi. J’ai beaucoup d’amitié et de respect pour la civilisation musulmane des « Luminières », celle de Avéroes, d’Avicennes, des Almoades… Mais cette civilisation a disparu au profit d’une autre qui n’est absolument pas respectueuse de la vie humaine. Il faut avoir l’honêteté de vous le dire en face. C’est à vous, amis musulmans, de faire votre révolution pour redevenir des amis honorables.

A mes « amis » journalistes qui me disent, la main sur la tête,

« Il ne faut pas les stigmatiser, ce sont les musulmans premières victimes! »

je vous réponds, la main sur les tripes : Les victimes sont les morts : des journalistes pour leur métier, des policiers pour leur métier, et des juifs pour leur religion. Jamais des musulmans pour leur religion! Edwy Plenel peut autant qu’il veut prendre la défense des Musulmans de France, mais ce ne sont pas eux qui sont visés par les attentats, les crimes raciaux, les crimes de sang. Avant de les défendre, il faut les observer, et constater que la violence provient de leur camp. Pas du mien.

A mes « amis » laïques qui me disent, la main en l’air

« Les extrémistes sont dans toutes les religions et dans toutes les civilisations! »

je vous réponds, la main sur les tripes : Ma religion m’impose de respecter le pays dans lequel je vis. Elle m’impose de prier pour le salut du Président de la République. Elle m’impose de respecter les lois du pays d’accueil. Quelle autre religion au monde en fait autant? Je rajoute :

  • Que les religions chrétiennes et juives ont vécu deux millénaires de confrontation, dont l’Inquisition a été le point d’orgue, et sont arrivés à un modus-vivendi relativement harmonieux et stable, si l’on excepte la Shoah, qui n’est pas le fait de l’Eglise.
  • Que les religions catholiques et protestantes ont vécu des siècles de confrontation dont la St Barthélémy a été le point d’orgue si l’on excepte la guerre en Irlande, et sont arrivées à un modus vivendi harmonieux. Y compris en Irlande.
  • Que les civilisations nordiques, germaniques, gauloises et romaines se sont confrontés pendant des millénaires,dont les points d’orgues ont été les guerres puniques, le massacre des apenins, les guerres d’invasion franco-anglaises… les conquètes napoléoniennes, et la guerre de 1878, qu’elles sont parvenues à créer un avenir commun, en transcendant leurs nationalités autour de l’idée de l’Europe.
  • Que les civilisations hindouïstes et chrétiennes se sont confrontées à l’initiative de l’occident chrétien, mais que leurs relations se sont pacifiées par la décolonisation anglaise et française.
  • Qu’en revanche, les civilisations musulmanes et hindouïstes ont continué cette confrontation terrible fondée sur la différenciation religieuse, dont les points d’orgue ont été le déplacement massif des populations hindouïstes et sikhs du Cachemir d’un côté et de l’autre de la frontière pakistanaise en 1947, et que ces confrontations ne sont toujours pas appaisées à ce jour.
  • Que la civilisation boudhiste ne s’est heurté à aucune civilisation occidentale;
  • Qu’en revanche, les civilisations musulmanes et boudhistes ont été et sont en forte confrontation depuis l’avènement des Talibans au Pakistan et en Afghanistan;
  • Que la religion Shintoîste n’est entrée en confrontation avec aucune religion occidentale, même si leurs civilisations se sont confrontés à partir du 15ème siècle.
  • Que partout où la civilisation musulmane s’est colonisée de force depuis son avènement, elle a été accompagné de l’esclavage sexuel, des mutilations, de la notion de « dhimmitude » pour les personnes qui n’embrassent pas sa foi…

A mes « amis » politiques qui me disent, la main sur les yeux

« Breivick est un terroriste chrétien, qui a commis l’attentat le plus sanglant d’Europe! Personne n’a demandé aux églises ou aux chrétiens de se déclarer contre son comportement! »

je vous réponds : Breivick est un terroriste qui a tué essentiellement son propre peuple. Et de manière unanime, l’ensemble des populations, des églises et des croyants s’est levé pour le dénoncer.

A mes « amis » de tous poils qui me disent, la main sur leur honte

« Nous n’avons rien à demander aux musulmans. Ils sont les premiers à avoir peur et à dénoncer ces actes »

je vous réponds : Nous avons tout à demander aux Musulmans de France.

  • Napoléon a exigé des Juifs de France qu’ils se constituent en Consistoires et créent une hiérarchie rabinique, pour pouvoir contrôler leur formations et leurs prêches publiques. Nous n’y parvenons toujours pas avec les musulmans français.
  • Nous devons exiger des responsables du culte musulman en France qu’ils exhortent publiquement leurs membres à la retenue verbale et gestuelle dans l’espace public.
  • Il est insuportable de voir des jeunes danser de joie en France à l’annonce de la mort d’un Juif ou d’un policier.
  • Il est inadmissible de voir des personnes porter un T-Shirt « Boycott Israël » dans une manifestation en hommage aux morts de Charlie-Hebdo.
  • Il est inadmissible de cotoyer des populations qui se félicitent en permanence du malheur qui tombe sur les populations juives de france.
  • Il est indispensable que nous puissions avoir confiance dans nos voisins musulmans comme nous avons confiance dans nos voisins chrétiens.

Cette violence que nous subissons émane directement de personnes qui revendiquent leur obédience musulmane. Il faut donc de manière impérative que ces personnes soient mises au ban de l’Islam, excomuniés. Et que l’Islam de France accepte de faire son agiornamento, et se mette à prôner des règles compatibles avec les lois de la République.

A Rome, fais comme les Romains. (Ambroise de MIlan)

Et à Paris fais comme les Parisiens. Quitte la Burqua et le vêtement confessionnel! Renonce aux comportement hostensibles qui blessent les autres. Ne te réjouis pas de la mort de ton ennemi!

Chez toi, je me plierais à tes coutumes et à tes règles.

 

Ariel DAHAN

pour 2kismokton.

Terrorisme low-cost : le déni inouï des médias

Terrorisme low-cost : le déni inouï des médias

Le Monde inaugure depuis 15 jours ce phénomène nouveau du terrorisme low-cost jusqu’alors réservé – oh! privilège! – aux seuls israéliens : le terrorisme « voiture bellier ». Cette méthode de terrorisme a été mise en place sur l’instigation immédiate des groupes terroristes affiliés au « DAECH » – ce non-état terroriste qui veut être calife à la place du calife entre la Syrie et l’Iran.

Ce terrorisme « low-cost » a le seul mérite de l’écologie : il n’implique pas de bombes, au champ de dangerosité alléatoire. Mais une voiture tue ou mutille tout aussi sûrement qu’une bombe.

Les médias pourraient présenter l’information avec objectivité, sans emphase ni superlatifs, en disant clairement ce qu’il en est – une vague d’actes terroristes initiée par des personnes d’obédience musulmane, ayant fait le choix de l’extrémisme djihadique et de lutte contre l’occident. C’est le cas en toute objectivité, sans aucune animosité contre la majorité des autres personnes d’obédience musulmane qui ont fait le choix de la « vie » et du respect des règles de leur pays de résidence ou de nationalité.

Autisme médiatique : Au lieu de celà, les médias, et les politiques avec eux, ont décidé de s’enmurer dans un autisme dangereux, et de ne pas voir ni décrire la réalité au peuple français. Pour ces gens là, ces attaques ne sont que des « actes isolés », et leurs auteurs ne sont pas des terroristes, mais des « personnes déséquilibrées ».

Coïncidence? Faut-il leur rappeler qu’une coïncidence qui se répète, celà devient un système?

Aveuglement? Faut-il lui rappeler, à cette gauche archipeureuse, comment l’aveuglement de Lionel Jospin à ne pas voir l’augmentation de la délinquance antisémite a contribué à faire voter JM.LePen?

Faut-il rappeler à nos médias et à nos édiles le nombre d’actes de terreur qui sont intervenus en France depuis un an?

  • Les attaques à l’arme à feu des centres communautaires juifs ou des musées juifs?
  • Les incendies de commerces et lieux de culte juifs?
  • Les aggressions criminelles contre des personnes reconnues comme juives?

 

Des victimes ciblées : Peut-être que la judaïté des victimes est, par elle-même trop discréditante pour que les médias et les politiciens s’en inquiètent. Après-tout le Juif n’est-il pas violenté depuis des millénaires? L’habitude a bon dos… Mais les médias et les politiciens ne voient-ils donc pas que la haîne change de cible? Après avoir ciblé les juifs, elle s’en prends également à la société traditionnelle française!

  1. 16-12-2014 à Sidney : Prise d’otage meurtrière par un repris de justice qui revendique son appartenance à DAECH au point de réclamer leur drapeau! Un déséquilibré incontestablement. Mais un terroriste!
  2. 20-12-2014 à New-York : Meurtre de deux policiers new-yorkais par Ismaaiyl Brinsley, multirécidiviste des crimes avec violence, sous fond de vengeance des victimes de la police. Incontestablement, le délinquant est dérangé. Mais il est également adepte de DAECH et d’autres mouvements islamiques, et il a rempli ses comptes internet de versets du Coran justifiant le recours au meurtre. Incontestablement estampillé terroriste.
  3. 20-12-2014 à Joué-les-Tours : Attaque au couteau de policiers à Joué-Les-Tours, par un islamique criant Allah Ouakbar! Bien sûr qu’il est déséquilibré pour faire le choix du Djihad! Mais celà n’en fait pas moins un terroriste islamique. Qui reprends l’un des mots d’ordre du Daech (attaquer à la voiture ou au couteau)
  4. 21-12-2014 à Dijon : Attaque du marché de Noël de Dijon à la voiture bellier, au même cri de Allah Ouakbar, et motivé par la volonté de « vengeance des enfants palestiniens« . Certainement un déséquilibré, mais incontestablement une action terroriste islamique. Qui reprends le mot d’ordre et le modus opérandi recommandé par DAECH, et déjà bien rôdé en Israël.
  5. 22-12-2014 à Nantes : Attaque du marché de Noël de Nantes à la camionnette, avec le même cri d’Allah Ouakbar! Tout aussi déséquilibré au sens du DSM5. Mais celà ne lui enlève pas son qualificatif de terroriste. Et le choix du marché de Noël est clairement une volonté d’atteinte à la croyance majoritaire de la France, en cette période d’avant-Noël…
  6. 22-12-2014 à Paris 19ème : Attaque à l’arme à feu d’une synagogue dans le 19ème Arrondissement de Paris : Les impacts de balle sur la vitre sécurisée montrent clairement la volonté de tuer le rabbin qui se trouvait derrière la vitre. Faut-il une revendication officielle de cette attaque pour la qualifier de terrorisme musulman?
  7. Et avant décembre, en octobre, à Ottawa, l’attaque du parlement canadien par un terroriste islamique avéré.
  8. Et avant, en septembre, le « coupeur de têtes » d’Oklahoma, reconnu comme fréquentant mosquées;

Sans compter les nombreux attentats à la voiture explosive dans les différents épisodes des différentes villes d’Afghanistan…

Des agressions ethniques: La systématisation de la logique d’agression ethnique crève les yeux à tous les observateurs. Sauf aux médias qui recrachent sans même le digérer le discours lénifiant des politiques en charge de notre sécurité :

  • Ces actes sont le fait d’individus déséquilibrés.
  • ls ne sont pas liés entre eux.
  • Il s’agit d’actes isolés.
  • Il n’y a aucune volonté de porter atteinte à la sécurité de notre société.

Bien essayé. Mais la cécité comme mode de gestion des crises n’a jamais mené très loin. Demandez donc à Jospin ses impressions de sa présidentielle…

Complot terroriste: Il ne fait aucun doute pour moi qu’il existe aujourd’hui une force vive, installée en France, et qui est particulièrement désireuse de détruire l’ordre social que nous connaissons par la terreur meurtrière aveugle ou par l’acte criminel ciblé. Cette force vive a fait allégeance à une entité islamique des plus redoutables. Ses cibles sont ethno-religieuses : il s’agit des lieux de culte juifs, mais également des points d’intérêt social publics à connotation sociale ou chrétienne, d’où l’attaque du marché de Noël de Dijon, et potentiellement d’autres attaques en devenir.

Ces actions sont le fait de terroristes non-organisés, qui obéissent à des mots d’ordre donnés à l’échelle internationale par les grandes organisations terroristes islamiques. La définition qu’en donne le Code Pénal est dépourvue de toute équivoque:

Article 421-1 C.Pénal  – l’acte de Terrorisme
Constituent des actes de terrorisme, lorsqu’elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, les infractions suivantes :
1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, l’enlèvement et la séquestration ainsi que le détournement d’aéronef, de navire ou de tout autre moyen de transport, définis par le livre II du présent code ;
2° Les vols, les extorsions, les destructions, dégradations et détériorations, ainsi que les infractions en matière informatique définis par le livre III du présent code ;
3° Les infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous définies par lesarticles 431-13 à 431-17 et les infractions définies par les articles 434-6 et 441-2 à 441-5 ;
4° Les infractions en matière d’armes, de produits explosifs ou de matières nucléaires … ;
5° Le recel du produit de l’une des infractions prévues aux 1° à 4° ci-dessus ;
6° Les infractions de blanchiment prévues au chapitre IV du titre II du livre III du présent code ;
7° Les délits d’initié prévus à l’article L. 465-1 du code monétaire et financier
 
Article 421-2-6
I.-Constitue un acte de terrorisme le fait de préparer la commission d’une des infractions mentionnées au II, dès lors que la préparation de ladite infraction est intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur et qu’elle est caractérisée par :

1° Le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ;

2° Et l’un des autres faits matériels suivants :

a) Recueillir des renseignements sur des lieux ou des personnes permettant de mener une action dans ces lieux ou de porter atteinte à ces personnes ou exercer une surveillance sur ces lieux ou ces personnes ;

b) S’entraîner ou se former au maniement des armes ou à toute forme de combat, à la fabrication ou à l’utilisation de substances explosives, incendiaires, nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques ou au pilotage d’aéronefs ou à la conduite de navires ;

c) Consulter habituellement un ou plusieurs services de communication au public en ligne ou détenir des documents provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ;

d) Avoir séjourné à l’étranger sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes.

II.-Le I s’applique à la préparation de la commission des infractions suivantes :

1° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 1° de l’article 421-1 ;

2° Soit un des actes de terrorisme mentionnés au 2° du même article 421-1, lorsque l’acte préparé consiste en des destructions, dégradations ou détériorations par substances explosives ou incendiaires devant être réalisées dans des circonstances de temps ou de lieu susceptibles d’entraîner des atteintes à l’intégrité physique d’une ou plusieurs personnes ;

3° Soit un des actes de terrorisme mentionnés à l’article 421-2, lorsque l’acte préparé est susceptible d’entraîner des atteintes à l’intégrité physique d’une ou plusieurs personnes.

Le fait qu’il n’y ait pas de lien visible entre chacune des attaques recensées n’en fait pas des actes « isolés » d’individus « déséquilibrés ». Leur déséquilibre les a certainement poussé vers la conversion musulmane et l’endoctrinement islamique djihadiste. Cependant, celà n’excuse ni n’exonère les individus, qui doivent être traités pour ce qu’ils sont: Des terroristes au regard de la loi (et des hommes).

Et s’ils sont de nationalité française, des traitres à leur patrie.

Tous actes encourant les peines suivantes:

– Pour intelligence avec une puissance étrangère: (DAECH se donnant pour un Etat)

Article 411-4 du Code Pénal
Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.

– Pour attentat ou complot

Article 412-1 C.Pénal – L’attentat
Constitue un attentat le fait de commettre un ou plusieurs actes de violence de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national.
L’attentat est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.
Les peines sont portées à la détention criminelle à perpétuité et à 750 000 euros d’amende lorsque l’attentat est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue au présent article.
 
Article 412-2 C. Pénal – le Complot
Constitue un complot la résolution arrêtée entre plusieurs personnes de commettre un attentat lorsque cette résolution est concrétisée par un ou plusieurs actes matériels.
Le complot est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

– Pour acte de terrorisme :

Article 421-2-5 C. Pénal

Le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende
 
 Ces précisions étant rappellées, il me semble indispensable que les médias appellent un terroriste un terroriste, et non un sauvageon ou une victime du système… Et que le gouvernement prenne la mesure des risques dans laquelle notre civilisation évolue désormais.
 
Ariel DAHAN
pour 2Kismokon

Sauver le soldat Zemmour!

Source http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/12/20/01016-20141220ARTFIG00142-la-folle-semaine-qui-a-conduit-a-l-eviction-d-eric-zemmour.php

Eric Zemmour, auteur de « Le suicide français », viré de ITélé pour des mots qu’il n’a jamais prononcé ni pensé…

Il faut sauver le soldat Zemmour !

Il faut sauver le soldat Zemmour Eric pour de multiples raisons : au nom de la liberté d’expression, au nom de la liberté de penser, au nom de la pluralité de la presse, au nom de la démocratie d’opinion, mais aussi et surtout au nom de la Justice et de la Vérité. Deux notions majuscules!

Pourquoi sauver Eric Zemmour? Au nom de la Vérité et de la Justice

Un polémiste? La cause semble entendue: Eric Zemmour dérange la classe médiatique et politique de la pensée unique majoritaire. On ne voit plus en lui le journaliste qu’il est. On l’a déclassé, déprofessionnalisé pour en faire un « polémiste ». Le polémiste étant au journaliste ce que Dieudonné est à l’humouriste. C’est dire s’il a été déclassé. Presque déshumanisé! Au point que s’il affirme demain qu’il pleut, c’est nécessairement pour faire chier les vacanciers… Lire la suite

Art – quand la commande publique cherche la controverse

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

Christmass Tree de Paul McCarthy, photographie de OMG http://www.omgblog.com/2014/10/omg_artist_paul_mccarthy_erect.php

La politique publique en matière d’art contemporain joue régulièrement avec la controverse scatologique. Un observateur extérieur pourrait croire que le critère essentiel de la commande publique d’art contemporain est devenu sa capacité de subversivité – subversivité sexuelle, scatologique, mémorielle – tout est bon pour bousculer le bourgeois, du moment que la subversivité vient du côté gauche de l’échiquier. Car n’en doutez pas, une commande publique de droite qui présenterait un caractère subversif pro bon-ton serait très certainement plus honnie que ne l’est aujourd’hui la commande publique subversive de gauche.

Le « Green Tree » de Paul McCarthy en est un exemple très actuel, et la polémique qui s’en est suivie, (coups donnés à l’artiste, dégonflage de son oeuvre) symptomatique d’une société déchirée.

A l’occasion de la FIAC et concomittament aux travaux d’embellissement de Paris pour les décorations de Noël, la Ville de Paris a autorisé l’installation sur la Place Vendôme, à un artiste connu pour sa philosophie subversive sexuelle et scatologique, d’un « sapin de noël » revisité.

Le projet s’appelle « Green Tree », arbre vert.

Il consiste en une bâche vert-sapin glonflée, qui prends une forme tronconique, pointue, qui pourrait faire penser à un Sapin de Noël dessiné par un ivrogne au gros marqueur vert. On n’est pas dans la finesse du trait. On est très loin aussi du « Tannenbaum »…

Une commande publique immonde de plus me dirriez-vous, tant nous sommes habitués au gachis de la commande publique en matière artistique. Mais précisément, depuis Jack Lang, plus l’art est laid, et plus il est artistique. Il faut l’accepter. La FIAC fait son beurre sur cette ambiguïté visuelle qui consiste à tordre le nez du bourgeois pour lui faire acheter ce qu’il trouve le plus immonde. Effort commercial remarquable.

Mais en matière de commande publique, depuis les Colonnes de Burren, on ne peut plus s’étonner de rien… Alors un Sapin Glonflable… Pourquoi pas? On a vu plus con!

Regard subversif : Mais c’est que précisément, un regard un peu plus instruit sur l’objet éclaire d’un jour nouveau la réalité subversive de ce projet. Loin d’être un Sapin de Noël, dont il n’a aucune des proportions aletières, il ressemble à s’y méprendre à un objet que seuls certains d’entre nous connaissent ; le « plug annal », sex-toy d’auto-satisfaction annale, qu’on peut trouver dans tous les bons sites de vente de produits du même genre.

La comparaison des photographies est édifiante… Mêmes proportions, même forme symbolique dédiée à l’élargissement progressif…

PlugAnnalSexToy

Faut-il vraiment accepter du denier public qu’il joue avec les nerfs du public? Certes non. Je n’aurais rien eu à dire si nous avions eu affaire à une commande privée. Mais la FIAC est une Foire Internationale, qui conserve une part importante d’aspect public. Et surtout, l’« oeuvre » était exposée sur la Place Vendôme. Symbole de notre Justice et de notre Luxe. Un beau bras d’honneur à nos symboles en réalité… !

Entendons nous bien:

Sex-Toys: Je n’ai rien contre les sextoys. Certains de mes amis en vendent. D’autres y ont recours. C’est très bien. Et je n’ai rien de public contre Mc Carthy. Certains de mes amis adorrent. D’autres détestent et c’est aussi bien. Mais je refuse qu’on m’impose une oeuvre d’art volontairement subversive, en dévoyant la symbolique familliale du Sapin de Noël.

Violence sur artistes: Je condamne également les violences faites sur l’artiste, qui n’est que dans son rôle d’artiste. Le responsable de cette oeuvre n’est pas tant l’artiste lui-même que son commanditaire, commande publique, la FIAC, ou la Ville de Paris, qui a autorisé son installation en place publique!

Destruction d’oeuvres : Je condamne tout autant les autodafés imposés, et les destructions d’oeuvres d’art (encore qu’en l’occurence, c’est plus un sabotage du système de gonflage que la destruction de l’oeuvre en elle-même). La liberté de parole passe par la liberté d’expression artistique. Il ne faut pas confondre « commande publique » avec « art public ».

La commande publique, il y a encore un siècle, était une commande inspirée, qui élevait le spectateur. Elle visait à démontrer un but politique. Elle appuyait le pouvoir dominant par l’idée qu’elle en donnait (faste, vertu, force… selon les époques). Des fresques monumentales agiographiques aux pièces de théatre, la commande publique a créé la France glorieuse de Louis XIV. Elle a assis la France révolutionnaire, tout comme la France impériale. On peut considérer la commande publique comme « pompeuse », convenue ou « officielle ». C’est précisément son rôle : elle stimule la concurrence et permet à des auteurs de présenter des chefs d’oeuvre qui n’auraient pas eu leur chance s’il ne s’était agit que de la commande privée.  Ergo – la commande publique doit suivre la logique de sa politique gouvernementale.

Quelle logique politique s’induit d’un plug annal? La dilatation annale, avec ou sans joie solitaire, et rien d’autre. Volonté inconsciente de nos ministres de nous montrer jusqu’à quelles extrémités fiscales nous devons nous préparer?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Tas de merde géante offert par McCarthy à Hong-Kong. Alors, heureux?

Enfin, dans notre malheur, nous avons évité le pire : le tas de merde signé du même Mc Carthy…

Alors ! Heureuse ?

La connerie de nos ministres est sans borne. La capacité subversive des artistes également.

 

Ariel DAHAN,

2kismokton